Entente en éducation - Les enseignants devront faire preuve de davantage de souplesse

Les professeurs de la Fédération des syndicats de l’enseignement vont travailler à limiter les nombreux remplacements d’enseignants dans une même année scolaire.
Photo: - Le Devoir Les professeurs de la Fédération des syndicats de l’enseignement vont travailler à limiter les nombreux remplacements d’enseignants dans une même année scolaire.
«On va travailler à limiter les nombreux remplacements d'enseignants dans une même année scolaire. On veut bien essayer, si c'est dans le respect des droits et sans discrimination», a indiqué Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) qui, avec ses homologues de l'Association provinciale des enseignants du Québec (APEQ), s'est montrée très satisfaite de l'accord.

La convention collective, qui régit l'attribution des remplacements et des postes, complexifiait énormément la tâche des directions d'écoles, au détriment des enfants et au grand dam des parents qui veulent pour leurs enfants un climat stable, propice à l'apprentissage.

D'autres «ouvertures» ont été consenties sur l'annualisation des tâches des enseignants. «On a une tâche qui est très compartimentée et là, il va y avoir la possibilité de pouvoir en annualiser deux composantes. Ça veut dire qu'on va permettre un peu plus de souplesse», note Mme Bernard. Martin Cayouette, du Syndicat de l'enseignement de Champlain sur la Rive-Sud, se réjouit de constater que les négociations ne se sont pas éternisées et qu'elles se sont tenues le jour et non en pleine nuit comme ce pouvait être le cas avant. «C'est un changement complet dans la façon de faire», a-t-il dit.

Réactions à l'entente

La Fédération des Commissions scolaires du Québec (FCSQ) a salué l'entente de principe, qui annonce que la rentrée scolaire de l'automne ne sera pas perturbée par de quelconques moyens de pression. La FCSQ souhaite maintenant que cette entente, qui sera d'ailleurs soumise aux membres de divers syndicats d'enseignants lors d'assemblées générales d'ici la mi-juin, soit une motivation pour les autres syndicats en éducation.

Toujours en négociations, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) — qui n'a toujours pas eu de dépôt patronal — entend réagir plus officiellement dans une conférence de presse plus tard cette semaine. «Il y a des éléments pour lesquels on a un intérêt majeur, c'est-à-dire le soutien aux élèves en difficulté», a fait savoir Armand Dubois, responsable des communications pour la FAE, qui représente près de 30 000 enseignants francophones du préscolaire, primaire et secondaire, concentrés notamment à Montréal et Laval. «Mais avec ce qu'on a vu, je ne pense pas qu'il y ait des éléments qui puissent nous satisfaire.»

D'une durée de cinq ans, l'entente représente 200 millions d'investissements sur quatre ans. La FSE et l'APEQ font partie du Front commun qui continue toutefois de négocier en ce qui concerne les salaires, la retraite et les droits parentaux.

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