En bref - Autre débrayage

Les quelque 950 professeurs de l'Université du Québec à Montréal débraient aujourd'hui pour une troisième journée dans l'espoir d'accélérer les négociations. Le syndicat réclame l'embauche de 300 nouveaux professeurs et un rattrapage salarial, de l'ordre de 11,6 % en trois ans, pour rejoindre leurs collègues québécois.

Une quatrième journée de débrayage est prévue le 10 mars prochain. «Nous réfléchirons à d'autres moyens de pression. Cela fait déjà 18 mois que l'on attend et il n'y a toujours pas de proposition sur la table», déplore la présidente du syndicat, Michèle Nevert. La direction de l'UQAM se dit «sensible» aux revendications, mais elle attend le dépôt d'une étude externe comparant les conditions de travail dans les différentes universités, exigée par Québec. «On ne dit pas que les professeurs de l'UQAM sont trop payés, mais encore faut-il avoir la capacité de les payer davantage. Lorsqu'on fera des offres salariales, elles tiendront compte de la capacité de payer», a fait valoir le directeur des communications de l'UQAM, Daniel Hébert. Les grévistes participeront à une journée de réflexion sur la gouvernance universitaire, à l'aube d'un nouveau dépôt du projet de loi sur la gouvernance, mort au feuilleton l'automne dernier.

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