Une grande manifestation contre l’austérité

Les manifestants ont marché du parc Jarry jusqu’à Ville-Mont-Royal samedi.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Les manifestants ont marché du parc Jarry jusqu’à Ville-Mont-Royal samedi.

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Montréal samedi après-midi pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard et réclamer un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux au Québec.

Une centaine d’organismes, unis sous la bannière de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, demanderont à Québec de cesser ce qu’ils appellent « le saccage des services publics ».

 
Selon la porte-parole de la coalition, Véronique Laflamme, l’austérité affecte directement les services à la population.

 

Les plus démunis et les plus vulnérables de notre société sont loin d’être épargnés par ces coupes, s’indigne-t-elle, citant en exemple les compressions touchant les personnes souffrant de santé mentale ou encore les élèves vivant avec des difficultés d’apprentissage.

La coalition, également appelée Main rouge, constate également une aggravation des inégalités sociales — les coupes à l’aide sociale et la réduction du financement consacré au logement social sont notamment montrées du doigt.

Mais « l’austérité n’est pas une fatalité », juge la porte-parole de la coalition, qui estime qu’il s’agit plutôt d’un « agenda idéologique».
 

« Plutôt que de fouiller encore dans les poches des personnes les plus pauvres de la classe moyenne qui continuent de s’appauvrir », Mme Laflamme demande au gouvernement Couillard de se pencher sur quatre mesures fiscales qui lui permettraient de cesser de sabrer dans les services publics.

La Coalition estime que si Québec réinstaurait la taxe sur le capital pour les banques, augmentait le nombre de paliers d’imposition, haussait les impôts des grandes entreprises et luttait plus activement contre l’évasion fiscale, il pourrait mettre la main sur quatre milliards $ annuellement.

Le député de Québec solidaire Amir Khadir croit également que les coffres de l’État sont loin d’être à sec. « Quand il s’agit des médecins, des banquiers, des compagnies minières ou des compagnies pharmaceutiques, le bar des contribuables et du gouvernement est ouvert. Quand il s’agit des services publics, là, tout à coup, il n’y a plus d’argent. C’est inacceptable », s’exaspère-t-il.

Les manifestants — parmi lesquels se trouvaient des enseignants, des éducatrices en garderie, des syndicats ou encore des groupes de femmes — ont marché du parc Jarry jusqu’à Ville-Mont-Royal. « De partir d’un quartier populaire comme Parc-Extension, qui est l’un des plus pauvres au Canada, et de terminer à Ville-Mont-Royal, qui est plutôt cossu, déjà ça nous permet de passer un message sur les inégalités sociales », a expliqué Mme Laflamme en entrevue à La Presse canadienne.


Elle espère maintenant que le gouvernement Couillard sera sensible à cette mobilisation citoyenne. Il y a quelques jours à peine, Québec semblait jeter du lest en annonçant un réinvestissement en éducation. « Ça nous démontre qu’on peut faire reculer le gouvernement et ça c’est encourageant », glisse-t-elle.

M. Khadir croit également que ces grandes manifestations contre l’austérité ont eu un impact au Québec. « Il y a juste un an, la majorité de la population croyait les balivernes du gouvernement quant à la justesse économique de ses politiques. Aujourd’hui, ça s’est renversé, près de 60 pour cent des gens n’y croient plus », laisse-t-il tomber.

22 commentaires
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 28 novembre 2015 15 h 37

    Que voulez-vous?

    Philippe Couillard est un intouchables,un insensible,un sans-coeur pour qui tout ce qui l'interesse s'est sa réélection,si les québécois pouvaient se donner la main,se tenir debout defendaient leur langue évidemment qu'il serait battu meme avec ses amis de la Chambre de Commerce,les analphabetes,les pas pauvres,les citoyens de langue anglaise disciples de l'ex-Alliance-Quebec.Évidemment. J-P.Grisé

  • Gilles Théberge - Abonné 28 novembre 2015 15 h 50

    C'est assez!

    Quand on a assisté à la démonstration de Mc Sween, qui a montré que le gouvernement a tracé la ligne finale bien avant le début de la négociation, on ne peut que penser que ces manifestations sont une perte de temps.

