Lutte contre le décrochage - Québec mise sur les activités parascolaires

Québec — Rendre l'école «cool». Voilà l'attitude que souhaite adopter le gouvernement Landry afin de lutter contre le décrochage scolaire, le mode de vie sédentaire et le manque de motivation des jeunes du secondaire.

Dans son plan d'action «Ça bouge après l'école» rendu public hier, Québec entend ainsi augmenter l'offre d'activités parascolaires pour faire de l'école secondaire un «milieu de vie stimulant». Objectif: doubler d'ici 2006 le nombre d'élèves inscrits à ces activités dans les écoles publiques, donc faire passer ce nombre de 120 000 à 240 000. Pour remporter son pari, le gouvernement mise 82 millions de dollars sur trois ans.

«Notre but, il est très clair: sortir les ados de leur routine du Nintendo, des heures passées devant la télé et de les inviter à se faire valoir à l'école dans des activités scolaires, sportives, culturelles et scientifiques», a affirmé le ministre de l'Éducation Sylvain Simard, lors d'une conférence de presse tenue à l'école secondaire Jean-Brébeuf de Québec. Plus philosophe, le ministre responsable de la Jeunesse, du Tourisme, du Loisir et du Sport, Richard Legendre, a dit souhaiter former à l'école des jeunes pourvus d'un «esprit sain dans un corps sain».

Les sommes investies par Québec serviront d'abord à appuyer l'organisation des activités par les écoles, comme la création d'une radio scolaire, d'une troupe de théâtre, d'un club scientifique, d'une équipe de volleyball, etc. Aussi, et surtout, elles serviront à défrayer les coûts du transport scolaire en dehors des horaires réguliers, obstacle qui empêchait jusqu'à maintenant de développer efficacement ce genre d'activités. «Il existe une relation étroite entre la participation des adolescents aux activités parascolaires et leur degré de motivation dans les études», a souligné M. Simard.

«Ça bouge après l'école» sera implanté graduellement sur trois ans. Les 600 écoles secondaires touchées par le programme devront se trouver des partenaires, municipalités ou entreprises, qui devront ajouter 20 millions de dollars à la cagnotte gouvernementale. Les différentes activités parascolaires, définies par les écoles et les commissions scolaires, commenceront dès septembre 2003.