Les programmes de prévention sont-ils efficaces?

Certains programmes de prévention de la radicalisation pourraient avoir l’effet contraire à celui recherché, en relayant le discours délétère du groupe État islamique (EI), pensent certains experts.
Photo: iStock Certains programmes de prévention de la radicalisation pourraient avoir l’effet contraire à celui recherché, en relayant le discours délétère du groupe État islamique (EI), pensent certains experts.

Certains programmes de prévention de la radicalisation auprès des jeunes pourraient avoir l’effet contraire à celui recherché, en relayant le discours délétère du groupe État islamique (EI), pensent certains experts.

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2 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 16 avril 2016 07 h 53

    Radicalisation vs déradicalisation

    Ce que nous avons au Québec, ce sont des programmes de déradicalisation. Ces programmes visent à stopper une radicalisation déjà en cours, généralement à partir de la dénonciation de proches de la personne engagée dans ce processus.

    Mais il n’y a pas de politique de prévention du radicalisme. Le projet de loi 59 du gouvernement Couillard, qui devait s’y attaquer par le biais de la lutte contre le discours haineux, est une passoire.

    Parce qu’il est impossible de s’attaquer au radicalisme religieux sans invoquer la clause dérogatoire de la Canadian Constitution, ce à quoi le gouvernement québécois se refuse.

    Contrairement à ce que suggère le texte du Devoir, le radicalisme islamiste n’est pas fondamentalement causé par la pauvreté et l’exclusion sociale. À titre d’exemple, Oussama ben Laden était le fils d’un riche entrepreneur saoudien.

    Le sentiment d’injustice conduit à la révolte mais le terrorisme (qui canalise cette révolte) est une business. Or la promotion du terrorisme se fait à coup de centaines de millions de dollars sous le couvert du prosélytisme saoudien (selon des mécanismes expliqués sur mon blogue).

    L’Autriche a adopté une loi qui interdit le financement étranger de ses mosquées. Contrairement à la Belgique (où le bail de la Grande mosquée de Bruxelles est carrément détenu par l’Arabie saoudite - voir Wikipédia), l’Autriche est un des rares pays européens qui ne soit pas visé par des attentats terroristes entrepris par ses propres ressortissants.

    Il y a peut-être là matière à réflexion.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 16 avril 2016 10 h 57

    … totalitarisme !

    « Il n’y a pas de profil type des jeunes à risque, ils sont à risque partout. (…) La désaffiliation citoyenne est à la source de la radicalisation. » (Ghayda Hassan, psychologue et chercheuse, groupe Sherpa, CIUSSS-Centreouestmtl)

    De cette citation, double douceur plus une :

    A Bien qu’il n’existe de profil type de jeunes se radicalisant « possiblement », tout le monde demeure à risque, incluant les universitaires ou les riches, et que ;

    B ni la désaffiliation ni l’affiliation citoyenne ne sauraient être ni la source ni la cause de ce qu’on appelle la radicalisation, mais le libre-arbitre qui, plutôt de choisir la vie, préfère opter pour le chemin de la mort ou des sans issus, et que, par ailleurs, le ;

    C phénomène de la radicalisation représente ou traduit tout épiphénomène qui, en lien avec des données d’appel d’ouverture ou de quête d’aventure libératrice, sollicite et entraîne bien du monde, précisément toutes ces personnes dont leur esprit est favorable au …

    … totalitarisme ! - 16 avril 2016 -