Inscriptions en hausse dans les cégeps

Les cégeps ont la cote. Alors qu'on anticipait une légère diminution en raison de l'évolution démographique, les collèges de la grande région de Montréal et de l'ouest du Québec enregistrent une augmentation de 4,3 % du nombre de demandes d'admission, soit 4265 dossiers de plus.

Les données rendues publiques hier par le Service régional d'admission du Montréal métropolitain (SRAM) montrent une hausse de 5,2 % des demandes dans la grande région de Montréal et de 2,9 % dans les cégeps situés en région (ouest du Québec). Dans la capitale nationale et l'est du Québec, la croissance des demandes est de 0,7 % par rapport à l'année dernière, selon les données obtenues auprès du SRACQ.

La croissance s'observe principalement dans les programmes techniques (6,9 %). Bonne nouvelle: des secteurs qui connaissent des pénuries de main-d'oeuvre affichent de fortes croissances. C'est le cas des sciences infirmières, où l'augmentation du nombre de demandes d'admission a été de 27 %. Les autres techniques biologiques (liées au domaine de la santé) enregistrent une hausse de 15 % des demandes. L'intérêt est aussi marqué du côté des techniques de l'informatique, avec une croissance de 15 %.

On constate toutefois une diminution des demandes dans les techniques administratives (-8 %) et en technologie du génie électrique, où la diminution cumulative depuis sept ans est de 48 %.

De toutes les demandes reçues par le SRAM, 51 % visaient des programmes techniques. L'augmentation est plus modeste du côté du secteur préuniversitaire, soit 1,6 %.
 
1 commentaire
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 7 mars 2009 10 h 55

    Cégeps anglophones

    Il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais.

    Et au collégial, plus de la moitié des allophones vont au Cégep anglais.

    Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.