Beaucoup de changements au menu du guide alimentaire

Le nouveau guide alimentaire est appuyé essentiellement sur des études scientifiques, écartant l’industrie alimentaire pour éviter tout conflit d’intérêts.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le nouveau guide alimentaire est appuyé essentiellement sur des études scientifiques, écartant l’industrie alimentaire pour éviter tout conflit d’intérêts.

Fin des portions, part belle aux végétaux et moins de visibilité aux produits laitiers : le nouveau guide alimentaire canadien dévoilé mardi a fait place au changement, au plus grand plaisir des experts et organismes de la santé, de l’alimentation et de l’environnement qui l’attendaient depuis longtemps.

« Aujourd’hui, trop d’entre nous doivent choisir la rapidité plutôt que la qualité et nos habitudes alimentaires en souffrent. Elles ont aussi souffert d’un grand nombre d’informations qui peuvent être contradictoires et porter à confusion », a déclaré la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, lors du dévoilement mardi, à Montréal.

Alors que la dernière version du guide, qui remonte à 2007, insistait sur l’importance de respecter des portions quotidiennes pour chaque groupe alimentaire — en fonction de l’âge et du sexe des individus —, la nouvelle mouture a laissé tomber les prescriptions.

Photo: Guide alimentaire canadien

Le nouveau guide oriente plutôt les Canadiens vers une variété d’aliments en fonction de proportions. L’assiette d’aliments qui remplace le fameux « arc-en-ciel » sur la page de présentation du document en témoigne. Elle est constituée pour moitié de fruits et légumes, d’un quart d’aliments à grains entiers — comme le pain, le riz, ou le quinoa — et d’un quart de protéines animales et végétales — telles que la volaille, le tofu, les noix ou encore le poisson.

Il s’agit des aliments nécessaires à une saine alimentation au quotidien, avec une préférence marquée pour les protéines d’origine végétale plutôt que celles d’origine animale.

Mais où sont passés lait, fromage et yogourt ? Ils n’ont pas disparu du guide, mais sont tombés de leur piédestal, eux qui formaient autrefois un groupe alimentaire. Ils sont maintenant aux côtés des autres aliments protéinés.

S’ils sont une « bonne source de calcium et de vitamine D », les produits laitiers ne sont plus essentiels à une saine alimentation, estime Santé Canada. Un changement majeur, qui risque d’avoir un impact sur les producteurs laitiers, qui ont déjà manifesté leur inquiétude.

« Il faut que les Canadiens comprennent qu’on ne parle pas d’abandonner les produits laitiers mais simplement d’en consommer de façon plus modérée », nuance le professeur de nutrition à l’Université de Montréal Jean-Claude Moubarac.

Il n’en reste pas moins que le traditionnel grand verre de lait à table sera idéalement remplacé par l’eau, qui « devrait être la boisson de premier choix », d’après le nouveau guide.
 

Découvrez les principaux changements du nouveau guide alimentaire

 

 

À consommer avec grande modération

Boissons gazeuses, laits aromatisés et jus de fruits doivent, eux, être bus avec grande modération, prévient Santé Canada, qui conseille aussi de limiter les aliments transformés ou préparés. « Lorsqu’ils sont consommés régulièrement, ils peuvent contribuer à l’excès de sodium, de sucres ou de lipides saturés » et contribuer à augmenter les risques de maladies chroniques.

On retrouve aussi une mise en garde contre l’alcool, qui à long terme augmente les risques de cancer, d’hypertension ou de maladies du foie.

« C’est la première fois que le guide s’aventure à indiquer sans filtre quels sont les produits malsains, ceux qui nuisent à notre santé quand on en mange ou boit trop souvent. C’est un grand pas en avant », souligne le professeur Moubarac.

Au-delà des aliments

Il note également que pour la première fois, « le guide adopte une vision plus holistique ». « Il va au-delà des aliments et prend en compte l’impact environnemental de leur production et différents aspects socioculturels liés à leur consommation. » Les Canadiens sont par exemple encouragés à cuisiner plus souvent, à manger un repas en bonne compagnie, à savourer les aliments, ou encore à apprendre la sensation de faim et celle de satiété, qui sont propres à chacun.

