Québec pourrait réduire de moitié le budget des commissions scolaires

Line Beauchamp veut donner plus de pouvoir aux écoles.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Line Beauchamp veut donner plus de pouvoir aux écoles.

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a dit vouloir revoir la structure des commissions scolaires et donner plus de pouvoir aux directions d'école. Selon ce qu'a appris Radio-Canada, elle aurait annoncé son intention de réduire de moitié d'ici trois ans le budget administratif des commissions scolaires, soit 100 millions par année pour arriver, à terme, à 271 millions. «Le statu quo n'est plus possible», a déclaré la ministre Beauchamp.

Elle souhaite restructurer les commissions scolaires en «coops de services», des répartiteurs de services, comme des professionnels, par exemple. «C'est un endroit où j'ai des services en commun que je peux aller prendre parce que je suis une école qui a tel ou tel besoin», a indiqué la ministre.

Toutefois, même si le but est de faire des écoles les «maîtres du jeu», l'argent économisé de la restructuration ne leur serait pas automatiquement transféré. Les écoles devront faire approuver leur demande et procéder à des redditions de compte. «Il arrive qu'on garde un certain pourcentage d'un budget et qu'on dise: "ce pourcentage sera redistribué à ceux qui atteignent les objectifs fixés"», a ajouté la ministre.

L'abolition des commissions scolaires est une idée prônée par la Coalition pour l'avenir du Québec dirigée par François Legault. Au cabinet de la ministre, on prétend que cette question est discutée depuis longtemps. Elle devra d'ailleurs être débattue au congrès du Parti libéral en fin de semaine.

Comme ce fut le cas lors de récentes coupes dans son budget administratif, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FSCQ) est demeurée plutôt discrète sur le sujet. «À la Fédération, on a annoncé à la fin du mois d'août qu'on préparait un plan d'action pour revoir la gestion et la gouvernance des commissions scolaires. Ça va être dévoilé d'ici la fin d'octobre et on ne veut pas commenter avant», a dit Caroline Lemieux, porte-parole de la FSCQ. En août dernier, la Fédération avait annoncé qu'elle allait effectuer un virage à 180 degrés et accepter de se serrer la ceinture.

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