Une fillette musulmane à l'abri de la musique à la maternelle - Un accommodement tolérable, selon Line Beauchamp

S'il ne brime pas les autres enfants, qu'il vise l'intégration et qu'il n'impose pas de compromis sur le plan pédagogique, un accommodement raisonnable peut être toléré, a soutenu la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, interrogée par les médias en marge d'une conférence de presse. Le Journal de Montréal a révélé hier qu'une école montréalaise du quartier Saint-Michel avait permis de porter un casque d'écoute antibruit à une musulmane inscrite à la maternelle, parce que sa religion lui interdit d'écouter de la musique. «Il ne s'agit pas d'un compromis au programme québécois des études [...], on parle de la maternelle, qui sert à intégrer tous les enfants», a souligné Mme Beauchamp.

La ministre indique qu'il serait impossible d'en arriver à baliser «afin d'obtenir une logique pour chacun des cas qui se présentent». «Je comprends qu'on souhaite avoir des balises, mais je souhaite, comme ministre, que les décisions se prennent pour le bien de tous les enfants», a-t-elle ajouté.

La présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Diane de Courcy, réitère qu'il revient à l'école de faire le choix de l'accommodement. «Ce qui nous revient, c'est d'avoir des politiques, mais ces politiques sont balisées par la charte des droits. Nous, on peut baliser davantage et aider à la décision par des recommandations — ce qu'on a fait lors de la commission Bouchard-Taylor — qui, je présume, sont à l'étude», a-t-elle dit.

Cette décision s'applique temporairement pendant un an, fait-elle remarquer. «Maintenant, est-ce que ça aurait dû durer un an? Peut-être pas. Est-ce que c'est la meilleure méthode d'apprivoisement de l'école? Il faut voir.»
26 commentaires
  • Viktoria13 - Inscrit 20 décembre 2011 01 h 57

    Ça vise l'intégration? Vraiment?!?

    Trouver une raison plus ou moins valable pour offrir cet accommodement, d'accord, mais prétendre que cet accommodement particulier vise à intégrer la petite musulmane, c'est le summum du mépris.

    Quelqu'un peut-il m'expliquer comment une petite fille de cet âge pourra le moindrement s'intégrer grâce au fait qu'on la traite déjà d'une manière différente de tous les autres? Va-t-on aussi la dispenser de cours de bio si elle déclare, rendue au secondaire, qu'elle est créationniste et il est donc contraire à sa religion de participer au cours? À l'extrême, va-t-on la dispenser de cours de français sous prétexte que sa religion voulant que la femme ne travaille pas, elle ne doit pas perdre son temps à apprendre une compétence qui lui servirait à occuper un emploi?

    Non, messieurs dames, cet accommodement, non seulement il ne vise pas l'intégration, il vise carrément à s'assurer que cette petite fille ne s'intègre jamais. Et ce sont les gens comme elle qui voteront demain, probablement pour le parti qui leur a si généreusement permis de faire la loi dans son pays d'accueil.

    Le clientélisme de la ministre Beauchamp me dégoûte au plus haut point.

    Et si on fondait une religion qui interdit de payer l'impôt?

  • Michel Paillé - Abonné 20 décembre 2011 07 h 34

    Ridicule


    Une religion qui interdit l’écoute de la musique aux enfants est tout simplement ridicule, abjecte. «Accommoder» les fidèles d’une telle religion c’est faire le jeu de sa stupidité. Je doute fort que la religion musulmane aille jusque-là. Si tel était le cas, on l’aurait su depuis longtemps. Y a-t-il quelqu’un quelque part qui va demander un jour aux parents d’un enfant : «prouvez-nous ce que vous avancez» avant d’acquiescer à la demande. Au Québec, on écrase devant tout. Et on accommode tout le monde pour n’importe quoi. Et on ose qualifier ces accommodements de «raisonnables». Mais où donc est la raison dans ce comportement de mauviettes, de mollusques, de pissous ?

  • Notsag - Inscrit 20 décembre 2011 09 h 04

    L'objectif est bien de s'isoler de la communauté d'accueil, et non de s'intégrer.

    @Michel Paillé:
    "Je doute fort que la religion musulmane aille jusque-là."

    Les musulmans sont comme les catholiques: Il y a des non pratiquants, des pratiquants "tièdes", et des "purs et durs". Pour ces derniers, oui, la musique, la danse, la mixité, etc... cela est interdit.

    Leur fantasme à long terme est que tout les peuples de la terre vivent selon les règles d'Allah. Les frontières géographiques n'ont aucune importance. Leur pays, c'est l'islamisme.

    Lorsqu'ils s'installent dans un pays non musulman, on cherche d'abord à isoler sa communauté pour s'assurer de rester "purs". De là, on peut travailler à la conversion des infidèles.

    Viktoria13 a tout à fait raison. Mme Beauchamp se fait rouler royalement en prétendant qu'elle favorise l'intégration. C'est tout le contraire.

    Je vous suggère le lire le livre de Djemila Benhabib "Ma vie à contre Coran". Elle a vécu "l'islamisme politique" de l'intérieur, et en fait une description fort inquiétante. Il convient d'être fort vigilant.

  • Soumande - Inscrit 20 décembre 2011 09 h 08

    Sortir de l'impasse


    Faudrait-il inscrire dans nos chartes la suprématie des arts et de l'éducation des enfants au-dessus des religions et des idéologie? État laîque, oui ou non?

  • Jean-Guy Nadeau - Abonné 20 décembre 2011 09 h 09

    Des écouteurs!

    Vous souvenez-vous du temps où on disait que des écouteurs vous coupaient des autres ? Quant à la musique et la Soumission (Islam), il y a une controverse sur la question. Alors, choisissons le côté le plus obscurantiste. Heureusement qu'à cet âge les petites filles ne sont pas tenus de porter le niqab (quant auquel il y a aussi différentes interprétations en Soumission.