L’expert en nutrition explique aussi que diminuer la consommation de lait et de viande est motivé par des préoccupations non seulement de santé, mais aussi environnementales. « On ne peut nier que notre santé est liée à la santé de l’environnement, la santé des plantes et des animaux. Il va falloir maintenant que nos habitudes alimentaires soient plus respectueuses et que notre système alimentaire évolue pour être plus sain et plus durable. »

Des compliments et des attentes

Dans l’ensemble, M. Moubarac voit le guide « comme une petite révolution, même s’il n’est pas parfait ». Il faut dire que ses attentes étaient élevées, lui qui a participé à l’élaboration du guide alimentaire brésilien, l’un des plus cités en exemple à travers le monde.

Dans le milieu de la santé et de l’alimentation, professionnels et organismes ont aussi bien accueilli le document. La Coalition poids le qualifie de « très bel outil pour orienter et soutenir une alimentation saine et durable », saluant le fait qu’il se soit appuyé essentiellement sur des études scientifiques, écartant l’industrie alimentaire pour éviter tout conflit d’intérêts. Une première dans l’histoire canadienne.

Même son de cloche du côté du Réseau pour une alimentation durable, qui s’attend toutefois à ce que le gouvernement établisse des liens entre le nouveau guide et les établissements publics qui l’utilisent : écoles, hôpitaux, résidences pour aînés, CPE, etc. Habitués à préparer leurs repas selon des portions précises, ces derniers devraient recevoir plus de précisions de la part d’Ottawa, plus tard en 2019, a indiqué la ministre de la Santé.

Pour sa part, Jean-Claude Moubarac se montre surtout critique envers l’étiquetage des produits en épicerie, qui ne permet pas pour le moment d’aider les consommateurs à faire des choix alimentaires éclairés. « On vous encourage à les lire, mais la mise à jour des étiquettes prévue par Santé Canada va entrer en vigueur seulement en 2022 », note-t-il.

Cette mesure prévoit entre autres que les entreprises identifient les produits en excès de sucre, gras et sel par un avertissement. Or, pour l’instant, les consommateurs doivent encore calculer eux-mêmes à partir du tableau de valeur nutritionnelle. « C’est compliqué, ils ne le font pas. »

Le professeur de nutrition se questionne aussi sur l’accessibilité des produits sains mis en avant, qui ne sont pas forcément les moins chers. Un avis partagé par Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques agroalimentaires à l’Université Dalhousie. « Le nouveau guide rend le consommateur plus vulnérable face aux produits vendus en épicerie. Les fruits et légumes sont les produits ayant les prix les plus volatils. Si l’agence encourage à en manger plus, elle devrait s’assurer de la capacité des citoyens à s’en procurer, en augmentant la capacité de production ici au Canada par exemple, ce qui baisserait les coûts », insiste-t-il.

16 commentaires
  • Louise Collette - Abonnée 23 janvier 2019 06 h 30

    Il était temps

    En effet ce n'est pas trop tôt ce nouveau guide.

    Concernant les produits laitiers il fallait faire quelque chose, je n'y croyais plus.
    Fini le temps du <<un verre de lait c'est bien, deux c'est mieux>> je tombais en bas de ma chaise à entendre cette pub.

    La santé des os...du calcium il y en a ailleurs que dans les produits laitiers et surtout, l'important n'est pas d'en consommer beaucoup mais de bien l'assimiler sinon cela ne donne pas de résultats, au contraire cela peut nuire à la santé.

    Les Chinois, qui sont un milliard trois cent millions de gens, ce n'est pas rien, ne consomment pas de produits laitiers, Vous avez déjà vu du lait ou du fromage sur les tables des restaurants chinois ?
    Ils ne cuisinent pas non plus avec des produits laitiers, ils ne consomment pas de produits laitiers et ils ne font pas d'ostéoporose contrairement aux Occidentaux, cherchez l'erreur...
    Je donne les Chinois en exemple mais c'est le cas des Orientaux en général, les produits laitiers ne font pas partie de leur culture.

