La législation ne va pas assez loin

La militante et auteure Djemila Benhabib, membre du Rassemblement pour la laïcité, a déploré mercredi que les défenseurs de la laïcité soient souvent taxés d’islamophobes.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir La militante et auteure Djemila Benhabib, membre du Rassemblement pour la laïcité, a déploré mercredi que les défenseurs de la laïcité soient souvent taxés d’islamophobes.

Le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État ne va pas assez loin, selon le Rassemblement pour la laïcité, qui invite les Québécois à signer sa nouvelle déclaration publique. « La laïcité, la seule issue possible » a été signée jusqu’ici par 85 personnalités, dont Gilles Vigneault, Victor-Lévy Beaulieu et le cinéaste Bernard Émond, et est lancée alors que le Rassemblement présente son mémoire jeudi après-midi dans le cadre des consultations publiques sur le projet de loi.

En 2013, une déclaration semblable « plus générale » avait été appuyée par 62 000 signataires. André Lamoureux, politologue de l’UQAM et porte-parole du Rassemblement, croit que cette nouvelle déclaration est aujourd’hui nécessaire puisqu’en trois ans, les choses ont passablement changé. « L’intrusion des religions est plus forte et les manifestations de l’intégrisme se multiplient », a-t-il soutenu. L’augmentation des accommodements religieux, les pratiques autorisant les baignades séparées pour les hommes et les femmes sont, selon lui, d’autres exemples d’une situation qui s’aggrave.

Il dit même avoir vécu, à travers sa fille, une expérience de « manifestation d’intégrisme religieux » alors qu’une fillette de neuf ans est un jour arrivée en classe en portant un voile. « Ça provoque un choc. Ma fille m’a dit qu’elle ne leur parlait plus et qu’elle se tenait toute seule au lieu de s’intégrer », a-t-il raconté.

Non aux signes religieux

Lors de son temps de parole cet après-midi sur le projet de loi 62, le Rassemblement pour la laïcité demandera que le gouvernement interdise les accommodements raisonnables et le port de signes religieux dans la fonction publique. « Nous considérons que le temps est venu pour l’instauration d’une véritable laïcité consacrée au plan législatif, capable de gérer positivement la diversité au sein de la société québécoise et de favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, a affirmé M. Lamoureux. Les Québécois et Québécoises ne peuvent se satisfaire d’une législation semblable au projet de loi 62 prétendant faussement établir une neutralité de l’État mais laissant grandes ouvertes les portes à l’intrusion du religieux et à l’intégrisme au sein de l’État. »

Dans son mémoire, le Rassemblement plaide également pour que cesse le financement des écoles privées religieuses. Il souhaite aussi l’élimination du volet « culture religieuse » du cours Éthique et culture religieuse. Citant un exemple personnel, M. Lamoureux soutient qu’à cause de ce cours, l’école « parle tout le temps de religion » et que cela « crée l’obligation de croire chez l’enfant ». « Mon fils est venu me voir et m’a demandé : “Papa, pourquoi tu ne crois pas en Dieu, toi ?” »

Également signataire de la déclaration, la militante Djemila Benhabib déplore que les tenants d’un État laïque soient trop souvent accusés d’islamophobie. « La déclaration d’aujourd’hui est importante car elle vient clarifier les choses et nous dire que la laïcité est la solution […] à un moment où on accuse les laïcs d’être à l’origine de toutes les dérives que vit notre société, et cela est inacceptable, dit-elle. Certes, [la laïcité] mérite d’être rafraîchie et actualisée, mais jamais d’être accusée et stigmatisée comme on le fait depuis un certain temps. »

19 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 3 novembre 2016 09 h 20

    Laïcité et paix sociale


    Si les péquistes se mobilisaient autant pour combattre la pauvreté qui éprouvent durement plus d'un million de leurs propres concitoyens et concitoyennes qu'ils se mobilisent pour combattre le voile et le niqab.. Non seulement il n'y aurait plus de pauvreté au Québec, mais ils seraient sans doute bien heureux de ne plus m'entendre chialer sur cette tribune.

