La communauté universitaire pourra prendre connaissance du plan de redressement de l'UQAM, promet Corbo

Le nouveau recteur de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Claude Corbo, joue la carte de la transparence en vue du dépôt du plan de redressement, qui aura lieu demain au conseil d'administration.

Dans un long texte envoyé jeudi à l'ensemble de la communauté universitaire, M. Corbo décrit les démarches qui s'enclencheront demain avec le dépôt du plan de redressement, des commentaires de la firme comptable PricewaterhouseCoopers et des réactions de la direction auxdits commentaires.

Aussitôt présentés au conseil d'administration, les documents seront rendus accessibles à la communauté universitaire, assure M. Corbo. Ils seront également transmis au réseau de l'Université du Québec, qui demandera à une autre firme comptable, Ernst & Young, de les analyser. Le tout sera ensuite confié au comité des sages, formé de Lise Bissonnette, directrice de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, de l'ancien recteur de l'Université Laval Michel Gervais et d'un ancien sous-ministre aux Finances, Alain Rhéaume.

Poussant la transparence un cran plus loin, le recteur a annoncé la création d'une adresse courriel pour recueillir les commentaires sur le plan de redressement. Il souligne que les différentes mesures devront notamment faire l'objet de négociations avec les syndicats, d'échanges avec les étudiants (au sujet des frais afférents) et de travaux au sein des facultés (sur les programmes).

Comité des sages

Il appert, à la lecture du message du recteur, que le conseil d'administration ne statuera pas immédiatement sur le plan de redressement, attendant plutôt que le dossier chemine au réseau UQ, au comité des sages et à Québec. «Il est capital et pressant, pour que l'UQAM sorte de l'enfermement budgétaire et financier où elle se retrouve actuellement, que sa proposition de plan de redressement soit transmise au comité des sages», écrit M. Corbo.

Le message à la communauté universitaire laisse déjà entrevoir la nature de certaines mesures comprises dans le plan de redressement, comme une augmentation des frais afférents, la création de nouveaux programmes de 2e et 3e cycles, l'augmentation du nombre d'étudiants par classe avec l'atteinte de la moyenne-cible de 41 au premier cycle, ou encore la «suppression d'activités désuètes».

Se faisant rassurant, M. Corbo insiste dans son message pour rappeler que les mesures permettant d'atteindre l'équilibre budgétaire ne devront pas «compromettre la mission de l'UQAM», tel que cela avait été convenu dans l'entente conclue en septembre dernier entre Québec, le réseau UQ et l'UQAM.