Concordia écope d'une amende de 2 millions

Dans une lettre datée du 8 mars et envoyée au président du conseil d'administration, Peter Kruyt, Mme Beauchamp a souligné le caractère «inapproprié» de la gestion de l'établissement, tout en l'informant qu'elle prescrirait à l'université ses obligations en matière de croissance de la rémunération globale de ses dirigeants pour 2012-2013.

Lenteur critiquée


La porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur, Marie Malavoy, a critiqué la lenteur de réaction du gouvernement. «Pourquoi maintenant? Et pourquoi seulement Concordia?» a-t-elle demandé en ajoutant que l'amende imposée par la ministre est comme «un lapin sorti d'un chapeau». La Coalition avenir Québec a quant à elle appelé à plus de transparence et de responsabilité de la part des hauts dirigeants d'universités.

Cafouillage de gestion donne des munitions aux étudiants, qui rappellent le «laxisme» du gouvernement Charest. «Et il voudrait que les étudiants rajoutent 330 millions dans ces puits sans fond. Jamais!» a fait savoir la président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins. La réaction à chaud de la ministre de l'Éducation n'est qu'une «manoeuvre de relations publiques». «Elle impose une amende pour donner l'impression qu'elle fait quelque chose. Mais ça ne règle pas le fond du problème, qui est structurel. Je suis toujours inquiet que ça se reproduise», a déploré Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec.

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