Climat tendu entre les enseignants et la commission scolaire Val-des-Cerfs

Les relations semblent tendues entre les enseignants des écoles de la commission scolaire Val-des-Cerfs (CSVDC) et l'administration de celle-ci. La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) est venue appuyer hier les membres du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) qui manifestaient devant les bureaux de la commission scolaire. Le SEHY dénonce le climat tendu, l'intimidation et l'omerta de l'administration de la CSVDC, qu'elle accuse de vouloir «briser» le syndicat. «Le problème majeur en est un de communication. Les directeurs des services ont reçu la consigne de ne plus nous parler et nous devons passer par la direction des ressources humaines», a déploré Éric Bédard, président du SEHY.

M. Bédard se plaint que des sommes réservées pour des services aux élèves sont gérées unilatéralement par les administrateurs de la commission scolaire, sans passer par des discussions avec les enseignants et le personnel des écoles.

André Messier, le directeur général de la CSVDC, s'en défend. «On a plusieurs dossiers où on est en relation avec le syndicat. Les discussions ne sont pas rompues», a-t-il dit, en précisant que plusieurs rencontres ont eu lieu avec des représentants syndicaux, dont une le 13 février. Il admet toutefois qu'il existe un climat de tension. «Si nos relations étaient harmonieuses, nous n'aurions pas fait la proposition d'aller chercher un médiateur», a-t-il ajouté.

S'il y a «centralisation» des communications au bureau du directeur des ressources humaines, c'est que les nombreuses demandes des syndicats alourdissaient les services et mobilisaient trop le temps des 2500 employés de la commission scolaire. «C'est normal qu'avec quatre syndicats et deux associations de cadres que les demandes d'informations transitent par le directeur des ressources humaines. Nous sommes loin d'être la seule organisation à fonctionner comme ça», a-t-il noté.