Pétition pour revoir l'enseignement de l'histoire au Québec

La Coalition pour l'histoire lance une pétition et un site Web pour presser la ministre de l'Éducation de revoir «en profondeur» l'enseignement de cette discipline au Québec.

Regroupant entre autres la Société des professeurs d'histoire du Québec et la Société Saint-Jean-Baptiste, la Coalition montre du doigt plusieurs aspects de cet enseignement, du primaire à l'université, dont un contenu qui «fait la promotion du multiculturalisme au détriment de l'histoire du Québec».

Selon Laurent Lamontagne, le nombre d'heures consacrées à l'histoire, au primaire, est souvent réduit pour faire place à d'autres matières, puisque le régime pédagogique prévoit un nombre d'heures «indicatif». «On peut couper du temps, et ça se fait allègrement», estime le président de la Société des professeurs d'histoire du Québec. La Coalition demande 100 heures obligatoires à partir de la troisième année ainsi que tout au long du secondaire.

Il affirme ne pas vouloir prêter des visées politiques aux concepteurs de ce programme, mais déplore du même souffle le fait que la question nationale du Québec ait ainsi été éludée. «Ce programme-là a été fait dans le secret. Il savait très bien, le ministère, que la question nationale au Québec, c'est toujours chaud, toujours.»

Au secondaire, dit Mario Beaulieu, plusieurs périodes historiques «sont occultées, faute de temps».

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Avec La Presse canadienne
1 commentaire
  • yves190245 - Abonné 3 décembre 2009 08 h 17

    Quelle histoire?

    Est-ce que les signataires vont insister pour qu’on enseigne les réalités de l’histoire du Québec . Entre autres que les deux tiers du Québec (Rupertsland) ont été achetés en 1868, un an après la confédération, par le Canada, avec l’argent des Canadiens, pour les Canadiens, y comprit ceux de la Province de Québec évidemment.
    Que si les Francais avait gagne en 1759-60, il y a tout lieu de croire que la vallée du Saint-Laurent aurait été vendue aux Américains en 1803 avec le reste des territoires français en Amérique et que nous parlerions probablement français aujourd’hui comme nos cousins de la Louisiane.
    Ou souhaitent-t-ils plutôt l’enseignement de la mythographie nationaliste.
    Yves Saint-Pierre