    Réfléchissons. Le gouvernement peut ent tout temps décréter les règles et les conditions de travail de ses employés. Il maîtrise toutes les phases de l'opération. En cas de blocage il passera une loi.

    Ces manifestation sont un simulacre de négociation.

    La solution sera de foutre ce gouvernement dehors è la première occasion.

    Ëtes vous prêt gang à voter comme du monde.....

    • Marc Theriault - Inscrit 28 novembre 2015 23 h 24

      Et à voter pour qui, MM. Théberge et Grisé?

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 novembre 2015 09 h 05

      «Ëtes vous prêt gang à voter comme du monde..»-Gilles Théberge

      Et qu'est-ce que vous appelez «voter comme du monde» ?

      Remplacer l'austérité libérale, par de l'austérité péquiste?

      Christian Montmarquette

      Référence:

      « Des compressions tous azimuts » - Le Devoir

      Même les ministères de l’Éducation et de la Santé écopent

      7 décembre 2012 |Robert Dutrisac | Québec


      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/365848/de

      .

    • Bernard Dupuis - Abonné 29 novembre 2015 09 h 55

      Attention au fatalisme.

      La démonstration de M. McSween est bien séduisante, mais elle est une erreur d'argumentation. Ce n'est pas parce que «le gouvernement a tracé la ligne finale ...» qu'il faut jouer le jeu du fatalisme mahométan. Ce n'est pas parce qu'un «grand ingénieur» divin ou premier ministre aurait décrété le destin des humains qu'il n'y a rien à faire.

      La démonstration de M. McSween induit en erreur. Elle laisse entendre qu'il n'y a pas de choix, qu'il n'y a pas de volonté, que le destin est déterminé à l'avance et que rien ne peut changer son cours et par conséquent qu'il n'y a rien à faire. Qu'est-ce que c'est si ce n'est pas du fatalisme?

    • Bernard Dupuis - Abonné 29 novembre 2015 10 h 55

      À Christian Montmarquette.

      Il est vrai que le PQ serait probablement obligé de faire de compressions budgétaires, mais étant donné la situation géopolitique actuelle du Québec, il est accuré qu’un gouvernement Québec solidaire serait lui aussi obligé de pratiquer les coupes budgétaires.

      Même si un gouvernement Québec solidaire a l’intention de taxer les banques et de récupérer les échappatoires fiscales, il se frapperait à un mur. Le Québec ne peut se gouverner de façon autonome dans le Canada. Par conséquent, la souveraineté du Québec est un préalable à tout projet de société, même ceux de Québec solidaire. La souveraineté du Québec n’est pas secondaire par rapport à tout projet de société possible. Par conséquent, vouloir la fin du PQ, c’est jouer le jeu des canadianistes.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 novembre 2015 12 h 50


      « Le Québec ne peut se gouverner de façon autonome dans le Canada.» - Bernard Dupuis

      Vous êtes complètement dans le champs. Et à vous entendre, s'il fait froid en hiver au Québec et qu'il pleut en été, c'est de la faute du fédéral !

      1) La taxe de 0.8% sur les profits des banques et des institutions financière qui rapporterait à elle seule plus de un milliard au gouvernement du Québec, a été retirée par le gouvernement de Jean Charest en 2007 et pourrait donc être remise pour financer le Trésor public.

      2) À cause du laxisme du PQ et du PLQ conjugués, le Québec paye «20%» de plus que les autres provinces canadiennes pour ses médicaments, alors que les achats groupés proposés par Québec Solidaire avec Pharma-Québec, ferait économiser au bas plus d'un autre milliards à au gouvernement du Québec (Une mesure extrémiste selon l'ex-ministre péquiste de la Santé Réjean Hébert
      Réjean)

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/364087/ph

      3) La Coalition Main rouge a démontré par A+B que le Québec pourrait aller chercher plus de «10 milliards» par année! en mettant au pas les multinationales et autre sociétés commerciales gavées par le PQ et le PLQ et en révisant les paliers d'imposition de manière plus équitable.

