Performance auprès des élèves atteints de TDAH - Le système scolaire québécois échoue

Il n'y a pas de quoi pavoiser. Le Québec n'obtient même pas la note de passage dans le premier bulletin qui décortique la performance des systèmes scolaires canadiens auprès des élèves atteints d'un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité mieux connu sous l'acronyme TDAH. Deux autres provinces affichent aussi la mention échec, soit l'Ontario et la Colombie-Britannique.

Produit par le CADDAC (Centre for ADD/ADHD Advocacy), ce premier bulletin met en lumière l'iniquité et, surtout, la grande variabilité des services qui sont offerts d'un océan à l'autre. Il appert que le Québec, qui a pourtant adopté un plan d'action concerté en la matière en 2000, fait carrément preuve de négligence, affirme le CADDAC.

Pour rattraper son grand retard, le Québec doit cesser de considérer ces enfants comme simplement «à risque». Présentement, pour qu'un élève ayant un TDAH ait d'emblée accès à des services d'éducation spécialisée, il faut qu'il présente aussi un autre trouble reconnu comme un syndrome de la Tourette ou un trouble envahissant du développement (TED). Un non-sens puisque le TDAH «est un trouble neurologique à part entière», argue le CADDAC.

C'est aussi l'opinion du regroupement PANDA (Personnes aptes à négocier avec le trouble du déficit de l'attention), qui milite pour que les élèves ayant un TDAH soient eux aussi désignés comme des «élèves d'exception». «Nous voulons que les besoins de ces enfants soient reconnus. Et pas qu'au primaire. Aussi au secondaire, au cégep et à l'université», résume la coordonnatrice Marie-Michèle Lemaire.

Le changement est pressant puisque chaque année sans services particuliers compromet d'autant les chances de ces élèves d'atteindre leur plein potentiel scolaire, croit le regroupement. Au Québec, on évalue que le TDAH touche entre 5 et 7 % des élèves du Québec, soit un à trois enfants par classe.
3 commentaires
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit 28 octobre 2010 08 h 11

    Dans mon temps...

    On était 36 gars dans la classe
    On venait de familles plutot pauvres
    Le prof était seul et n'avait aucune équipe de logues autour de lui
    Le bon vieux temps? Peut-être pas mais il me semble qu'on réussissait mieux en français que les classes actuelles de 20 élèves, avec une armée de lologues en arrière pour trouver des nouvelles maladies, une semaine de lecture, des congés pédagiques et du ritalin pour la moitié de la classe.

  • Andre Vallee - Inscrit 28 octobre 2010 08 h 38

    Dans les écoles

    Arrêtez d'engager des grands spécialistes qui passent plus de temps à réfléchir qu'à agir. L'argent dans les écoles, des groupes plus petits pour ces élèves, des profs qui ont du coeur, des parents impliqués.

  • François Dugal - Inscrit 28 octobre 2010 09 h 30

    MELS

    Le MELS échoue sur toute la ligne, point barre.