Le CRTC critiqué par les poids lourds du secteur

La semaine dernière, le CRTC a publié les tarifs définitifs que les plus petits fournisseurs doivent payer aux principaux joueurs du secteur des télécommunications afin d’utiliser leur réseau à large bande.
Photo: iStock La semaine dernière, le CRTC a publié les tarifs définitifs que les plus petits fournisseurs doivent payer aux principaux joueurs du secteur des télécommunications afin d’utiliser leur réseau à large bande.

Vidéotron et Shaw Communications se joignent aux grandes entreprises de télécommunications ayant exprimé leurs inquiétudes par rapport à la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d’abaisser les prix que les plus petits fournisseurs Internet doivent payer pour utiliser leurs réseaux.

La filiale de Québecor s’est inquiétée mercredi des changements étant donné que Shaw affirme que la décision des autorités fédérales, qui réduit les tarifs de gros pour les sociétés qui accèdent aux réseaux d’accès haute vitesse actuels des grandes sociétés de câblodistribution et de téléphonie, aura des conséquences à long terme.

Bell Canada a annoncé lundi qu’elle limiterait l’expansion de ses services à large bande dans les zones rurales en raison de cette décision, en supprimant environ 200 000 foyers d’un programme d’expansion d’Internet en milieu rural, tandis que Rogers, Cogeco et Vidéotron ont indiqué étudier leurs options.

Nouveaux tarifs

La semaine dernière, le CRTC a publié les tarifs définitifs que les plus petits fournisseurs, tels que TekSavvy et Distributel, doivent payer aux principaux acteurs du secteur des télécommunications afin d’utiliser leur réseau à large bande à la suite de l’établissement de tarifs provisoires en 2016. Les tarifs définitifs sont inférieurs de 15 à 43 % aux tarifs provisoires en ce qui concerne la capacité mensuelle et de 3 à 77 % pour les tarifs d’accès. Selon le CRTC, cette mesure permettra de favoriser la concurrence parmi les services Internet à large bande et l’instauration de tarifs abordables pour les consommateurs.

Bell estime à 100 millions les répercussions financières, une partie importante de cette somme servira à couvrir l’effet rétroactif des tarifs. Cogeco Communications s’attend à enregistrer un manque à gagner d’environ 25 millions pour le trimestre en cours et Rogers a chiffré sa perte à 140 millions. Vidéotron estime qu’il y aura des répercussions financières rétroactives de l’ordre de 50 millions.

Avec Le Devoir