Grand montréal - Hausse des inscriptions dans les cégeps

Le ministère de l’Éducation s’attend à une croissance de la clientèle collégiale au moins jusqu’en 2012.
Photo: - Le Devoir Le ministère de l’Éducation s’attend à une croissance de la clientèle collégiale au moins jusqu’en 2012.
Selon les données préliminaires provenant du Service régional d'admission du Montréal métropolitain (SRAM), qui représente 33 établissements de niveau collégial, 955 dossiers (1,4 %) de plus que l'an dernier ont été reçus en date du 1er mars. Dans la grande région métropolitaine, l'augmentation est similaire. «On s'y attendait, car historiquement, lorsqu'il a des contextes de récession, réelle ou perçue, on observe toujours des augmentations de demandes», a expliqué Geneviève Lapointe, directrice des communications au SRAM.

Les cégeps anglophones John-Abbott et Vanier ont connu des hausses notables de leurs inscriptions, respectivement de 8 % et 3 %. Quant au collège Dawson, qui gère lui-même ses admissions, il a reçu 11 000 demandes, soit 13 % de plus que l'an dernier, pour un total de 3300 places disponibles.

L'an dernier, le collège anglophone, à l'instar d'autres cégeps populeux, avait reçu une aide financière du ministère pour créer 300 nouvelles places. «Pour les trois prochaines années, il faut absolument que le ministère maintienne sa mise par rapport à ce qu'il a déjà donné», a indiqué Richard Filion, le directeur général du collège Dawson.

Le ministère de l'Éducation a dit vouloir analyser la situation avant de se prononcer. M. Filion a quant à lui déjà fait le nécessaire pour ne pas être pris de court à la rentrée. «En juillet dernier, on avait dû louer des locaux dans l'ancien Forum. [...] Notre "deadline" est déjà passé et on a commencé depuis Noël les démarches pour se donner l'espace nécessaire pour accueillir des étudiants additionnels à l'automne.»

Techniques scientifiques courues


Tous collèges confondus, les formations en sciences pures et appliquées, par exemple les techniques physiques (génie électronique, production pharmaceutique, etc.) ont connu une hausse d'inscriptions. Le hic, c'est que ces programmes aux débouchés intéressants n'ont pas nécessairement plus de places à offrir.

Par ailleurs, comme les inscriptions ne sont pas finales, il est encore trop tôt pour préciser si davantage de francophones et d'allophones qu'avant choisissent de fréquenter des cégeps anglophones. Mais selon le SRAM, c'est une légende urbaine. «On a fait beaucoup d'études ces dernières années, et il y a une croyance populaire voulant qu'il y ait plus de francophones dans les cégeps anglophones, mais ce n'est pas la réalité. Je serais étonnée que cette année, ce soit différent», a souligné Mme Lapointe.

Elle a en outre souligné un fait plutôt inusité: les étudiants auraient été anormalement plus nombreux que par le passé à faire une demande d'admission à la dernière minute. «Mais ça, je ne saurais pas vous l'expliquer», a-t-elle précisé.

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