«Peace for Paris», le symbole qui court sur le net

Le symbole «Peace for Paris»
Photo: Jean Jullien Le symbole «Peace for Paris»

Paris — Une Tour Eiffel schématisée, entourée d’un rond noir : « Peace for Paris », un dessin réalisé juste après les attentats de Paris par un jeune graphiste français, s’est répandu à vive allure sur les réseaux sociaux samedi.

Il s’inspire du symbole de la paix et du fameux « Peace and Love » des hippies des années 1960.

« J’écoutais la radio hier soir et ma première réaction a été de dessiner et de partager ça », a déclaré à l’AFP Jean Jullien, graphiste français de 32 ans, habitant à Londres.

« C’était spontané, je voulais faire quelque chose qui puisse être utile aux gens », a-t-il dit.

« Au vu de la violence des attaques, le symbole « Peace and Love » s’imposait. La synthèse était assez simple avec la Tour Eiffel, symbole de Paris. Les deux symboles s’imbriquaient », a-t-il expliqué.

Jean Jullien a d’abord publié le symbole sur son site avant de le partager sur son compte Twitter peu après minuit.
 

La publication envoyée depuis son compte a déjà été partagé plus de 45 000 fois. Elle a également été retweetée plus de 76 000 fois par le compte de l’artiste Banksy et par d’autres comptes.

Le 7 janvier, après l’annonce de l’attaque meurtrière contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo (12 morts), le slogan « Je suis Charlie » s’était répandu comme une trainée de poudre. L’auteur en était Joachim Roncin, directeur artistique et journaliste musique au magazine gratuit Stylist, qui avait publié le logo lettres blanches sur fond noir sur son compte twitter moins d’une heure après l’attentat.

Fluctuat nec mergitur

Par ailleurs, la devise en latin de la Ville de Paris est devenu un symbole de résistance au terrorisme au cours des 48 dernières heures. Un collectif d’artistes a investi la Place de la République, lieu des rassemblements populaires qui ont suivi les attentats de Charlie Hebdo en janvier dernier, afin d’y peindre les mots « Fluctuat nec mergitur » («Il est battu par les flots, mais ne sombre pas») en lettres géantes.



(photo: Martin Bureau Agence France-Presse)

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