Les chefs de police veulent un accès aux mots de passe

L’Association canadienne des chefs de police estime que les criminels ont de plus en plus recours au chiffrement pour dissimuler leurs activités illicites en ligne.
Photo: iStock L’Association canadienne des chefs de police estime que les criminels ont de plus en plus recours au chiffrement pour dissimuler leurs activités illicites en ligne.

Les chefs de police canadiens réclament une loi pour contraindre les gens à révéler leurs mots de passe aux forces de l’ordre si ces dernières ont obtenu l’approbation d’un juge.

L’Association canadienne des chefs de police (ACCP) a adopté une résolution incitant le gouvernement à prendre des mesures législatives pour faciliter l’obtention de preuves électroniques. L’ACCP estime que les criminels ont de plus en plus recours au chiffrement pour dissimuler leurs activités illicites en ligne.

Le commissaire adjoint de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Joe Oliver, a déclaré qu’aucune loi canadienne ne contraignait actuellement le détenteur d’un mot de passe à le révéler aux policiers dans le cadre d’une enquête.

Lors d’une conférence de presse mardi, M. Oliver a soutenu que les criminels, qu’ils soient membres de la mafia ou pédophiles, bénéficient d’un anonymat quasi absolu grâce à des outils en ligne qui camouflent leur identité de même que leurs communications.

« Les victimes dans l’espace numérique sont réelles, a rappelé M. Oliver. Les lois du Canada et sa capacité à maintenir l’ordre doivent suivre le rythme de l’évolution technologique. »

Cette résolution de l’ACCP survient alors que le gouvernement fédéral entame ses consultations en matière de cybersécurité, notamment par rapport à l’équilibre entre les besoins des policiers et les libertés fondamentales.

Au cours des dernières années, les demandes de policiers quant à l’accès aux communications en ligne ont attisé les tensions entre les autorités et les défenseurs des libertés civiles préoccupés par le droit à la vie privée.

Avec l'Agence France-Presse

3 commentaires
  • David-Alexandre Després - Abonné 16 août 2016 20 h 35

    1984

    Ainsi commença l'ère orwellienne...

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 août 2016 21 h 29

      Les policiers qui veulent avoir accès aux informations personnelles des citioyens sur le Web, ne donnent même pas leur numéro matricules dans les manifs.

      - Deux poids deux mesures, et pas à peu près!

      - Qu'ils aillent se faire voir!

      On est pas en dictature que je sache!


      - Cm

  • Bernard Terreault - Abonné 17 août 2016 08 h 28

    loi canadienne

    Qu'en est-il dans d'autres pays dits démocratiques ?