    À la limite, je dirais que les péquistes se cherchent un conflit pour tenter de donner une raison aux citoyens de vouloir se séparer du Canada. Une approche fort négative pour faire avancer la question nationale plutôt que d'en promouvoir les avantages.

    La société ne trouvera pas le repos et la sérénité nécessaire pour vivre ensemble dans la paix sociale sans que la société ne soit gouvernée avec un esprit véritablement laïque.

    Or, si la laïcité ne devient qu'une arme pour assoir une domination culturelle sur une autre, on aura complètement passer à côté du principal objectif de la laïcité: le vivre-ensemble en toute liberté, égalité et fraternité, et fait en sorte que cette laïcité devienne une nouvelle religion.

    ML/CM

    • Johanne St-Amour - Abonnée 3 novembre 2016 13 h 41

      Il est question ici de laïcité et non de pauvreté. Et la laïcité est un élément important de notre société aujourd'hui particulièrement pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

      J'ai assisté hier à cette conférence de Soheib Benchikh, ancien mufti de la grande Mosquée de Marseilles et qui affirmait dans les pages du Devoir:

      «Pour Soheib Bencheikh, un obstacle se dresse contre cette sécularisation : les Occidentaux non musulmans bien pensants. En défendant le droit des éléments les plus réactionnaires d’imposer leur interprétation de la religion, cet Occident tout pétri de bonnes intentions — et armé de chartes en tout genre — sape la lutte que mènent à l’interne les éléments plus progressistes de la communauté musulmane. L’intellectuel en veut pour preuve le débat sur le voile.

      « Bien sûr, il faut accorder les libertés à tout le monde, notamment s’il s’agit de la liberté de conscience. Mais est-ce que le voile, la burqa, le niqab est un problème de conscience et de spiritualité ? Ne s’agit-il pas plutôt de l’étendard avant-gardiste d’une idéologie conquérante qui utilise les libertés offertes en Occident — laïcité, liberté religieuse, etc. — comme un cheval de Troie pour s’imposer peu à peu ? »»

      Il me semble que vous êtes un de ces non musulmans bien-pensants M. Montmarquette, et dont les visées électorales se confondent entre positions inégalitaires de Québec solidaire mais aussi du parti libéral du Québec! Chacun veut s'arroger cet électorat, bien sûr! Un peu plus scandaleux pour Québec solidaire qui se dit progressiste!

      On comprend maintenant que l'expression «vivre-ensemble» a été établie afin d'accepter n'importe quoi et son contraire pour satisfaire des intégristes religieux. Ce n'est pas d'hier qu'on applique le «vivre-ensemble», ici maintenant cela veut juste dire, comme le démontre l'inacceptable position de la CDPDJ, écraser le droit des femmes à l'égalité, à ne pas être discriminées pour ne donner qu'un exemple.

    • Patrick Daganaud - Abonné 3 novembre 2016 14 h 23

      LA LAÏCITÉ, COMME CADRE ESSENTIEL DE L'ORDONNANCEMENT DES VALEURS

      Toutes les valeurs, toutes les libertés, tous les droits ne sont pas au même rang.

      Pour les étager, il est indispensable d'avoir un cadre laïque.

      Seul ce cadre peut faire en sorte, par exemple, que l'égalité de tous les genres, incluant bien sûr celle des femmes et des hommes, prime sur la liberté de religion.

      Seul ce cadre peut faire qu'un jour, par l'éducation, la liberté de religion ne puisse plus atteindre jamais la dignité et l'intégrité de la femme et celle de l'enfant.

    • Denis Gaumond - Abonné 3 novembre 2016 16 h 30

      Le "vivre-ensemble en toute liberté" est un acte de grande naïveté ! L'humain est un animal parfois raisonnable et son invention de la démocratie et des droits et lois lui ont fait faire un grand pas en avant vers davantage d'humanisme. Il a alors compris que la liberté est encadrement social et non un défoulement hormonal animal. La liberté fait appel aux neurones bien plus qu'aux hormones. Nous avons toutes et tous la liberté de conduire une voiture, mais nous savons maintenant qu'il faut encadrer cette liberté de façon légale et raisonnable. Cela aide à calmer bien des hormones... Ce faisant, nous n'avons pas créé une nouvelle religion pour autant, parbleu !

