Palmarès Quacquarelli Symonds - McGill se classe au 17e rang mondial

Quatorze institutions canadiennes se trouvent parmi les 300 classées au palmarès Quacquarelli Symonds, McGill étant la mieux cotée des universités du pays.<br />
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Quatorze institutions canadiennes se trouvent parmi les 300 classées au palmarès Quacquarelli Symonds, McGill étant la mieux cotée des universités du pays.

L'Université McGill maintient sa place parmi les vingt meilleures universités du monde, selon le prestigieux palmarès de la firme britannique Quacquarelli Symonds, toujours dominé par les universités américaines et britanniques.

L'institution anglo-montréalaise a remporté la 17e position du classement mondial, soit deux rangs plus haut que l'an dernier. Mais c'est en 2007 qu'elle obtenait sa meilleure place en étant 12e. Elle figure tout de même parmi les vingt meneurs depuis cinq ans.

Quatorze institutions canadiennes se trouvent parmi les 300 classées. L'Université de Toronto talonne McGill d'assez près avec une 23e place, au point qu'elle l'emporte sur sa rivale montréalaise pour la plupart de ses facultés. L'Université de Montréal, en 137e position, est la seule institution franco-québécoise à se classer cette année, l'Université Laval ayant reculé du 271e au 316e rang.

L'Université Cambridge trône en première place du fameux palmarès, suivie de Harvard, du Massachusetts Institute of Technology, de Yale et d'Oxford.

Le palmarès Quacquarelli Symonds, qui existe depuis 2005, repose à 50 % sur la réputation des institutions, mesurée par sondage d'abord auprès des enseignants-chercheurs (40 %) et des employeurs (10 %). L'autre grand classement, celui de l'Université Jiao Tong de Shanghai se fonde plutôt sur le nombre de professeurs nobélisés ou primés, sur les chercheurs les plus cités et sélectionnés par des instituts prestigieux, sur le nombre d'articles publiés ou indexés et sur la performance des institutions au regard de leur taille. Ce dernier classement, paru en juin, plaçait McGill au 64e rang.
2 commentaires
  • Jean Lapointe - Abonné 6 septembre 2011 07 h 22

    Nous devons évaluer nous-mêmes les universités

    Si nous procédions à l'évaluation des université du Québec avec nos critères à nous, pensez -vous que nous arriverions au même classement? Sûrement pas.

    C'est que nécessairement et avec raison , nos critères ne seraient pas les mêmes et les aspects ou domaines évalués non plus. Et je doute fort que McGill obtiendrait alors un aussi bon résultat.

    Cela révèle donc qu'une évaluation des universités dans un pays doit tenir compte de l'histoire de ce pays, des besoins de ce pays et des buts poursuivis par les habitants de ce pays et elle doit tenir compte de l’histoire de l’éducation de ce pays.

    Les universités ne vivent pas dans un monde à part ou plutôt, elles ne devraient pas vivre dans un monde à part, elles ne devraient pas vivre dans une tour d'ivoire, comme semblent le souhaiter les évaluateurs britanniques de qui nous viennent les évaluations rapportées plus haut.

    En fait, ce que font ces gens c'est d'essayer de nous faire croire que leurs critères seraient les seuls valables et qu'ils vaudraient pour tous les pays de la terre et pour toutes les universités du monde.

    Le but qu'ils visent c'est de continuer à tenter d'imposer leurs valeurs et leurs préférences à tout le monde. C'est l'impérialisme britannique qui tente de se poursuivre.

    Je ne vois pas par exemple comment on peut prétendre être objectif en évaluant une université française en utilisant des critères élaborés par des gens, qui dès le départ avaient un préjugé très très favorable en faveur des universités de type anglo-saxon.

    Comme on le sait, les Français n'ont pas dutout la même conception de l'enseignement supérieur que les Britanniques et les Etatsuniens. Pourquoi leur imposer des critères britanniques alors?

    Nous devons nous-mêmes évaluer nos universités et avec nos critères à nous. Les évaluations venues de l’ étranger ne nous conviennent pas dutout. De quoi se mêlent-ils donc ces gens-là ?

    Et pourquoi nous imposer

  • France Marcotte - Abonnée 6 septembre 2011 20 h 03

    Cela devrait-il me toucher?

    "Le palmarès Quacquarelli Symonds[...] repose à 50 % sur la réputation des institutions, mesurée par sondage d'abord auprès des enseignants-chercheurs (40 %) et des employeurs (10 %)."
    Et l'autre 50%?
    La réputation mesurée par sondage...
    Avec les critères de Shanghai, McGill se classe 64e.
    C'est bien relatif tout ça.
    Il aurait été intéressant de mentionner ici combien d'étudiants québécois francophones McGill reçoit, car cette nouvelle rend plutôt triste si cette université est une enclave de prestige en territoire pratiquement étranger et en partie subventionnée par une population qui n'y a pas accès.