Signature d'un manifeste - Étudiants et syndicats répliquent aux «attaques» contre l'université

Des syndicats du milieu de l'éducation et des organisations étudiantes signent un «Manifeste de l'université québécoise» en réponse, disent-ils, «aux récentes attaques portées envers la mission originelle des universités». Réunis hier autour de la Table des partenaires universitaires (TPU), ils ne demandent rien de moins que le retrait de l'engagement du gouvernement Charest d'augmenter les droits de scolarité en 2012, des mesures pour éradiquer l'endettement et la tenue d'états généraux.

Pour soutenir financièrement le réseau universitaire, les signataires, soit des professionnels et des techniciens du milieu de l'éducation ainsi que des enseignants et des étudiants, en appellent de la volonté politique des dirigeants pour qu'ils aillent chercher la richesse «là où elle est». Pour renflouer les coffres, ils proposent de récupérer les 9 milliards de dollars perdus dans l'évasion fiscale et de taxer les grandes entreprises. Mais pas question d'aller piger dans les poches des étudiants.

«L'éducation est un droit et non un privilège économique», rappelle-t-on dans le manifeste. Celui-ci a été lancé dans le cadre d'une journée spéciale de réflexion sur l'avenir des universités organisées par la TPU, en prévision de la rencontre des partenaires du 6 décembre qu'organise la ministre de l'Éducation. Sont signataires du manifeste la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU), l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), entre autres.

«La réflexion à entreprendre sur l'université de demain est aussi une réflexion sur la société que nous voulons, le monde dans lequel nous voulons vivre», écrit-on comme un appel à la mobilisation de tous les acteurs du Québec.