Une coalition de citoyens contre la réforme?

Les enseignants membres de la nouvelle Fédération autonome de l'éducation (FAE) ont lancé hier un appel à une «coalition citoyenne» visant à convaincre le ministère de l'Éducation de faire une pause dans sa réforme de l'éducation.

Le syndicat de 27 000 professeurs du primaire et du secondaire, créé au printemps dernier après s'être dissocié de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), a indiqué qu'il souhaitait que ce groupe soit composé non seulement d'enseignants mais aussi de parents, de contribuables, d'organismes et d'intervenants du milieu de l'éducation prêts à se regrouper pour marteler un seul message: «Réclamer que le MELS [ministère] prenne un temps d'arrêt pour corriger cette réforme avant que toute une cohorte d'élèves n'en subisse des torts irréparables», comme l'a indiqué par voie de communiqué la présidente de la FAE, Nicole Frascadore.

Le syndicat, pour l'heure unique membre de cette coalition, estime que la réforme détourne la mission première de l'école, qui est d'être centrée sur l'acquisition de connaissances. La FAE a indiqué qu'elle tenterait de gagner à sa cause certains chercheurs qui ont publiquement et vigoureusement dénoncé les fondements de la réforme.

Ne possédant pas encore son propre site Internet, le syndicat a invité les gens intéressés à donner leur accord avec cet objectif de «corriger la réforme» en s'inscrivant sur le site www.stopponslareforme.qc.ca.

La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), groupe comptant environ 50 000 enseignants toujours associé à la CSQ, a pour sa part commencé à distribuer des milliers de tracts, destinés entre autres aux députés québécois, pour rappeler que «la réforme de l'éducation est un échec pour la réussite de nos enfants». Le dépliant reprend les résultats à la baisse d'élèves de la réforme en maths, en sciences et en écriture.