Programme pour le suivi des acquis des élèves - Le Québec et le Canada maintiennent leur position au classement international

Les élèves canadiens et québécois se maintiennent dans le peloton de tête international aux épreuves de lecture, de mathématiques et de sciences. Au pays, le Québec conserve son titre de champion des maths, alors que l'Alberta supplante les autres provinces en sciences et en lecture.

C'est ce qui ressort de la dernière enquête du Programme pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) menée en 2006 auprès de 400 000 élèves âgés de 15 ans.

Sur les 57 États participants, le Canada se classe quatrième en lecture, troisième en sciences et septième en mathématiques. Hormis les sciences, où le Canada fait nettement mieux que la 11e place récoltée lors de l'étude de 2003, la position canadienne est pratiquement inchangée.

L'Alberta éclipse les autres provinces en sciences et en lecture, suivie par la Colombie-Britannique et l'Ontario. Le Québec arrive au quatrième rang dans ces deux matières et maintient sa première position en mathématiques.

Le président du Conseil des ministres de l'Éducation du Canada, le ministre néo-brunswickois Kelly Lamrock, voit dans ces résultats le fruit d'un investissement soutenu en éducation et met en garde contre un éventuel relâchement. «En tant que Canadien, il faut trouver la volonté politique de financer l'éducation. C'est plus important que des baisses d'impôts ou d'autres objectifs plus populaires», a-t-il fait valoir.

Au cabinet de la ministre québécoise de l'Éducation, Michelle Courchesne, on était satisfait de la performance des élèves. «Le Québec se situe très bien, tant dans le monde qu'à l'intérieur du Canada», a indiqué son attaché de presse.

À l'échelle internationale, la Finlande tire particulièrement bien son épingle du jeu, arrivant première en sciences, et deuxième en lecture (derrière la Corée) et en mathématiques (derrière le Taipei chinois).

Le document de l'OCDE souligne par ailleurs que les pays où on observe les écarts les moins importants entre les performances des élèves forts et des élèves faibles, comme la Finlande, sont généralement ceux qui affichent les meilleurs résultats globaux. Ce constat fait dire au président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, qu'il faudra surveiller de près les prochains résultats en 2009, étant donné la tendance croissante au développement de projets à vocation particulière sélectionnant les élèves.

Écarts persistants entre garçons et filles

Cette nouvelle édition du PISA montre encore une fois un écart marqué entre les performances des garçons et des filles en lecture, et ce, dans tous les pays de l'OCDE. Cet écart est de 32 points au Canada et de 28 points au Québec (pour une note moyenne de 527). Les experts considérant qu'une année d'étude correspond à 38 points, les garçons accumulent donc un retard de presque un an sur les filles. Si les filles font mieux en lecture, les garçons les devancent cependant en mathématiques, mais dans une moindre mesure.

L'enquête, qui accordait cette année une attention particulière aux sciences, révèle par ailleurs que les élèves canadiens sont plus sensibilisés aux enjeux environnementaux que ceux des autres pays de l'OCDE. Ils sont également moins optimistes devant les problèmes qui accablent la planète. Cette tendance est encore plus marquée chez les jeunes Québécois.