      Bref,

      Que les péquistes cessent donc de pratiquer la «politique du pire» pour essayer de nous vendre leur souveraineté néolibérale. Ce n'est pas en défendant l'austérité que vous rassurerez les citoyens de la capacité du Québec d'être autonome économiquement.

      Le Québec est un État archi-riche. Le problème n'est pas le manque de richesse, mais que cette richesse n'est pas redistribuée équitablement et c'est que ce sont les «tis-namis» du PQ et du PLQ qui empochent pendant que le peuple et les services publics écopent.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Coalition Main Rouge : « 10 milliards de solutions»

      http://www.ffq.qc.ca/2014/03/campagne-10-millards-

      .

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 29 novembre 2015 13 h 27

      Comme ils disent en anglais,M.Thriault:"Anybody But Couillard."Je voterai pour le P.Q.et non pour Q.S.parce que je suis de l'avis de Bernard Dupuis totalement. J-P.Grisé

    • Bernard Dupuis - Abonné 29 novembre 2015 17 h 10

      À Christian Montmarquette.

      Si l'on fait le compte des montants que Québec solidaire promet de récupérer, nous arrivons à la mirobolante somme de 12 milliards. Or cela est bien peu par rapport aux besoins réels du Québec. Le front commun des employés du gouvernement réclame ce montant à lui seul en augmentation de salaire afin de récupérer son retard sur le privé.

      Ce n'est pas en défendant le canadianisme et le gouvernement fédéral que vous allez changer grand-chose. Si l'on considère que Québec envoie à Ottawa 45 milliards en taxes et impôts, sur lesquels il perd pratiquement toute autonomie, les 12 milliards apparaissent bien minces relativement aux besoins du Québec en éducation et en services sociaux.

      Quand vous mettez le PQ et les libéraux sur le même pied relativement au néo-libéralisme, il me semble que c'est faire une fausse comparaison et une généralisation hâtive. Ce n'est pas le PQ qui veut déconstruire le système d'éducation et les garderies. C'est Mme Marois qui a d'ailleurs créé ces dernières.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 novembre 2015 18 h 21

      À Bernard Dupuis,

      « Québec envoie à Ottawa 45 milliards en taxes et impôts, sur lesquels il perd pratiquement toute autonomie, les 12 milliards apparaissent bien minces relativement aux besoins du Québec en éducation et en services sociaux.» - Bernard Dupuis

      Les péquistes se scandalisent de ce qu'Ottawa perçoive entre 40 à 45 milliards au Québec, mais se gardent bien de parler des programmes qu'Ottawa administre et, surtout, d'admettre que les particuliers du Québec, les entreprises qui y œuvrent, les institutions, le gouvernement et divers organismes ont reçu du gouvernement fédéral des versements totalisant 58 milliards en 2010, soit 18 milliards de plus que ce que ce dernier a perçu au Québec pour ne prendre que cet exemple. Sans compter que le Québec a reçu plus de 9 milliards en péréquation du fédéral en 2014.

      Il est donc frauduleux de dire que le Québec perd quoi que ce soit desdits 45 milliards par année, alors que c'est simplement de savoir par qui ces sommes sont gérées et redistribuées, sans compter que ladite redistribution ne donne pas un sous de plus au Québec pour régler ses comptes et financer les services publics.

      Or, donc contrairement à ce que vous prétendez, ce 45 milliards en question ne change rien, alors que les sommes proposées par QS sont de l'argent neuf qui n'est pas perçu par les néolibéraux du PQ et du PLQ, mais qui le serait dans un gouvernement de Québec Solidaire et pourrait faire une énorme différence, quand on sait que le Parti lilbéral massacre actuellement le système d'Éducation avec une coupure de seulement un milliard.

      Et tout ça, c'est sans compter que toute votre belle théorie demeure à la merci d'un référendum gagnant, alors que la question nationale vivote à 40% depuis 45 ans et que Pauline Marois, loin de prédire que l'indépendance serait avantageuse au plan économique avait au contraire prédit 5 années de perturbations.