      Il en va de même pour la laïcité, sauf chez les esprits immatures qui croient que les cultures ne doivent pas à leur tour être encadrées par des lois et valeurs faisant appel aux neurones humains développés depuis la nuit du premier cri humain ou préhumain. C'est pourtant là la nature même de la culture que d'être consciente d'elle-même, de ses forces, des ses faiblesses ! Une culture qui infériorise un sexe par rapport à l'autre, par exemple, peu importe les raisons et les dieux qui la poussent, est une culture à encadrer.

      Le projet de laïcité se doit d'être apolitique et n'être le marché de personne. On ne peut évoquer que les autres trouvent la paix sociale et la sérénité lorsque l'on se présente soi-même en agent politique provocateur, M. Montmarquette. Je vais donc signer la pétition proposée par le Rassemblement pour la laïcité, car voici un projet transcendant, pour tout être raisonnablement humaniste et désireux de favoriser un meilleur vivre-ensemble dans ce monde où s'entrechoquent de plus en plus d'humains de cultures différentes et qui doivent s'apprivoiser et évoluer en visant ce qui se fait de mieux socialement, culturellement, politiquement, économiquement, humainement...

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 3 novembre 2016 21 h 53

      Je ne suis pas péquiste, mais je note au fil de vos commentaires que vous faites vraiment une fixation sur le PQ. À mon tour, je vous dis que si vous tapiez sur le PLQ autant que vous le faites du PQ, nous pourrions peut-être envisager un autre gouvernement que celui que nous devrons souffrir pendant des décennies avec le refus systématique de Québec Solidaire d'alliances, parce qu'ainsi, objectivement, vous permettez au PLQ de gouverner!

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 novembre 2016 09 h 15

      À Johanne St-Amour,

      " On comprend maintenant que l'expression «vivre-ensemble» a été établie afin d'accepter n'importe quoi et son contraire.. " - Johanne St-Amour

      Le problème, c'est que beaucoup de gens se prononcent et ne semblent même pas comprendre le principe de base de la laïcité, qui n'est pas le rejet des religions, mais "l'acceptation" de toutes les religions sur un même pied d'égalité et leur séparation de l'État": dixit Guy Rocher

      Dans la laïcité, ce ne sont pas "les citoyens" qui sont laïques, mais "l'État" qui est séparé du religieux.

      D'ailleurs, ce conflit qui perdure depuis 2007 est devenu tel au Québec, qu'on se demande qui doit apprendre à évoluer? Les séculiers ou les religieux?

      Et je persiste à croire qu'on accorde à des fins politiques et partisanes une importance diémesurée à des phénomènes aussi marginaux que la burqa et niqab, alors qu'il n'existe que très peu de cas concrets et qu'il y a plus d'un million de personnes qui vivent dans la misère et la pauvreté au Québec.

      Personnellement, je ne tolèrerais pas que quiconque vienne me dicter comment vivre, m'habiller, m'exprimer etc.

      Ce genres de polémiques aussi improductives qu'iinterminables sur le voile a fini par créer un conflit qui a dégénéré en guerre sociale permanente, tout simplement parce qu'on cherche à se mêler des choix personnels des autres et de choses qui ne nous regardent pas.

      On ne force pas les gens à évoluer. On discute dans le respect. On donne son point de vue on échange et ça bouge quand le fruit est mûr si la personne veut bien bouger.

      Il me semble qu'il y une sagesse élémentaire là-dedans. Comme dit le proverbe, on ne tire pas sur les fleurs pour qu'elles poussent. Chercher à changer les gens de force, c'est aller au devant des problèmes et se casser les dents.

      Autant le Québec que le Canada ont reçu ces immigrants.tes de plein gré. Il nous faut donc apprendre à vivre en paix avec eux et les choix qu'ils font.

      Christian Mont

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 novembre 2016 09 h 21

      À Johanne St-Amour corrigé.

