Crise financière - Québec appelé en renfort pour aider les élèves défavorisés

Photo: Jacques Grenier

Le Comité de gestion de la taxe scolaire de l'île de Montréal (CGTSIM) demande une aide financière spéciale du gouvernement pour maintenir le soutien aux écoles défavorisées, malgré la débâcle des marchés financiers.

C'est que la crise financière a coûté au bas mot 30 millions à l'organisme qui gère les taxes scolaires pour les commissions scolaires de l'île et verse le fruit des intérêts pour mieux soutenir les élèves en milieux défavorisés. Le comité s'achemine vers un déficit de 16 millions pour l'année courante. Avec de tels résultats, il devient difficile de verser en 2009-10 13,7 millions, comme cela a été le cas cette année.

La directrice générale du CGTSIM, Sylvie Dorion, semble néanmoins convaincue qu'il sera possible de maintenir une aide aux milieux défavorisés, que ce soit grâce à un financement spécial de Québec ou en convainquant les commissions scolaires de puiser directement dans leurs coffres. «Les cinq commissions scolaires ont ensemble un budget de deux milliards. Treize millions, c'est un demi d'un pour cent de cette somme pour rendre des services à ceux qui en ont le plus besoin. On peut gratter un peu...», a affirmé Mme Dorion.

Au cabinet de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, on indique qu'une rencontre devrait avoir lieu sous peu pour discuter du dossier.

À la Commission scolaire de Montréal, qui reçoit la plus grande part des 13,7 millions étant donné qu'on y retrouve le plus grand nombre d'écoles défavorisées, on assurait hier que les services aux élèves ne pâtiraient pas de la débâcle financière. «On a les moyens de soutenir temporairement les écoles des milieux défavorisés», a indiqué le responsable des communications, Alain Perron.

Bon an, mal an, le CGTSIM place temporairement les quelque 400 millions de la taxe scolaire en attendant que les commissions scolaires de l'île en aient besoin. Les intérêts de ces placements sont ensuite réinjectés pour soutenir les écoles défavorisées, principalement en offrant des repas, des collations ou en payant du personnel supplémentaire.

Mais voilà, le CGTSIM a eu le malheur d'investir 75 millions dans les fameux papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA). On estime que cela devrait équivaloir à une perte nette d'environ 30 millions. En plus des PCAA, les gestionnaires doivent composer avec des taux d'intérêt très bas et un ralentissement de la construction immobilière qui se traduit par moins de taxes scolaires.

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