La CSN obtient le feu vert pour lancer une campagne

Pour le président de la CSN, Jacques Létourneau, le rehaussement du salaire minimum à 15 $ l’heure aurait des impacts positifs pour l’ensemble de la société.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Pour le président de la CSN, Jacques Létourneau, le rehaussement du salaire minimum à 15 $ l’heure aurait des impacts positifs pour l’ensemble de la société.

La CSN a reçu le mandat de son conseil confédéral de s’engager dans une campagne exigeant le rehaussement du salaire minimum à 15 $ l’heure le plus rapidement possible.

L’instance décisionnelle de la centrale syndicale demande de « construire des alliances sur cet enjeu ».

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, appelle à la création d’un large mouvement en faveur de cette revendication, « qui concerne la lutte contre la pauvreté et un meilleur partage de la richesse collective au Québec ».

Pour la CSN, cette mobilisation pour le relèvement du salaire minimum s’inscrit dans une lutte plus large qui concerne aussi le rôle de l’État et le maintien d’un filet de protection sociale qui réponde aux besoins des Québécois.

Impacts positifs

M. Létourneau déclare qu’il n’est pas normal qu’une personne qui travaille à temps plein doive recourir à des banques alimentaires, par exemple, pour subvenir aux besoins de sa famille.

Plus de 211 000 personnes travaillent actuellement au salaire minimum, établi à 10,75 $ l’heure depuis le 1er mai. Du nombre, près de 57 % sont des femmes.

Pour le président de la CSN, le rehaussement du salaire minimum à 15 $ l’heure aurait des impacts positifs pour l’ensemble de la société : la qualité de vie s’améliorerait pour des centaines de milliers de personnes et de familles, et l’augmentation de leur pouvoir d’achat aurait des effets bénéfiques sur l’économie.