Hausse des droits de scolarité - La FECQ trouble le congrès des jeunes libéraux

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a décidé de conclure son congrès de Trois-Rivières samedi en soirée, plutôt que dans la journée d'hier, pour que les 60 délégués des 20 associations puissent se rendre «visiter» les jeunes libéraux réunis en congrès hier au Centre Notre-Dame-de-Fatima de l'île Perrot.

Devant l'arrivée d'une pareille délégation-surprise et devant les récriminations des étudiants sur le relèvement des droits de scolarité dans le dernier budget, les jeunes libéraux ont écourté leur congrès de façon abrupte.

Personne n'a été arrêté, car, si les slogans étaient nombreux et forts, il n'y a pas eu d'incidents qui auraient pu justifier une évacuation des manifestants étudiants. Ceux-ci réclament du gouvernement Charest qu'il annule l'augmentation des droits de scolarité.

Les 20 associations étudiantes de la FECQ se sont réunies en fin de semaine à Trois-Rivières pour débattre des moyens de pression qu'elles entendent planifier contre le gouvernement Charest à compter de maintenant et tout au long de la prochaine année, y compris une grève générale.

Les délégués étudiants ont pris la décision de perturber le congrès des jeunes libéraux alors que «ceux-ci ont réaffirmé leur appui à une des pires atteintes à l'accessibilité aux études universitaires de l'histoire», selon le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

La FECQ a calculé qu'en 2016, un étudiant québécois devra débourser 4700 $ pour avoir accès à l'université, «comparativement aux 2700 $ que paie présentement la présidente de la commission jeunesse du PLQ, Maripier Isabelle, ou encore les 1700 $ exigés lorsque le premier ministre Jean Charest était aux études», précisait le communiqué étudiant.

Dès cette semaine, la FECQ ciblera les bureaux des députés libéraux dans tout le Québec et la réunion de ce parti à Boucherville, le 3 avril. En plus d'avoir préparé diverses manifestations dans chaque région, les stratèges étudiants ont prévu un campement permanent devant les bureaux du ministère de l'Éducation à Montréal pendant tout l'été. Un mouvement de grèves pourrait être enclenché à l'automne.

«C'est une déclaration de guerre que le ministre de la Jeunesse, Jean Charest, a envoyée à toute une génération jeudi dernier. Face à cette injustice, les étudiants sont confiants de gagner. La FECQ sera au front et promet une année agitée», a dit son président.