Intégration scolaire - Le privé va agir, mais à sa façon

Les écoles privées se disent prêtes à répondre à l'appel de la ministre de l'Éducation pour réfléchir à une façon d'intégrer davantage d'enfants handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA). Mais pas à n'importe quel prix. «Si on parle d'intégrer un quota d'élèves, je ne crois pas qu'on va aider qui que ce soit, mais si on nous interpelle comme réseau, c'est autre chose», a dit Jean-Marc Saint-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP).

À l'issue de la rencontre des partenaires de lundi sur l'intégration des EHDAA, la ministre Line Beauchamp avait signifié que les écoles privées auraient à collaborer.

Onze écoles privées de la FEEP ont déjà des vocations particulières pour répondre aux besoins de ces enfants. «On pourrait intégrer les enfants dans les écoles dites régulières, où on mettrait en place différents types d'intégration», a dit M. Saint-Jacques. «Mais on ne va pas envoyer une orthopédagogue pour cinq élèves EHDAA dans une école de 300 élèves. Ils ont pourtant droit aux services, mais s'ils sont isolés... c'est plus difficile», a ajouté M. Saint-Jacques en mentionnant que les ressources financières devront suivre.

Les écoles privées plus performantes vont-elles apporter leur contribution? «On n'aidera pas plus les élèves [en difficulté] si on les intègre dans des écoles comme Jean-Eudes et Brébeuf. Ils seraient en échec», a-t-il indiqué. La FEEP représente 182 écoles privées partout au Québec.