De nouveaux moyens pour les étudiants en grève

Manifestation d'étudiants contre la hausse des frais de scolarité, le 24 février dernier.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Manifestation d'étudiants contre la hausse des frais de scolarité, le 24 février dernier.
Les étudiants en grève opposés à l'augmentation des droits de scolarité tenteront de se faire entendre grâce à un marathon musical de 48 heures à compter de vendredi, à Montréal.
 
C'est ce qui a été dévoilé dimanche par les représentants de la Coalition large de l'ASSÉ (CLASSE), et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), en compagnie du Mouvement de mobilisation des étudiants en musique (MMEM).
 
En entrevue, la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a expliqué que plus de 175 artistes, dont les Zapartistes, se succéderont sur scène. La journée de samedi se déroulera par ailleurs à la salle de spectacle L'Astral.
 
Selon elle, il s'agit d'une nouvelle façon pour les étudiants de rallier la population à leur cause grâce à des moyens qui ne sont pas des manifestations. La présidente de la FEUQ espère que la notoriété des artistes en incitera plusieurs à rejoindre les étudiants dans leur combat contre le gouvernement Charest.
 
Activités communautaires

Par ailleurs, la FEUQ et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) s'impliqueront dans des activités communautaires au courant de la semaine un peu partout au Québec. Mme Desjardins a indiqué qu'en agissant de la sorte, les étudiants veulent «redonner ce que la société québécoise a investi en eux».
 
Selon elle, plus de 160 000 étudiants sont actuellement en grève, un nombre qui devrait augmenter malgré le refus du gouvernement de Jean Charest de modifier sa position.
 
La présidente de la FEUQ déplore que les libéraux continuent de "confronter" la jeunesse plutôt que de lui laisser sa place au sein de la société.
 
Mme Desjardins rappelle que le premier ministre Jean Charest, qui est également responsable des dossiers qui concernent la jeunesse, a fait très peu dans ce domaine récemment.
4 commentaires
  • Dominique Beaulieu - Inscrit 11 mars 2012 17 h 13

    Bonne idée

    Très bonne idée

  • Gilles Théberge - Abonné 11 mars 2012 22 h 11

    Ils sont en train de nous apprendre quelque chose

    Que la persistance, la patience et l'opiniâtreté vient à bout de tout. Et ils vont gagner.

    Parce que la position du gouvernement (peut-on encore le nommer ainsi?) est intenable, Elle est insensée. C'est une position politique de comptable, pas de bons père de famille cherchant le bien commun.

    L'éducation de notre jeunesse ce n'est pas une marchandise accessible au plus nantis. C'est un enrichissement qui rapporte à toute la société.

    La marchandisation de l'Éducation comme elle a tendance à s'insérer avec le power trip des MBA à 30 000$ commençant à McGill et s'étendant maintenant aux HEC, c'est une connerie.

    Et le mouvement vers une augmentation sans fin des frais de scolarité heurte de front notre conception de l'Éducation.

    Il faut résister à cette dérive et à ce gouvernement qui n'a plus de légitimité.

  • Lise Moga - Inscrite 12 mars 2012 08 h 43

    Une nouvelle façon pour les étudiants de rallier la population à leur cause

    Des frais de subsistance des étudiants
    - 95 % accordent un budget pour les restaurants, montant moyen : 2 028 $/an
    - 79 % accordent un budget pour un service de téléphonie cellulaire : 516 $/an
    - 93 % accordent un budget pour vêtements et accessoires, montant moyen : 912 $/an
    - 53 % ont des dépenses reliées à l’utilisation d’une automobile, montant moyen : 2 712 $/an
    - 56 % des étudiants ayant recours au programme de prêts et bourses disent avoir une voiture personnelle
    - 21 % accordent un budget pour les voyages d’agrément, montant moyen 1 644 $/an
    * Étudiants à temps plein, Léger Marketing, 2010,

    Il me semble que la situation des étudiants n'est pas si désespérée qu'ils veulent bien le laisser croire. Il y aurait des items non essentiels qui pourraient trouver compression de moins d'un dollars par jour sans se croire à la soupe populaire pour autant et afin de solidariser avec les contribuables actuels qui vivent déjà avec des contraintes budgétaires rendant leur réalité moins sensationnelle que ce que le sondage exprime.

    À l'heure actuelle, il serait plus sain et prioritaire,
    - d'évaluer le résultat du 85% concenti par les travailleurs du Québec, avant de vouloir nous forcer la main pour accorder davantage. Ainsi, Concordia devrait être un lieu de manifestation plus plausible que le bureau de la Ministre de l'Éducation.
    - de nous donner l'heure juste sur vos procédés douteux pour obtenir un vote de grève... si vous devez reculer aux méthodes de quelques décennies passées pour faire plier les étudiants à la volonté de quelques meneurs, vous ne ferez pas pleurer grand monde.
    - d'autres ont vécu avant vous et ils ont su gérer leur budget en établissant des priorités pas mal moins "bourgeoises" que ce qu'exprime votre triste situation de pauvreté.

  • Donald Bordeleau - Abonné 12 mars 2012 16 h 03

    Dossier jeunesse et puis. Mais la caisse du PLQ reçoit un retour par l'intermédiaire de CA des universités. suite

    C'est peut-être par hasard .Mais imaginez les membres des CA de toute les universités qui suivent le canal de la caisse du parti au pouvoir. Il y a beaucoup de collusion pour des subventions, surtout du côté anglophone alors que les universités francophones reçoivent très peu malgré leur poids démographique. Vous savez maintenant ou va votre argent et l’Îlot Voyager est l’un des symptômes des multiples abus qui nous coutera plus de 1 milliard à terme.

    Un des problèmes fondamental est que 25 % des professeurs et chargés de cours sont vraiment incompétents.

    Dans notre société, il faut avoir une équité envers les autres.

    Le combat est l'accès à l'éducation et les étudiants sont de plus en plus pour la grève afin de limiter les dommages collatéraux de l’augmentation des coûts.
    C'est perpétuer la domination de la même élite. La seule raison que peut avoir quelqu'un de souhaiter la hausse des frais de scolarité, c'est de se dire : Moi, je veux que les banques fassent plus d'argent. Plus de prêts = plus de profit aux banques.