Avec la pandémie, moins de gens veulent une interdiction des plastiques à usage unique

Plus de la moitié des gens sondés ont convenu qu’il serait mieux d’attendre le dénouement de cette crise avant d’imposer de nouvelles réglementations sur l’utilisation des plastiques.
Photo: Getty Images Plus de la moitié des gens sondés ont convenu qu’il serait mieux d’attendre le dénouement de cette crise avant d’imposer de nouvelles réglementations sur l’utilisation des plastiques.

La population canadienne serait moins en accord qu’avant avec une interdiction des plastiques à usage unique depuis le début de la pandémie de COVID-19, selon une étude de l’Université Dalhousie.

Entre 2019 et 2020, le pourcentage de Canadiens qui appuieraient une telle réglementation a chuté de 70 % à 58 %, indique le laboratoire en science analytique agroalimentaire de l’université néoécossaise.

« Alors que des réglementations plus strictes, et même des interdictions, avaient autrefois semblé être des mesures presque consensuelles, ce soutien est maintenant érodé », a affirmé l’auteur principal de l’étude, Robert Kitz.

Même si, selon le rapport, les Canadiens sont encore conscients de l’impact environnemental des plastiques, 29 % des participants ont estimé avoir consommé plus de produits emballés dans ce matériel pendant la pandémie.

Plus de la moitié des gens sondés ont convenu qu’il serait mieux d’attendre le dénouement de cette crise avant d’imposer de nouvelles réglementations sur l’utilisation des plastiques.

« La COVID-19 a peut-être fait oublier à certaines personnes notre dépendance au plastique, mais le problème est toujours parmi nous », a conclu le coauteur de l’étude, le Dr Tony Walker.

En partenariat avec la maison de sondage Angus Reid, le laboratoire a comparé environ 1014 réponses datant de mai 2019 à 977 autres du mois dernier.

Chaque échantillon comporte une marge d’erreur de plus ou moins 3,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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