      - CQFD


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 novembre 2015 19 h 01

      À Bernard Dupuis,

      J'ajouterais qu'il ne faut pas craindre le ridicule pour dire que «les 12 milliards de QS apparaissent bien minces..» Quand on sait que tout le chambardement et les attaques aux services publics des libéraux totalisent des compressions de 4 millards, alors que ce 12 milliards de plus par année, non seulement aurait permis d,éviter l'austérité, mais aurait aussi permis d'améliorer nos services publics et d'installer un revenu minimum garanti de 12,000$ par année pour tout les adultes au Québec, tout en fermant cette boite à misère et a discriminiation étatisée de l'aide sociale.

      Mais évidemment, mettre un terme à la misère ne semble pas très important pour les péquistes.. Ce qui est important, c'est de planter un beau drapeau, peu importe qu'il soit érigé sur la souffrance et l'exclusion de leurs propres concitoyens.

      - CM

    • Bernard Dupuis - Abonné 29 novembre 2015 20 h 07

      À Christian Montmarquette.

      Comment pouvait-on affirmer tantôt que le Québec est une province archi riche et maintenant dire qu'il reçoit 9 milliards de péréquations. Si le Québec était si riche que cela, aurait-il à être dépendant de la péréquation canadianiste? Dans le 18 milliards de transferts qu'Ottawa verse au Québec, il faut inclure le 9 milliards de péréquations si je comprends bien. De plus, ce 18 milliards est financé à 25 % par les taxes et impôts du Québec. En réalité, c'est la mirobolante somme 13 milliards que le Québec recevrait en surcroit. Selon moi, c'est bien peu, sur un budget de 90 milliards, pour sacrifier son autonomie, sa liberté, sa langue et son projet de société souveraine.

      Selon les canadianistes, les principaux problèmes du Québec viendraient du fait que celui-ci compte trop de syndicats, trop de programmes sociaux, trop de français et trop d'indépendantistes péquistes. Si le Québec est si pauvre, ce ne serait pas parce que les souverainistes sont trop néo-libéraux, mais ce serait parce qu'ils ne le sont pas assez...

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 novembre 2015 21 h 56

      À Bernard Dupuis,

      Vous aurez beau tourner les chiffres dans tous les sens et tenter de polariser et de bloquer un débat économique autour d'une souveraineté que votre propre groupe affirme comme étant ni de gauche ni de droite, mais dans le statu quo néolibéral actuel..

      Il demeure que notre véritable problème de même que notre véritable pouvoir et notre véritable capacité d'action actuelle, n'est pas à Ottawa, mais bien ici même au Québec avec les arnaqueurs néolibéraux qui nous dirigent, qu'ils soient péquistes, libéral ou caquiste.

      Car le véritable ennemi du peuple, n'est pas le fédéralisme, c'est le capitalisme, et se faire exploiter dans un pays ou dans une province ne changera que la couleur du drapeau.

      Christian Montmarquette

    • Bernard Dupuis - Abonné 30 novembre 2015 11 h 14

      Pourtant, il me semble qu'il n'y a pas plus néo-libéraux que les fédéralistes canadianistes. Ceux-ci détestent les péquistes parce que ces derniers se disent sociaux-démocrates. Alors, pourquoi manifester tant de ressentiment envers les péquistes et tant d'admiration pour les fédéralistes archi néolibéral et archi capitaliste?

      Je me demande si le débat gauche-droite n'est pas en réalité un prétexte pour noyer le poisson et maintenir le Québec dans son état d'infériorité économique, linguistique et nationale.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 novembre 2015 20 h 07

      À Bernard Dupuis,

      « Alors, pourquoi manifester tant de ressentiment envers les péquistes et tant d'admiration pour les fédéralistes archi néolibéral et archi capitaliste?»-Bernard Dupuis

      Une fois de plus vous êtes dans le champs. Je désteste les fédéralistes néolibéraux autant que les péquistes et toute la droite qu'elle soit fédérale, provinciale, municipale ou paroissiale.