      "On comprend maintenant que l'expression «vivre-ensemble» a été établie afin d'accepter n'importe quoi et son contraire." - Johanne St-Amour

      Le problème, c'est que beaucoup de gens se prononcent et ne semblent même pas comprendre le principe de base de la laïcité, qui n'est pas le rejet des religions, mais "l'acceptation" de toutes les religions sur un même pied d'égalité et leur séparation de l'État": dixit Guy Rocher

      Dans la laïcité, ce ne sont pas "les citoyens" qui sont laïques, mais "l'État" qui est séparé du religieux.

      D'ailleurs, ce conflit qui perdure depuis 2007 est devenu tel, qu'on se demande qui doit apprendre à évoluer? Les séculiers ou les religieux?

      Et je persiste à croire qu'on accorde à des fins politiques et partisanes une importance démesurée à des phénomènes aussi marginaux que la burqa et niqab. Alors qu'il n'existe que très peu de cas concrets et qu'il y a plus d'un million de personnes qui vivent dans la misère et la pauvreté au Québec.

      Personnellement, je ne tolèrerais pas que quiconque vienne me dicter comment vivre, m'habiller, m'exprimer etc.

      Ce genres de polémiques aussi improductives qu'interminables sur le voile a fini par créer un conflit qui a dégénéré en guerre sociale permanente, tout simplement parce qu'on cherche à se mêler des choix personnels des autres et de choses qui ne nous regardent pas.

      On ne force pas les gens à évoluer. On discute dans le respect. On donne son point de vue on échange et ça bouge quand le fruit est mûr si la personne veut bien bouger. Il me semble qu'il y a une sagesse élémentaire là-dedans. Comme dit le proverbe, on ne tire pas sur les fleurs pour qu'elles poussent. Chercher à changer les gens de force, c'est aller au devant des problèmes et se casser les dents.

      Autant le Québec que le Canada ont reçu ces immigrants.tes de plein gré. Il nous faut donc apprendre à vivre en paix avec eux et les choix qu'ils font.

      Christian Montmarquett

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 novembre 2016 09 h 40

      À Irène Doiron et M. Pierre Leyraud,

      " Je ne suis pas péquiste, mais je note au fil de vos commentaires que vous faites vraiment une fixation sur le PQ" -Irène Doiron et M. Pierre Leyraud

      Il y a bien assez de monde - dont les leaders de Québec Solidaire - qui tapent régulièrement sur le Parti libéral pour que ma petite contribution personnelle n'y change pas grand chose. Alors que de mon point de vue, c'est précisément l'absence quasi totale de critique du Parti québécois qui fait désespérément défaut.

      On avancera à rien au Québec en remplaçant éternellement les néolibéraux rouges du Parti libéral par les néolibéraux bleus du Parti québécois.

      Et tant qu'à parler du refus d'alliance de QS. Commencez donc par regarder la poutre qu'il y a dans l'oeil du PQ qui a éjecté le scrutin proportionnel de son programme en 2011 précisément pour diviser le vote souverainiste avant de regarder la paille dans l'oeil de Québec Solidaire.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 novembre 2016 09 h 53

      À Denis Gaumond,

      "Nous avons toutes et tous la liberté de conduire une voiture, mais nous savons maintenant qu'il faut encadrer cette liberté de façon légale et raisonnable." - Denis Gaumond

      Vous comparez des pommes et des oranges M. Gaumond.

      Il faut encadrer le droit de conduire, parce qu'une personne malléabilité peut mettre la vie des autres en péril. Alors que les choix et les pratiques religieuses sont d'ordre personnel.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 novembre 2016 13 h 17

      Correction de mon commentaire à Denis Gaumond:

      Remplacer "malléabilité" par "malhabileté".

      Merci.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 3 novembre 2016 09 h 26

    Il faut signer la pétition :

    La nouvelle déclaration du Rassemblement pour la laïcité : « La laïcité, la seule issue possible ».

    http://www.laicitequebec.org/

  • Danielle Houle - Abonnée 3 novembre 2016 10 h 28

    Hier j'ai vue une jeune femme brillante qui me disait que dans son groupe d'amis, une jeune femme de 25 ans qu'elle connaît depuis bien des années avait fait la rencontre d'un homme musulmant épris de son ''himan'' dont on a beaucoup entendu le nom dans les dernières années et qui l'écoute sans aucun discernement. Depuis que cette fille du groupe est en relation avec ce gars, elle n'écoute plus de musique, prie abondamment à tous les jours, porte le voile et s'isole de plus en plus. C'est très inquiétant tout cela et la personne qui me disait cela hier est aussi très inquiète. Alors, que personne ne vienne me dire que suis hismalophobe. Je n'ai rien contre les gens qui pratiquent une religion, mais j'en ai beaucoup contre les gens ''laveurs de cerveau'' et autres extrémistes. Le gouvernement devrait cesser de se fermer les yeux là dessus, ça risque de nous ''péter'' en pleine face sa banalisation.

