De l'Algérie à la Corée - L'UQTR embrasse l'international

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Sylvain Benoît, directeur du Bureau des relations internationales de l’UQTR
Photo: Source UQTR Sylvain Benoît, directeur du Bureau des relations internationales de l’UQTR

Ce texte fait partie du cahier spécial Agence universitaire de la Francophonie

L'Université du Québec à Trois-Rivières est devenue internationale. Telle est la conséquence d'une inscription dans un monde «mondialisé», là où l'AUF offre des occasions uniques. Portrait du Bureau des relations internationales de l'UQTR, qui coordonne le tout.

«À nous le monde!». Tel est le slogan qui pourrait coiffer le volet international de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui collabore avec des établissements implantés dans une trentaine de pays par l'entremise d'une soixantaine d'ententes.

Le Bureau des relations internationales (BRI) a pour mandat d'agir comme interlocuteur unique auprès des partenaires internationaux de l'UQTR, d'assumer le démarchage, l'encadrement et la gestion financière des ententes de partenariat. Développer des projets élargissant le bassin de formation de l'université, favoriser l'accès à de nouvelles clientèles et être proactif au sein des divers réseaux de coopération internationale font également partie de son cahier des charges.

À propos de mobilité

«Préparer nos étudiants à un monde "internationalisé" est un autre de nos volets, rappelle le directeur du BRI, Sylvain Benoît. Je ne vous apprends rien en vous disant que la mondialisation est incontournable et que c'est dans ce contexte que nous devons préparer nos élèves. Cela se traduit par des études et des stages à l'étranger, ce qu'on appelle la mobilité étudiante.»

Ainsi, sur une base annuelle, et ce, depuis plusieurs années, environ 150 étudiants de l'UQTR «vont dans une trentaine de pays, soit pour faire des stages, soit pour effectuer une partie de leurs études, qu'on va par la suite reconnaître dans leur cursus», précise-t-il.

Il suffit de consulter la documentation qui décline l'ensemble des ententes signées à l'échelle internationale pour comprendre à quel point ce volet est inscrit au coeur des priorités de l'UQTR. Des exemples: en Algérie (Université de Bechard), en génie électrique et génie informatique, en Autriche (FH KufsteinTirol University of Applied Sciences), en sciences de la gestion, en Belgique (Institut supérieur de pédagogie Galilée), en sciences de l'éducation, au Brésil (Universidade Federal Do Rio Grande), en psychologie, en Corée du Sud (Université nationale de Gyeongsang), en lettres et communication sociale, et en Espagne (Université de Salamanca), en langues modernes et traduction.

À propos de stages

«Vous savez, des stages, poursuit M. Benoît, il y en a de toutes les sortes. Par exemple, nous avons au Mali, concernant les sages-femmes, une entente dans un centre de santé à Bamako, où les étudiantes y passeront trois mois dans un milieu pratique et dans un contexte différent. On a aussi un organisme étudiant qui s'appelle Éclosion, dont le rôle est de permettre à des élèves qui étudient dans différents domaines de faire des stages à l'étranger qui sont assortis d'un volet humanitaire, donc auprès d'ONG.»

Cela étant dit, la majorité des stages se font dans des pays de la Francophonie (France, Mali, Sénégal, Cameroun, les pays du Maghreb, etc.). Par contre, M. Benoît tient à préciser «qu'on développe de plus en plus d'ententes avec le Brésil, la Chine, le Vietnam, où l'aspect linguistique doit être vu comme une richesse. En cela, on doit donc préparer nos élèves à un contexte multilinguiste.»

Étudiants venus de loin


Maintenant, si l'UQTR a des étudiants qui voyagent à l'étranger, elle accueille également des étudiants venus ailleurs. Des 12 500 étudiants que compte l'UQTR, 1080 d'entre eux proviennent de 62 pays, dont le Liban, Djibouti, le Luxembourg et la Pologne. Aussi, le corps professoral de l'UQTR comptait, en 2010, 371 professeurs et 573 chargés de cours. Environ 18 % d'entre eux proviennent de l'étranger.

«Les gens sont attirés chez nous en raison de la qualité de vie qu'on offre. L'UQTR est une université à dimension humaine. Il y a ici une proximité entre les étudiants et les professeurs. Nous avons aussi des champs d'expertise et de recherche parmi les meilleurs au monde. Nous avons l'Institut de recherche sur l'hydrogène, qui attire des étudiants de la Chine, de l'Inde et du Japon. Je pense aussi à notre Institut de recherche sur les PME, qui a des partenaires camerounais. Il y a en ce moment même des gens du Sénégal qui sont ici afin de bénéficier de notre expertise».

Est-il plus difficile pour une université de petite taille de faire sa place à l'échelle mondiale? «Écoutez, la concurrence est partout. Prendre notre place n'est pas à ce point difficile. Ce n'est pas une question de taille. On réussi à se démarquer dans certains secteurs. Par ailleurs, le transfert d'expertise à l'échelle internationale est un volet important chez nous. On note de plus en plus de demandes sur le plan du transfert de notre expertise à l'étranger, que ce soit auprès de pays en voie de développement ou en Europe dans des secteurs-clés. On travaille actuellement sur un important projet en biocarburant au Mali, on travaille sur un projet de transfert d'expertise sur les PME au Cameroun et on table sur un important projet en santé au Gabon. Il y a donc une demande importante pour notre savoir-faire», conclut Sylvain Benoît.

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Collaborateur du Devoir

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