    Je sais tout ça depuis au moins une trentaine d'années et je m'évertuais à convaincre mon entourage, je n'étais pas populaire avec ça, sauf auprès de quelques individus et j'avais abandonné depuis longtemps et tout à coup, bingo !! le guide alimentaire me donne raison.Ça fait du bien car maintenant je ne suis plus une hurluberlue qui prêche dans le désert... ;-)
    Je n'en reviens pas.

    Manger du fromage de temps en temps bien sûr c'est agréable mais attention, le fromage est gras et salé. Les verres de lait pour les adultes, ce n'est pas bon, reste le yogourt naturel et sans trop de gras etc etc...Toute un rééducation.
    L'espèce humaine est la seule espèce qui boit du lait d'une autre espèce.
    Les autres espèces pratiquent le sevrage, les humains non...encore une fois, cherchez l'erreur..

    Je suis ravie, ce guide n'est pas parfait mais il s'est grandement amélioré.
    Alléluia

    • David Cormier - Abonné 23 janvier 2019 09 h 14

      Les Chinois mangent du chien et du chat. Devrions-nous faire pareil?

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 23 janvier 2019 10 h 16

      Il y a une raison assez évidente qui fait en sorte que bon nombre de descendants de peuples européens boivent du lait: la diffusion au sein de ces populations d'une mutation génétique les rendant tolérant à la digestion de la lactose une fois rendue adulte. Il est bien connu que chez certains autres peuples ne possédant pas cette mutation, l'ingestion de protuits laitiers peu même s'avérer dans des cas extrêmes mortelle. Aussi, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Ainsi, par exemple, consommer du kéfir est bénéfique pour le microbiote de la plupart des gens. En terminant, il me semble que bien plus que la seule consommation de matière grasse, c'est surtout la consommation de sucre combinée à celle de graisse animale qui constitue un coktail de prédilection pour les problèmes vasculaires.

    • Jean Richard - Abonné 23 janvier 2019 10 h 35

      « L'espèce humaine est la seule espèce qui boit du lait d'une autre espèce. »

      En êtes-vous sûre ? Servez du lait dans un bol à un chat adulte, sevré depuis belle lurette, et il le boira avec plaisir et pourrait en redemander.

      Le lait de vache et, dans une moindre mesure, celui de chèvre et de brebis, fait partie de la culture occidentale, à des degrés divers selon les régions. En quoi notre culture serait-elle si mauvaise et celle des Chinois si bonne ? On pourrait même sourire en lisant cette allusion aux restaurants chinois où il n'y a pas de lait ni de fromage au menu : le restaurant chinois typique de l'Amérique du Nord, celui fréquenté par des gens pour qui le restaurant est un luxe faute de moyens financiers, n'est pas le meilleur exemple. Ces légumes congelés arrosés d'une sauce très sucrée et bourrée de glutamate pour en artificialiser le goût, est-ce vraiment plus sain que le lait ? L'intolérance aux glutamates vaut bien celle au lactose.

      Et tiens ! La plupart des Québécois francophone de longue souche ont des racines françaises. En France, on bouffe du fromage, beaucoup de fromage, à quoi s'ajoute du beurre dans certaines régions (du nord surtout). Or, le verre de lait tel qu'on le connaît au Québec est plus rare à l'est de l'Atlantique. Pourquoi ? La réponse se trouve dans la courte histoire du Québec. Cette réponse s'appelle la survie. Ce n'est pas sans raison que le garde-manger de la colonie contenait des produits laitiers, des œufs et des cochons. Ces aliments se sont imposés à notre culture et cette culture a survécu parce que le peuple a survécu. Alors, il n'y a pas de méchants Québécois qui boivent trop de lait et des bons Chinois qui n'en boivent pas. Il n'y a que des groupes d'humains qui, au fil des siècles, se sont adaptés aux ressources disponibles pour assurer leur survie.

