Les étudiants universitaires en arrachent

Le quart des étudiants travaillent plus de 20 heures par semaine.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le quart des étudiants travaillent plus de 20 heures par semaine.

L'étudiant universitaire type en arrache. Il vit avec de maigres revenus annuels, ses parents ne l'aident que très peu et il doit travailler pour payer ses études. Et règle générale, l'étudiant à temps plein est plus susceptible de recevoir de l'aide financière, peu importe la provenance, que l'étudiant à temps partiel, qui a tendance à en être privé parce qu'il tire de plus importants revenus d'emploi.

Voilà tirés à trait gros traits du portrait d'un étudiant à temps plein au premier cycle universitaire qu'a permis de brosser une minutieuse enquête réalisée par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) en collaboration avec Léger Marketing.

Intitulée «Sources et modes de financement des étudiants de premier cycle 2009», cette étude rendue publique hier, soit la plus vaste et la plus complète à avoir été réalisée sur le sujet selon la FEUQ, avait pour objectif de documenter en profondeur le financement et les conditions de vie des étudiants universitaires à temps partiel et à temps plein. «Il n'existe pas d'enquête aussi pointue. La seule, c'est l'enquête du ministère de l'Éducation, mais elle ne permet pas d'aller chercher beaucoup de détails. Par exemple, on ne pouvait pas croiser les données en fonction de l'âge, et là, on est capable d'aller plus loin dans l'analyse», a dit le président de la FEUQ, Louis-Philippe Savoie, qui a supervisé cette étude qui a coûté près de 40 000 $ et qui a été financée par divers partenaires.

Études-boulot-dodo

Ainsi, l'enquête révèle que beaucoup d'étudiants travaillent en même temps qu'ils étudient à temps plein, un cocktail peu propice à la réussite. Alors que 80 % des étudiants à temps plein ont occupé au moins un emploi, environ le quart (25,7 %) des étudiants travaillent au-delà de 20 heures par semaine pendant leurs études.

Aussi, la plupart des étudiants semblent assez dépendants des prêts et bourses. Trois étudiants sur cinq ont du mal à arriver à la fin de l'année. S'ils ne pouvaient pas compter sur l'aide financière aux études du gouvernement, 70 % des étudiants seraient dans cette situation.

Environ 50 % des étudiants à temps plein ont des revenus de moins 12 200 $.

Les étudiants qui ont répondu au questionnaire de l'étude ont également été invités à spéculer sur leur niveau d'endettement. Surprise: 60 % des universitaires à temps plein s'attendent à sortir endettés de leurs études, une dette qui varie entre 2000 $ et 9000 $.

Effectuée en 2009, l'étude a été élaborée à partir d'un échantillon de 12 619 répondants, ce qui constitue un taux de réponse global exceptionnel d'environ 8 %. La FEUQ affirme avoir comparé les données avec celles tirées des études déjà existantes, et le tout concorde. Sauf quelques rares exceptions, la marge d'erreur est de 3 % pour la majorité des données, et ce, 19 fois sur 20.
20 commentaires
  • Naturelebo - Inscrit 19 novembre 2010 03 h 08

    Une Vie Étudiante, c'est une vie étudiante lol; on fait ce choix!!!

    Oui, c'est une réalité !!!

    On finit toujours par s'en sortir, XD, du Riz pis des patates en masse lol !!!

    Merci au moins pour les prêts et bourses à toute la SOCIÉTÉ Québécoise, je crois qu'il est bien de dire merci desfois pour ce qu'on reçoit et ce, même si c'est une aide qui nous vient de l'ÉTAT qui est dans le fond; les gens qui l'habite.

    Le seul problème est que le max des Prêts et bourses est de 740$/mois, mais une chambre dans les principales résidences universitaires (ex.) sont en moyenne de 480$. C'est immense, donc il faut travailler, mais quand on travaille trop, ça coupe les prêts et bourses,,, tsé, 1100$/mois, c'est pas une fortune en 2010,... mais c'est possible de relativement bien vivre --- EN SE MOTIVANT À RÉUSSIR SES COURS POUR DÉMARRER SA CARRIÈRE ET SE SORTIR d'une certaine forme de pauvreté.

    Mais, c'est pas parce que tu travailles 16 heures/semaine que ça rend la RÉUSSITE plus difficile, je crois qu'il y a qqchose de bon dans cette vie étude à temps plein travail à temps partiel, car la vie réelle, c'est aussi assez chargée. Au lieu, par exemple, d'Étudier-travailler, ça peut être Carrière-famille,,, je ne crois pas que ce soit plus repossant lol que ma vie étude-travail.

    L'université est le lieu du façonnement pour une vie future dans la société, peut-être qu'il est bien de tout de suite développer son côté RESPONSABLE par des techniques avancées de Gestion du temps, de relaxation, de communication et de balancement des différentes vies: étude, social, sport, travail, amour, famille, etc.

    Je ne veux pas nécessairement plus d'$$$ pour moi par les Prêts et Bourses, j'veux dire, selon les frais actuels d'inscription, mais pour les Universités, il faut jamais couper dans cet investissement, car ce serait comme un peu dire, pour des parents, on va acheter du lait à bébé de second niveau pour sauver un petit pourcentage seulement du prix d'un bon lait nutritif...

    Je crois qu'il doit être

  • Line Gingras - Abonnée 19 novembre 2010 07 h 06

    Tirés à trait gros traits du portrait

    «Voilà tirés à trait gros traits du portrait d'un étudiant à temps plein...»?

    Aurait-on voulu dire : «Voilà, tiré à très gros traits, le portrait d'un étudiant à temps plein...»?

  • Michel Chayer - Inscrit 19 novembre 2010 09 h 13

    Cacahouètes et prosopopée

    <<L'université est le lieu du façonnement pour une vie future…>>

    Je suis bien naïf d’avoir cru jusqu’à maintenant que c’était des maçons et des menuisiers qui avaient façonné l’université, alors que les étudiants, eux, apprenaient bêtement à structurer leur prose… en prévision d’une éventuelle admission dans un programme universitaire...

  • ragazzino - Inscrit 19 novembre 2010 09 h 13

    Tirés à très, très, très, très gros traits...

    Et puis quoi encore...

    Les étudiants universitaires québécois sont des bébés gâtés, payant des loyers en-deça de la moyenne canadienne et des frais de scolarité risiblement bas. Y'en a vraiment marre de nous entendre chialer.

    - Un étudiant universitaire de 2e cycle, qui étudie aussi à temps plein.

  • Michel Chayer - Inscrit 19 novembre 2010 09 h 25

    Peanuts

    Mais, après tout, peut-être que les lacunes de la prosopopée de cette universitaire sont-elles imputables à une consommation quotidienne de beurre de <<peanuts >>, laquelle entraverait les fonctions cognitives ?