Semaine des enseignants - Les bonnes paroles du ministre irritent les enseignants

Les fleurs lancées aux profs par le ministre de l'Éducation, à l'occasion de la Semaine des enseignants, ont provoqué colère et irritation, après le pot que constitue la loi spéciale.

La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) a prévenu hier le ministre Jean-Marc Fournier, par voie de communiqué, que «son discours élogieux à l'endroit du personnel enseignant relève de l'hypocrisie après la gifle reçue par l'imposition d'une loi matraque».

Cet élan de colère était provoqué par les bons voeux d'usage prononcés par tout ministre de l'Éducation au moment de cette semaine particulière. «Nous devons tous être reconnaissants envers les enseignants, qui travaillent très fort à la réussite des élèves québécois, indiquait lundi le ministre de l'Éducation. Nous avons la chance de compter sur un personnel enseignant de grande qualité pour préparer nos jeunes aux défis de demain. Cette semaine nous permet de le souligner.»

La FSE, qui regroupe 80 000 enseignants, n'a pas accueilli ces louanges de manière détendue cette année. «On aurait mieux aimé que le ministre passe son tour, a indiqué hier Johanne Fortier, présidente de la FSE. Honnêtement, on aurait préféré le silence à ce communiqué.»

Le syndicat avait en outre quelques propositions à formuler pour faire bon usage de l'enveloppe de 20 millions tout juste octroyée, selon ce que Le Journal de Montréal rapportait la semaine dernière, aux dirigeants de commission scolaire en hausses salariales.

Avec 12,5 millions, les groupes de 3e année du primaire auraient pu passer de 27 à 23 élèves en milieux défavorisés et, avec 13 millions, les classes de 1re secondaire des mêmes milieux auraient pu passer de 32 à 27 élèves. «Tout au long de la négociation, ils nous ont dit ne pas avoir d'argent, rapportait Mme Fortier. Nous voyons aujourd'hui à quel point c'était un discours transparent.»
1 commentaire
  • FARID KODSI - Inscrit 8 février 2006 23 h 30

    Les enseignants - toujours irrités etrévoltés

    Peu importe ce que disent les ministres, le corps professoral de la province est fomé en majorité de baby boomers révoltés qui veulent faire à leur tête pour leur bien-être personnel. Quand ces derniers disparaîtront, le système d'éducation s'en portera beaucoup mieux. De toute façon, ils n'en ont pas pour longtemps.