Comment se prémunir des contaminations alimentaires

Inquiets de tomber malades, intoxiqués par un aliment avarié, les Canadiens se préoccupent de plus en plus du contenu de leur assiette.

S’ils peuvent prendre certaines précautions en cuisinant pour éviter les contaminations croisées ou encore respecter les normes de conservation des aliments, il leur est difficile de prévoir que la laitue achetée à l’épicerie du coin était déjà contaminée une fois sur les tablettes.

Voici quelques conseils des experts consultés par Le Devoir :

Rester informé Il est important de suivre avec vigilance les rappels alimentaires et de ne pas consommer les produits visés. Les rappels sont effectués par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) par l’entremise d’infolettres, de publications sur leur site Internet ou leurs réseaux sociaux. Les citoyens peuvent aussi être informés par les médias, qui font généralement circuler la nouvelle.

Laver les aliments Il est recommandé de laver les fruits et légumes à l’eau claire avant de les consommer. Inutile d’ajouter du vinaigre, du sel, un désinfectant ou un nettoyant vendu à l’intention des fruits et légumes dans l’eau dans l’espoir d’augmenter l’efficacité du nettoyage. « Aucune étude scientifique de la littérature n’a permis de confirmer que cela offre un avantage additionnel par rapport à l’eau pour le lavage des fruits et légumes à la maison. Par contre, il faut toujours se laver les mains au savon avant de manipuler des aliments », affirme Julie Jean, professeure de sciences des aliments à l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF).

Réfrigérer les produits frais Il est important de s’assurer que les produits frais sont bien réfrigérés afin d’inhiber la croissance des bactéries, telles qu’E. coli. « Plus la température est basse, plus la croissance bactérienne ralentit. Il faut donc maintenir la température la plus froide possible, soit le plus près de 4 °C. Augmenter la température en cuisant les aliments — quand ils s’y prêtent — est encore mieux, car la cuisson tue les bactéries », explique Mme Jean.

Consommer local « Manger local, sans être la panacée, réduit beaucoup les risques de contamination », souligne Sébastien Rioux, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie politique de l’alimentation et du bien-être. À son avis, plus on connaît l’origine des produits consommés, plus on augmente la part des responsabilités des producteurs, qui se doivent de fournir des aliments de qualité à leurs clients. Se limiter aux légumes de saison réduit néanmoins la variété des produits disponibles.

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