Prochaine rencontre des partenaires - Hausse des droits de scolarité et participation du privé au menu

C'est parce que l'avenir économique du Québec réside dans l'éducation que la ministre Line Beauchamp consacrera tout un forum à la question du financement des universités le 6 décembre prochain. À l'image de la rencontre des partenaires qui a eu lieu fin octobre sur l'intégration des élèves handicapés et en difficulté, la ministre de l'Éducation, aux côtés du ministre des Finances, Raymond Bachand, convie donc une centaine de personnes du milieu de l'éducation, dont des représentants des universités et des milieux d'affaires, des syndicats, des professeurs et, bien sûr, des étudiants, à un «exercice d'écoute» sur la question de l'accessibilité aux études et de la performance de nos universités québécoises.

«Il sera important de terminer cette journée en ayant dégagé des consensus. Et, tout de suite, je vous le dis, je sais que consensus n'est pas synonyme d'unanimité», a dit la ministre hier lors d'un point de presse. Là où les réponses ne peuvent être des hausses d'impôts ou de taxes, Mme Beauchamp souhaite faire naître une culture de philanthropie envers les universités.

«Mais ma question, c'est ce que chacun peut faire pour les universités. Et bien sûr, il sera question de la modalité des hausses des droits de scolarité, mais je veux aussi entendre ce que le secteur privé du Québec peut faire pour les universités.»

Mme Beauchamp discutera de la modalité de ces hausses. «Je veux entendre où se campent les différents intervenants sur ces questions. Par exemple, est-ce qu'il est possible ou pas de hausser [les droits de scolarité] différemment selon les familles disciplinaires?»

Or, les représentants étudiants, dont certains boycotteront la rencontre, dénoncent les «idées toutes faites» de la ministre. «La ministre doit permettre à ses partenaires d'avoir voix au chapitre. Elle ne peut exiger d'eux de seulement choisir entre différentes conclusions insatisfaisantes», a souligné Philippe Verreault-Julien, secrétaire général de la Table de concertation étudiante du Québec, par voie de communiqué.

Et comme ce fut le cas pour la rencontre des partenaires précédente, plusieurs dénoncent la formule. «Comment peut-elle croire que [la ministre] va pouvoir régler les problèmes éminemment complexes en une journée avec une centaine de personnes autour d'une table? C'est dérisoire», a soutenu Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec.

Les principaux syndicats du milieu de l'éducation et les représentants étudiants tiendront ce dimanche les Rendez-vous de l'éducation pour discuter, à leur manière, du financement des universités.

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