Décrochage: Québec veut encourager les garçons en leur parlant d'argent... et de filles

Pour convaincre les garçons de persévérer à l'école, le gouvernement a décidé de leur parler franchement.

Dans un site Web dévoilé hier, le ministère de l'Éducation y va d'arguments «pragmatiques».

D'abord, l'argent: le détenteur d'un diplôme d'études professionnelles (DEP) ou collégiales (DEC) gagne en moyenne 35 % de plus qu'un non-diplômé, soit environ 9000 $ par année. De quoi acheter 782 billets de cinéma ou 134 jeux vidéo, précise le site.

Ensuite, l'amour: «Tu n'y as peut-être jamais pensé, mais les filles, elles, sont à l'école. Donc, si tu veux avoir plus de chances de rencontrer ta future blonde, tu ferais mieux de t'asseoir sur le banc d'école à côté d'elle.»

En fait, la liste des arguments énumérés par le site web est longue: «Qui est fier de dire qu'il n'a pas terminé son secondaire?» Quitter l'école pour un emploi mal payé, «ça ne veut pas dire être libre». Sans oublier: les décrocheurs courent deux fois plus de risques de faire une dépression et d'être au chômage que les diplômés, en plus de vivre moins longtemps!

Au-delà du site web, la campagne se décline en capsules télévisées qui seront présentées à RDS jusqu'au 17 janvier, puis du 28 mars au 28 avril. Le site web est accessible par le biais des adresses jefinis.com ou jelache.com.
7 commentaires
  • Aomatsu - Inscrit 21 décembre 2010 11 h 23

    Sexisme ordinaire

    C'est pas croyable de voir comment on traite le dossier du décrochage scolaire masculin à coups de gros clichés sexistes. Argent, fille et pourquoi pas voiture? On voit que l'on a réfléchi longuement au MELP sur l'égo masculin. C'est de la misandrie !

  • Claude Kamps - Inscrit 21 décembre 2010 14 h 58

    Ça ressemble à la gestion du «futur» CHUM

    Tout croche, juste fait pour qu'on parle d'eux...
    Un ministre masculin ou pas féminisé par l’approche égalitaire à tout prix de Charest, aurait jamais accepté qu'on traite cette question avec un hameçon « fille» qui reste aux études...
    C'est la norme, professeur féminin avec filles comme élèves sous une direction féminine...

    Quand on fait lire un livre c'est un livre à l'eau de rose pour tout le monde, au lieu d'un autre d'aventure pour les garçons....

    La gym les filles détestes alors on les supprime...

    Pourvu que cela change....

  • Roland Berger - Inscrit 21 décembre 2010 15 h 23

    La cause est ailleurs

    La Presse canadienne rapporte le MELP : « D'abord, l'argent: le détenteur d'un diplôme d'études professionnelles (DEP) ou collégiales (DEC) gagne en moyenne 35 % de plus qu'un non-diplômé, soit environ 9000 $ par année. » Mal formulée cette phrase. Il aurait fallu écrire : ... soit environ 9 000 $ DE PLUS par année. Quant à la publicité du MELP, elle cache une ignorance de la cause profonde du décrochage. C'est en troisième année du primaire que les garçons commencent à décrocher, bêtement par ses écoles primaires ne réussissent pas à leur apprendre à lire d'une façon qui convienne à leur esprit.
    Roland Berger

  • Leclerc Éric - Inscrit 21 décembre 2010 18 h 20

    Campagne quétaine

    Inciter les garçons à demeurer sur les bancs d'école avec le prétexte qu'ils y rencontreront leur futur copine est un vieux cliché qui date des années 70... mais si ont insiste pour qu'ils terminent leur secondaire en entier; parce qu'une fois au cégep, inscrits dans un dec technique, leurs chances de trouver un bon emploi et un salaire plus élevé que la moyenne, ont risque fort de les motiver. Les jeunes des années 2000 sont attirés par l'argent et ils savent (pour certains) que sans diplôme et sans volonté, ils n'iront nulle part. D'ailleurs c'est en cotoyant leurs amis du secondaire quelque part sur la rue, dans une fête ou un centre commercial, qu'ils finiront par comprendre qu'en travaillant dans un dépanneur au salaire minimum, ils n'ont pas beaucoup d'avenir!

  • Godfax - Inscrit 21 décembre 2010 20 h 04

    Le MELS et le génocide culturel

    Sans un éducation national de premier niveau, notre avenir est foutu. J’ai regardé un peu les livres du secondaire et du primaire dernièrement et vraiment, c’est assez évident de comprendre le problème. L’approches scientiste comportementaliste mixé a tout un pessimisme culturel a changé notre système d’éducation en usine anti-culturel.

    Quesque la société dit au juste aux jeunes? Les écoles sont laides, veille, l’équipement date d’un autre millénaire, On leur dit vous êtes l’avenir mais leur montre qu'on s’en cri....

    Le cour d’accomodement résonable frise le délire new-age, le francais; bof bientot plus « pairssonne nne saurat l’icryrre », mais le cour d’histoire lui, vise carrément a déraciner notre peuple. Les gents ne semble pas comprendre que si on nous enlève notre passé on nous enlève notre avenir.
    Voila le grand principe sociologique la réforme du cour d'histoire?
    « Une nouvelle manière de penser l'histoire est mise de l'avant dans les programmes, celle qui situe l'action humaine en contexte, l'humain est étudié en tant qu'acteur. Les élèves construisent un point de vue extérieur au temps. Cette manière de percevoir l'histoire rompt avec la vision précédente privilégiant la longue durée et l'immobilisme.
    «La logique même de l'action maintient ouvert le champ des possibles, dans une réouverture des potentialités du présent nourri des possibles non avérés du passé.» (Dossé, F.2006). »

    Voila l’aproches scientiste de masturbation mental qui a atteind nos pédagogues et grand penseurs du grand savoir du MELS. L’histoire bof, ils l’apprendront dans les films holliwoodien, c'est mieux phantasmé le passé que de le comprendre.

    L’heure est grave, grace a l’ingénérie social contre-culturel de notre joyeux ministere, les jeunes voit la social-démocratie comme une mauvaise farce, et l’humanité comme une erreur de la nature. Bravo, belle avenir en perspective.