Université Laval - Dans l'action !

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Guy Mineau, directeur général de la Direction générale de la formation continue de l’Université Laval<br />
Photo: Source Université Laval Guy Mineau, directeur général de la Direction générale de la formation continue de l’Université Laval

Ce texte fait partie du cahier spécial Education - Formation

La formation continue est inscrite au cœur des priorités de l'Université Laval. Ce volet de l'enseignement de la première université francophone des Amériques s'adapte aux différentes clientèles, et ce, dans une douzaine de régions administratives. Rencontre avec Guy Mineau, directeur général de la Direction générale de la formation continue (DGFC) de l'Université Laval.

Les affaires se portent plutôt bien sur le plan de la formation continue, constate Guy Mineau. «On est en pleine croissance. L'une des raisons qui expliquent cela, c'est que nous offrons des programmes qui sont axés sur le développement des gestionnaires de personnes. Ces programmes sont appelés Gestion des organisations. Nous en avons au premier et au deuxième cycles. On constate, par les gens du milieu, qu'il y a un réel besoin pour ce type de formation. Les gens ont besoin de rehausser leurs compétences, ce qui leur permet de gravir les échelons dans leur entreprise respective. L'autre point à considérer, c'est que les gens occupent de plus en plus de postes dits "élevés" sur le marché du travail, en raison du départ à la retraite des baby-boomers».

Offre éclatée

Guy Mineau rappelle plus largement que l'offre de la formation continue à l'Université Laval «est éclatée». En fait, la DGFC est la structure qui accompagne les 16 facultés dans l'offre de ce service, en plus d'en proposer elle-même. L'offre des facultés est vaste, en effet. Un bref survol fait par Le Devoir le démontre.

À titre d'exemple, la Faculté d'aménagement, architecture et arts visuels offre les programmes appelés Développement culturel local et régional ou encore Édition de livres d'artistes. À la Faculté de droit, un étudiant pourrait s'intéresser au droit de l'entreprise et au droit international et transnational. À la Faculté des lettres, il est question d'études anciennes (études grecques et études latines). À la Faculté de médecine, on parle d'études sur la toxicomanie et d'études sur les abus sexuels; sans parler de la Faculté de musique (culture musicale), de la Faculté de pharmacie (développement de produits pharmaceutiques) et de la Faculté de théologie (accompagnement spirituel, études bibliques et histoire du christianisme).

Se démarquer


Guy Mineau tient aussi à souligner que l'Université Laval se démarque nettement de la concurrence sur le plan de la formation, et ce, à plusieurs égards. «On est à l'avant-garde, en cela que nos étudiants apprennent dans l'action, dans leur milieu de travail. Si, par exem-ple, quelqu'un a un emploi dans telle ou telle entreprise et qu'il désire profiter de l'une de nos formations, nous allons donc lui donner des travaux à faire dans son milieu. On se distingue aussi par nos formules originales, particulièrement en matière de déploiement de nos programmes. Nous dispensons beaucoup de formations condensées. Cela se traduit par des cours qui, sur le plan de la présence, seront dispensés trois fois pendant deux jours et qui sont espacés de quatre à cinq semaines. Naturellement, il y aura du travail à faire en dehors de ces journées.»

La flexibilité est aussi à l'ordre du jour, note encore M. Mineau. «Nous sommes extrêmement flexibles. À un point tel que, maintenant, nous avons un projet-pilote qui propose des formules hybrides, c'est-à-dire des cours qui se donnent en bloc de trois fois pendant un jour, en ce qui concerne les cours de trois crédits, et assortis d'activités qui se font de façon autonome et à distance.»

Hors campus

Les cours de formation continue se donnent bien sûr au campus de l'université, en entreprise mais aussi à l'extérieur de la région de Québec, et ce, dans onze autres régions, soit à Montréal, en Outaouais, dans les Laurentides, à Laval, dans Chaudière-Appalaches, au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, dans Lanaudière, en Montérégie, en Mauricie et sur la Côte-Nord.

«En fait, précise Guy Mineau, on répond à un besoin qui est exprimé sur le terrain. Les programmes peuvent en effet avoir une teinte régionale, et, dans chaque région, on s'informe de son créneau d'excellence respectif. Nous sommes par ailleurs en pourparlers avec les acteurs de la Côte-Nord. Notre offre de programmes aura donc une couleur propre à cette région et les programmes qu'on va délocaliser sur la Côte-Nord seront davantage en lien avec les enjeux de la main-d'oeuvre.»

Si le secteur de la formation continue se «porte très bien», note M. Mineau, il n'en demeure pas moins qu'il ne faut rien tenir pour acquis. «Il faut continuer à faire la promotion de la formation continue. Ce n'est pas acquis. Il reste de la démystification à faire. Mais, une chose est certaine, la formation continue est incontournable pour les entreprises et les individus sur le plan de leur carrière.»

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Collaborateur du Devoir