Dilapidation de fonds publics - Les responsables du scandale financier de l'UQAM honorés...

Pour une deuxième année consécutive, la Ligue des contribuables du Québec décerne ses prix Glouton à ceux qui se sont distingués en dilapidant les fonds publics.

L'exercice a pour but de dénoncer ces gaspillages, tout en montrant du doigt les individus impliqués afin que les contribuables québécois soient bien au courant.

L'organisme sans but lucratif a décerné hier le Glouton d'or aux trois ex-dirigeants de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) qui ont géré les projets immobiliers du Complexe des sciences et le chantier avorté de l'îlot Voyageur.

Si l'événement annuel se déroule sous le signe de l'humour, la directrice générale de la Ligue, Claire Joly, n'entend pas à rire. En entrevue téléphonique à La Presse canadienne, elle a souligné que ces projets ont coûté 380 millions aux contribuables puisque le gouvernement du Québec a épongé la dette de l'UQAM relative aux deux projets immobiliers.

La Ligue des contribuables du Québec ne veut pas que cette facture, laissée par l'ex-recteur Roch Denis, ainsi que Mauro Malservisi qui était vice-recteur aux ressources humaines et Nicolas Buono à la direction des investissements, soit oubliée. D'ailleurs, elle déplore que deux des trois responsables du désastre aient pu quitter leur poste avec les indemnisations financières prévues à leur contrat.

Le Glouton d'argent est décerné cette année à l'ex-p.-d.g. de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau, pour avoir accepté une indemnité de départ de 380 000 $ même s'il a démissionné de son poste pour aller travailler ailleurs.

Ces primes en cas de départ volontaire ne devraient pas exister dans le secteur public, selon Mme Joly, qui promet d'en faire un dossier prioritaire en 2009. Dans la même catégorie, la Ligue accorde une mention honorable à l'ancien sous-ministre de l'Éducation démissionnaire, Claude Mailhot, qui a empoché une prime de 137 000 $ avant de renouer avec le journalisme sportif. M. Mailhot a démissionné 24 heures après que son contrat eut été modifié pour y inclure une allocation en cas de départ volontaire.

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