Un outil pour comprendre les habitudes alimentaires des nouveaux arrivants

Pour chacun des 44 pays détaillés dans «Profils alimentaires du monde», on insistera sur les pratiques et habitudes à valoriser, et celles à modifier.
Photo: Yulia Davidovich Pour chacun des 44 pays détaillés dans «Profils alimentaires du monde», on insistera sur les pratiques et habitudes à valoriser, et celles à modifier.

Une centaine de familles des communautés culturelles viennent de documenter leurs habitudes alimentaires afin d’outiller les intervenants en santé.

Le Dispensaire diététique et la Fondation OLO mettent jeudi matin un guide à la disposition du réseau de la santé et des services sociaux pour mieux comprendre les profils alimentaires des nouveaux arrivants.

Le rituel répété plusieurs fois au quotidien prend encore plus d’importance pour les femmes enceintes et leurs bébés, soulignent les deux organismes communautaires à l’origine de l’initiative. Akassa, foufou, injera, tamales, joumou, feijoada, ma po doufu, blini, kasha, harira : c’est sans doute l’assiette qui garde le plus longtemps les saveurs du pays d’origine après la migration.

Ce manuel à haute valeur nutritive part justement du besoin « de mieux comprendre l’environnement social et alimentaire des mères qu’on accompagne », explique Isabelle Dubé, nutritionniste du Dispensaire diététique.

Ces connaissances permettront non seulement de mieux orienter les femmes enceintes, mais aussi de créer un lien de confiance plus fort entre les intervenants et les familles accompagnées, ajoute-t-elle.

Pour chacun des 44 pays détaillés dans Profils alimentaires du monde, on insistera sur les pratiques et habitudes à valoriser, et celles à modifier.

« Dans certaines cultures, les mères mettent des céréales dans le biberon assez tôt. Si l’intervenant le sait déjà, il pourra dire que ce n’est pas suggéré », cite par exemple M. Bérubé.

La part des légumineuses

L’assiette typique, divisée par types d’aliments (féculents, protéines, produits laitiers, fruits et légumes), est également dessinée pour chaque pays. Ces diagrammes permettent rapidement de réaliser que les légumineuses occupent une place importante dans l’assiette mondiale.

Les Québécois gagneraient à importer cette habitude, puisqu’elles sont une « excellente source de fer et de fibres », note la nutritionniste.

Certaines croyances et plusieurs « trucs de grand-mère » tirés des médecines traditionnelles y sont également détaillés. Plusieurs communautés culturelles ont ainsi des recettes maison pour diminuer les coliques chez le bébé, comme des tisanes de verveine au Maroc ou la dilution de cumin dans de l’eau en Tunisie, par exemple.