Institut national de la recherche scientifique - Révolution technologique et nouvelle équipe à l'INRS

Le directeur général de l’INRS, Daniel Coderre<br />
Photo: Source INRS Le directeur général de l’INRS, Daniel Coderre

« On veut maintenir notre position comme chef de file »L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) a fêté son quarantième anniversaire en 2010. Renommé sur le plan international tant pour la qualité de ses recherches et de ses professeurs-chercheurs que pour son apport au développement de solutions concrètes devant les préoccupations de notre société, l'institut en a d'ailleurs profité pour amorcer une longue démarche de réflexion stratégique. Or il en est toujours à consulter sa communauté, laquelle est grandement mise à contribution, et il semble qu'il soit encore un peu tôt pour divulguer les résultats au grand jour.


Selon les données retenues par Research Infosource en novembre dernier, l'université de recherche et de formation qu'est l'INRS est cotée deuxième au pays après l'Université de Toronto, alors qu'elle se retrouve en tête de liste au Québec pour son intensité en recherche, c'est-à-dire le nombre de subventions attribuées par professeur. Ce rang qu'on lui attribue depuis quatre ans, en vertu de la pertinence des recherches qu'on y mène dans les domaines de la santé, de l'environnement, de l'énergie, des nanotechnologies, des télécommunications et des sciences sociales, est un motif de réjouissance.

L'institut rassemble 150 professeurs-chercheurs et près de 700 étudiants répartis dans 22 programmes de maîtrise et de doctorat offerts dans quatre centres: Montréal, Québec, Laval et Varennes. «On veut maintenir notre position comme chef de file dans nos domaines spécifiques, explique Julie Martineau, directrice du Service des communications et des affaires publiques. L'INRS est une des rares universités qui offrent des programmes uniquement aux deuxième et troisième cycles, d'où le nom "institut" et non "université". Un autre point qui fait notre différence, c'est que nous nous retrouvons dans des secteurs spécifiques», explique-t-elle, en mentionnant qu'il n'y a par exemple pas de programme de médecine ni de droit. L'amorce d'un exercice de réflexion vise ainsi à maintenir ce niveau de performance.

«On est un peu en train de relancer l'INRS avec cette réflexion, explique Mme Martineau. On peut peut-être s'attendre à des nouveautés au niveau des programmes», nuance-t-elle, incapable à cette heure de confirmer si de nouveaux programmes il y aura. Il faudra attendre au printemps pour en savoir plus. «Cette réflexion stratégique, renchérit-elle, nous permettra de mettre la table avec les orientations pour les cinq prochaines années.»

Changement de brigade

Le moment charnière où l'INRS soufflait ses quarante chandelles a coïncidé avec un renouvellement complet de l'équipe de direction. Soit plus ou moins le départ d'une génération qui fait place à une nouvelle brigade au curriculum vitae étoffé.

En fonction depuis mai 2009, le directeur, Daniel Coderre, est désormais entouré de trois nouveaux cadres supérieurs: Alain Fournier, directeur scientifique par intérim depuis juin et nommé officiellement en septembre dernier, Lana Fiset, secrétaire générale depuis l'automne 2009, et Jean Lavoie, qui assure la direction à l'administration et aux finances depuis juin 2009.

Quant aux quatre nouveaux directeurs qui gèrent les différents centres, Claire Poitras a été nommée en septembre 2010 à titre de nouvelle directrice du Centre Urbanisation Culture Société. Tandis qu'Yves Bégin est directeur du Centre Eau Terre Environnement depuis quelques années, Jean-Claude Kieffer est dorénavant à la tête du Centre Énergie Matériaux Télécommunications. Et enfin, en remplacement d'Alain Fournier à la direction du Centre INRS-Institut Armand-Frappier à Laval, on retrouve Charles Dozois en tant que directeur intérimaire.

Révolution numérique

«L'INRS reste un secret bien gardé, admet Julie Martineau, qui est d'ailleurs la première à être titulaire nommée à la tête du Service des communications et des affaires publiques, poste créé en 2009. Dans les objectifs, on entend travailler sur la visibilité. On a d'ailleurs entrepris une révolution numérique», ajoute-t-elle, en confessant que le site web datait du début des années 2000. Donc, un nouveau site qui sera en ligne dès le 31 janvier et le webzine mensuel, Planète INRS, qui fera état de l'actualité de la recherche à l'INRS et sera alimenté par des articles et des vidéos.

De plus, l'INRS est désormais présent dans les réseaux sociaux. Une approche Web 2.0 avec des contributeurs de contenu, notamment dans Flickr, Facebook, Twitter et LinkedIn. «Les professeurs pourront alors publier des informations en instantané sur leurs fiches et ainsi générer de l'actualité de manière quantitative. Une autre bonne manière de faire parler de nous.»

«L'INRS contribue beaucoup à la transmission des connaissances non seulement par le biais de ses professeurs-chercheurs, mais également par la voie de ses diplômés», termine Mme Martineau, qui les surnomme les «produits de l'INRS». D'ailleurs, il semble que près de 80 % d'entre eux finissent par travailler au sein même de leur domaine d'étude.

Portes ouvertes

Dans la foulée des activités de promotion, le Centre Urbanisation Culture Société de l'INRS tiendra, le 3 février, la cinquième édition de sa journée portes ouvertes. La responsable des affaires académiques et professorales du centre, Monique Provost, attire d'ailleurs l'attention sur la table ronde des diplômés qui aura lieu à cette occasion.

Les diplômés Martin Alain (conseiller en aménagement, Direction de l'habitation, Ville de Montréal), Guillaume Côté (conseiller principal, Retombées industrielles et régionales, Développement économique Canada pour les régions du Québec), Valérie Guilmain (agente de liaison et chargée de projets, ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine) et Étienne Lyrette (conseiller corporatif - Affaires gouvernementales Direction générale adjointe - Société de transport de Montréal) viendront discuter de leurs études à l'INRS et de leur insertion professionnelle avec la directrice du centre, Claire Poitras. Cette activité, dont la deuxième édition est prévue à 13h30, aurait connu un succès boeuf l'an dernier. Autant chez les étudiants actuels que futurs.

Un autre moment fort de la journée, selon Mme Provost, sera la présentation des travaux de recherche avec les professeurs et les étudiants. «Comme nous sommes un établissement de deuxième et troisième cycles, nos professeurs consacrent beaucoup de temps à la recherche. Les étudiants sont donc bien intégrés dans la recherche dès leur arrivée et apprennent assez tôt le travail de chercheur.» Et, une fois sur le marché du travail, les diplômés du Centre Urbanisation Culture Société se trouvent le plus souvent un emploi dans le milieu municipal ou au sein de différents ministères.

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Collaboratrice du Devoir

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Pour obtenir de l'information sur la journée portes ouvertes: www.inrs.uquebec.ca.