Droits de scolarité - Offensive des étudiants

Manifestation d’étudiants de l’Université de Montréal en avril dernier.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Manifestation d’étudiants de l’Université de Montréal en avril dernier.

Contre la hausse des droits de scolarité et pour une plus grande accessibilité aux études postsecondaires. Les étudiants de l'université et du collégial partent en croisade tout l'automne.

Lasses des discours des recteurs et du gouvernement qui raniment le spectre de la hausse inévitable des droits de scolarité, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale ont révélé hier en conférence de presse les grandes lignes de leur stratégie, qu'elles déploieront au cours des prochains mois pour sensibiliser la population québécoise à l'avenir des cégeps et des universités.

En plus d'une pétition sur le site de l'Assemblée nationale et deux sites Internet (www.cessonslahausse.org et mafacture.ca), les deux fédérations étudiantes lanceront l'offensive en dévoilant le 18 octobre prochain les résultats de la plus vaste enquête jamais menée sur les conditions de vie des étudiants, où 12 500 d'entre eux ont été sondés à travers la province.

Soucieux d'avoir une véritable consultation et déçus du modèle de rencontre des partenaires proposé par la ministre de l'Éducation au mois de novembre, les étudiants tiendront un «off-forum», le 7 novembre prochain. «Ce rendez-vous de l'éducation, c'est une vaste journée de réflexion sur le monde de l'éducation postsecondaire. Ça va rassembler les étudiants de partout aux niveaux collégial et universitaire et des gens de l'ensemble du milieu, des profs, des enseignants, chargés de cours..., a expliqué Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. On va s'interroger sur les lacunes autour du système d'aide financière et où on s'en va avec les droits de scolarité. On n'a aucune vision. Quelle est la place de nos universités dans la société? La place de la contribution étudiante? De l'accessibilité aux études?»

Occupation


Presque au même moment, des dizaines d'étudiants de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) ont occupé le bureau de la circonscription de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, pendant près de 30 minutes, premier geste d'une série d'autres qui seront posés tout l'automne. Tout comme leurs camarades, ces étudiants ont demandé un arrêt de la hausse des droits de scolarité et critiqué la rencontre des partenaires annoncée mercredi par la ministre, allant même jusqu'à en demander l'annulation.

«On va boycotter cette réunion et on va la perturber», a promis Gabriel Nadeau-Dubois, secrétaire aux communications de l'ASSÉ, en n'exigeant rien de moins que des états généraux.