    • Kevin Clancy - Abonné 3 novembre 2016 19 h 22

      Bonjour Danielle,

      L’homme que cette femme fréquente ne semble avoir aucun regard pour son bien-être ; il semble être une personne terrible qu’elle devrait éviter. Vous avez raison de vous inquiéter. Toutefois, un homme abusif reste un homme abusif, qu'il soit musulman, catholique, juif ou autre.

      Pour ma part, je connais des femmes musulmanes qui elles ont pris le choix de porter le voile sans l’obligation de leur mari, parce qu’elles croient que la femme *est* beaucoup plus que son apparence physique et que, d’après elles, l’homme doit comprendre cela, et ne pas la juger par son image superficielle. Lorsque j’ai interrogé, les maris à savoir comment ils prendraient le refus de leur conjointe de porter le voile, si elle décidait de faire cela, ils m’ont avoué qu’ils seraient déçus, mais respecteraient leur choix. Et ces femmes sont très loin d’être soumises.

      Une femme blanche peut être victime de violence psychologique ou physique de la part de son mari blanc. Cela est valide pour tout le monde. Certaines personnes sont de mauvaise foi, leur religion et leur couleur de peau n’ont rien à voir là-dedans. Fallait-il refuser les 38 000 immigrants irlandais durant la famine, car ça aurait pu nous « péter en pleine face » par peur des épidémies qu’ils pouvaient transporter avec eux ? Par la même logique, les Philippines ont d’énormes problèmes avec la consommation et vente de drogues dures; or les Philippins constituent la plus grande source d’immigration canadienne en 2015. Faudrait-il également leur refuser l’entrée au pays ?

      C’est une ligne très mince à parcourir, et il faut faire très attention au discours de la peur. Rappelez-vous que l’on parle d’êtres Humains, pour le meilleur ou pour le pire.

      Pour ce qui est de la laïcité, je supporte cette idée au sein du gouvernement tant que celle-ci est, comme l’a dit Christian Montmarquette, réellement une philosophie et non l’arme politique du moment.

  • Yvon Bureau - Abonné 3 novembre 2016 11 h 05

    Laïcité, ô Laïcité,

    que de paix personnelle, familiale et sociale l'on bâtira en ton Nom!

    Gratitude+++ à ce Rassemblement.

    Que son action soit fructueuse, car des plus nécessaires !

    Gratitude à Djemila Benhabib. J'ai eu la chance+++ de participer à un de ses cours à Université Laval/UTAQ, l'automne dernier.

  • Raynald Rouette - Abonné 3 novembre 2016 11 h 51

    La «Laïcité» pour la paix et le bien commun!


    Dans les années soixante au Québec, nous avons mis fin à l'intégrisme Catholique de façon harmonieuse, librement et de façon consensuelle. Les soutanes et voiles ont été remisés volontairement et définitivement. Depuis cet époque la foi de chacun/chacune relève du privé de l'intimité et sans prosélytisme.

    Au Québec, il n'est pas acceptable que l'intégrisme catholique soit remplacé par un autre intégrisme religieux, musulman ou autre. Ce qui est accepté ou acceptable ailleurs au Canada, ne l'est pas nécessairement au Québec.

    Le Québec est une «Société Distincte» du reste du Canada! Dixit: Robert Bourassa.

    Au Québec, la paix et le bien commun vont de pair! Bien avant la religion de qui que se soit. Il faut préserver cet état de fait.

    Le principe de la «Laïcité » assure qu'il n'y aura pas de descrimination!

    Tout immigrant, e, qui désire vivre au Québec en paix et souhaitant s'intégrer véritablement est le, la bienvenue!