      Ce que je vous dis, c'est qu'on ne pourra rien changer des problèmes criants et actuels du Québec, et surtout «du peuple» québécois en attendant après un référendum gagnant qui a à vu ne nez a toutes les chances de planter pour une troisième fois; et qui plus est, ne garanti en rien une gouvernance plus social-démocrate, et surtout pas avec un PQ aussi néolibéral que le PLQ avec PKP en tête par-dessus le marché!

      Dans ces circonstances, la meilleure option reste donc de nous battre immédiatement contre la droite ici-même au Québec et sur laquelle nous avons un réel pouvoir, plutôt que de nous lamenter sur un Canada contre lequel nous ne pouvons rien juqu'à nouvel ordre.

      Mais malheureusement, ce que les péquistes nous proposent en attendant une indépendance fortement aléatoire comme solution aux abus du néolibéralisme, à l'austérité et à la déstruction de notre social-démocratie et au modèle québécois, c'est de remplacer les destructeurs de l'État néolibéraux rouges du Parti libéral, par des destructeurs de l'État néolibéraux bleus du PQ. Et nous voilà bien avancés!

      Christian Montmarquette

  • François Dugal - Inscrit 28 novembre 2015 16 h 18

    Le saccage

    Le Parti Libéral est le parti "naturel" du pouvoir. Comme il sera élu et réélu de façon constante, le saccage des plus démunis et vulnérables ne fait que commencer. Nous avons voté pour "les vraies affaires", il fallait y penser avant; maintenant, il est trop tard.
    Marcher, c'est bon pour la santé, mais cela n'influence en aucune manière le comptable et le médecin.

    • Françoise Labelle - Abonnée 29 novembre 2015 08 h 50

      Parce que le parti conservateur du Québec n'a aucun programme précis. Les coupures et leur ampleur sont à quelle page de leur programme électoral?
      Pour ce qui est des médecins, on n'est jamais mieux servi dans la poche du contribuable que par soi-même.
      Donner un plan en or aux minières qui contribuent pour moins que rien en redevances et au pib, qui nous ont coûté 1,4 milliards en frais d'exploration en nous laissant 700 sites à décontaminer, c'est pas vraiment de la comptabilité.
      Ne pas réduire les cadres sur-numéraires et les ignobles primes dans la fonction publique, ce n'est pas de la comptabilité non plus.

  • Colette Pagé - Inscrite 28 novembre 2015 18 h 47

    Des Pilleurs d'État !

    Tant de coupures sauvages et pourtant, tant de laxisme dans le dépassement de 800 millions des honoraires des médecin spécialistes, un bar ouvert , ainsi qu'en regard de la corruption de plus de 1 milliard dans les contrats d'informatiques. Une situation qui perdure et qui nécessiterait selon certains une autre commission d'enquête.

    D'un côté les pauvres, les sans-voix, les mal pris, le sous-payés, les équipements obsolètes dans les hôpitaux, les écoles mal entretenus et sous-financés et de l'autre côté l'enrichissement sans cause des gras durs, confrères du PM et du Ministre de la santé et le copinage dans l'octroi des contrats informatiques.

    De quoi donner le tourni ! Tant de scandales et si peu de coupables. Pas de blâmes et pas d'obligation de rendre compte. L'impunité pour tous.

    Nous comprenons mieux maintenant le slogan "S'occuper des vrais affaires" qui concrètement voulait dire : "Laissez faire et s'enrichir". Des pilleurs d'État.

    Trop occupé à couper, ce Gouvernement a , selon la Vérificatrice générale, perdu le contrôle.

    • Bernard Dupuis - Abonné 29 novembre 2015 10 h 10

      En effet! Et que dire de ce faux-fuyant des premiers ministres canadiens et québécois qui consiste à assister à une grande conférence sur le climat? Il est vrai que le changement climatique est un grave problème. Mais nos premiers ministres sont trop contents d'être à Paris ce qui leur permet d'éviter de faire face aux problèmes sociaux, encore plus graves à court terme, que vit leur propre peuple.

  • Denyse Cusson - Abonnée 28 novembre 2015 22 h 08

    voter de façon réfléchie ??

    Pour qui ont-ils voter massivement ?

    voter en donnant carte blanche , puis s'indigner.... quelle incongruité