    • Louise Collette - Abonnée 23 janvier 2019 10 h 56

      Jean Richard
      Comme je le disais j'ai prêché dans le désert longtemps et je ne vais pas recommencer c'est sûr, je pourrais relever plusieurs de vos commentaires mais je ne le ferai pas, j'ai beaucoup donné.
      Vous faites ce que vous voulez moi je suis rendue ailleurs, vous ne voulez pas, libre à vous ça ne me dérange pas, j'ajouterais simplement que nous ne sommes plus depuis longtemps <<en mode survie>>...
      Je suis vraiment contente que le guide alimentaire me donne raison, à moi, et à bien d'autres comme moi, car vous le comprendrez, je ne suis pas seule. :-)
      Je m'intéresse à l'alimentation depuis plus de trente ans, j'ai beaucoup lu au sujet de la <<surconsommation>> du lait, qui n'est pas si bénéfique que ça au final, j'ai une amie qui est très versée dans le domaine, j'ai beaucoup appris d'elle.
      Vous avez droit à vos opinions, et j'ai droit aux miennes.
      Amen.
      PS Le guide alimentaire a un peu remis les pendules à l'heure, je n'en reviens toujours pas.

  • Denis Paquette - Abonné 23 janvier 2019 06 h 30

    quand apprendrons nous que se nourrir est avant tout un processus économique

    S'il fallait indiquer les argents dépensés a quoi ressemblerait notre guide alimentaire
    pourquoi n'y retrouve-t-ton pas les oeufs qui ont pourtant toujours été a la base alimentaire de tous les pays,du monde, les poules et les volailles ne sont ils pas présents dand tous les pays , ne sont- ils pas apparues comme une première nécessitée, ceuillir ses oeufs au matin n'est il pas vieux comme le monde, les fermes quebécoises ne possédaient ils pas chacun leurs pigeonniers pour ces mêmes raisons, il y a plusieurs annéees étant en vacance a la Baie.Jeon Bease.........j'apercu alors une multitudes de canards et d'oiseau de toutes sortes, je demandai alors a quoi pouvait bien servir tous ces canards et ces oiseaux , on me repondit que c'était le garde manger, quelle sagesse d'une autre époque, et oui l'alimentation était encore pour eux un processus économique

  • Jean Thibaudeau - Abonné 23 janvier 2019 06 h 43

    OUI, MAIS...

    Je veux bien tout ça, mais encore faudrait-il (dans mon cas) qu'on m'indique quoi mettre d'autre que du lait (de façon réaliste) dans mes céréales et dans mon café!

    • Louise Collette - Abonnée 23 janvier 2019 10 h 31

      Du lait de riz, d'amande, de soya, naturel ou au chocolat, ou à la vanille, miam miam, délicieux.

    • Christiane Gervais - Inscrite 23 janvier 2019 11 h 04

      C'est aussi bête d'avoir aussi radicalement éliminé le lait que ce l'était de lui attribuer toutes les vertus. Quant à moi, il continuera à accompagner mon café du matin.

    • Louise Collette - Abonnée 24 janvier 2019 06 h 29

      Madame Gervais
      <<C'est aussi bête d'avoir aussi radicalement éliminé le lait>>
      Je crois que vous avez mal compris, il ne s'agit pas de l'éliminer radicalement, juste le descendre un peu de son piedestal. Et bien sûr dans le café le matin ça n'a rien de mauvais à moins que vous n'ayez une intolérance. Et pour ceux dont c'est le cas, les produits laitiers c'est banni de leur alimentation. Il faut savoir faire la part des choses.
      Le lait n'a juste plus la place prépondérante qu'il avait, il avait été surévalué, c'est tout
      <<Un verre de lait c'est bien, deux c'est mieux>> c'est faux, sauf pour les enfants et les veaux.
      Pas pour les adultes.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 24 janvier 2019 08 h 38

