«On s'est entendu avec 100 % des enseignants»

L’équipe-école pourra désormais faire reconnaître dès la fin de la première année qu’un élève a un trouble d’apprentissage et ainsi permettre l’évaluation de ses besoins.
Photo: Agence France-Presse (photo) John MacDougall L’équipe-école pourra désormais faire reconnaître dès la fin de la première année qu’un élève a un trouble d’apprentissage et ainsi permettre l’évaluation de ses besoins.
«On pourra enfin reconnaître si un élève a des difficultés ou des troubles d'apprentissage et, par le fait même, mieux répondre à ses besoins», s'est réjouie la présidente de la FSE, Manon Bernard.

Elle se dit particulièrement fière d'un «gain majeur», soit la révision d'une définition permettant à l'équipe-école de faire reconnaître dès la fin de la première année qu'un élève a un trouble d'apprentissage (dyscalculie, dyslexie, etc.) et ainsi permettre l'évaluation de ses besoins. «Ce n'était possible qu'à partir de la fin de la deuxième année ou du début de la troisième», a expliqué Mme Bernard.

L'entente permettra également des changements dans la composition de la classe. Les 40 millions répartis inégalement sur quatre ans serviront à créer des classes spécialisées, des classes-ressources ou des classes-répits et à l'ajout d'enseignants en service direct à l'élève. Elle prévoit également 12 millions pour libérer les enseignants qui devront élaborer des plans d'intervention, maintenant offerts en modèle unique à toutes les écoles de la province.

Si les enseignants n'ont pas obtenu les fameux «quotas» sur le nombre d'élèves en difficulté que peut contenir une classe, ils ont toutefois accepté que des comités nationaux de concertation de la FSE et de l'APEQ, déjà mandatés pour faire le suivi de l'entente, soient chargés de trouver une solution dans le cas où la composition de la classe est trop problématique. «Ça veut dire que le gouvernement reconnaît qu'il peut y avoir des abus», a dit Mme Bernard.

Un consensus

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, s'est dite «très contente» d'être parvenue à une entente, même si celle-ci est intervenue après la date butoir du 1er juin. «Ça veut dire qu'on s'est entendus avec 100 % des enseignants», a-t-elle souligné.

La ministre se dit particulièrement heureuse du retour des différents types de classe qui, selon elle, permettront de remettre l'enfant au coeur des priorités. «Je voulais qu'on sorte du débat classe régulière ou spécialisée», a-t-elle indiqué. Un nouveau modèle d'intégration qui fait consensus est en train de naître. «Ça ne donne rien, l'intégration à un prix tel que le prof craque et que les autres enfants en vivent les conséquences», a soutenu la ministre.

D'ici la fin de juin, les écoles prendront connaissance des lignes directrices, qui définiront entre autres la notion de «contrainte excessive». Elles seront applicables dès septembre.

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