      Boisson de soja, d'amande...riz...
      Le veau arrête de téter après quelques semaines et ensuite, il va paître dans le pré et il ne boit plus de lait. Le calcium se retrouve dans les légumes et les fruits entiers et non dans les jus en vente sur le marché qui ne contient que des cochonneries. Rien de mieux qu'un bon verre de jus d'oranges frais et fabriqué à la maison. Mais on ne parle pas de l'eau distillée qui est le premier aliment à consommer.
      L'eau du robinet contient du chlore et des minéraux inorganiques
      C'est de l'eau de piscine. Le guide alimentaire est incomplet...

  • Chantale Desjardins - Abonnée 23 janvier 2019 08 h 47

    Le premier aliment est l'EAU

    Travailler si longtemps pour rédiger un document sur l'alimentation, et ne pas parler de l'eau de qualité est une HONTE. La seule eau bonne à boire est H2O, incolore, inodore et sans saveur. Donc, on parle ici de l'eau distillée. la seule bonne à boire. L'eau de piscine du robinet est à proscrire. Quand j'entends les diatétistes parler de tout et ne pas parler de l'eau de qualité, je trouve triste ce langage.

    AMC

    • Jean Richard - Abonné 23 janvier 2019 10 h 53

      Si vous tenez à ne boire que de l'eau pure, c'est-à-dire uniquement constituée de molécules comprenant deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène, vous allez mourrir de soif car à toutes fins pratiques, vous n'en trouverez pas dans la nature, pas plus que vous trouverez d'outils pour extraire de l'eau de façon le moindrement durable toute molécule autre que la H2O.
      La distillation ? L'eau vaporisée qu'on recondense ne donnera pas de l'eau pure car la condensation se fait sur des noyaux de condensation, particules solides autres que des molécules d'eau (qui sont alors gazeuses et non solides aux températures du processus).
      Enfin, l'eau est jusqu'à un certain point un aliment parce qu'il contient des minéraux. Mais l'eau pure n'en est pas un car elle ne contient ni minéraux, ni réserve d'énergie. Un être humain ne pourrait survivre s'il ne buvait que de l'eau pure.

  • Mathieu Gadoury - Inscrit 23 janvier 2019 10 h 01

    Il n’y a pas de « petite révolution »

    … sauf peut-être dans la forme (proportions au lieu de portions)

    Je ne vois pas grand chose de nouveau. En fait, le pire est resté : peur du sodium, peur des graisses saturées, recommandation de manger de la nourriture de famine (céréales) et de rationnement (légumineuses), nourriture la plus toxique.

    Parmi les infos douteuses, il y a les « bons gras » selon Santé Canada : huile de lin, olive, soja, canola, arachide, tournesol, etc. À l’exception de l’huile d’olive, toutes sont élevées en acides gras polyinsaturés. On peut qualifier les huiles de graines végétales de « diables liquides », à enlever massivement de son alimentation, au contraire des gras saturés et monoinsaturés. Les seules bonnes huiles végétales se résument essentiellement à l’olive, l’avocat et la noix de coco. Les autres huiles sont commercialisées parce qu’elles sont peu chères et extraites industriellement par des procédés nocifs (chaleur, solvants). Un cas notoire est l’huile de canola. L’appellation vient de « Canadian ola », un surnom pour éviter « rapeseed oil », ou « rape oil » (huile de viol). C’est un bon truc pour se souvenir que l’on a affaire à un diable liquide qui, comme tout bon diable, doit se déguiser pour continuer de sévir.

    Pour une révolution diététique, conseillons de passer devant les bouffologues canadiens et de consulter l’assiette alimentaire de Perfecthealthdiet.com. Ça permettra au moins de nourrir son intellect.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 24 janvier 2019 08 h 42

      Définition de l'eau: H2O, incolore, inodore et sans saveur. On trouve les minéraus dans les fruits, les légumes, le feta, le poulet biologique, mais le boeuf est mauvais.