Le président démissionne

Robert Sauvé dit vouloir se consacrer à ses fonctions au port de Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Robert Sauvé dit vouloir se consacrer à ses fonctions au port de Montréal.

La démission du président de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), Robert Sauvé, fait craindre une situation instable pour les prochains mois.

En poste depuis juin 2014, il restait 10 mois au mandat de M. Sauvé avant les élections officielles d’avril. « On se relance dans un nouvel intérim, alors qu’on est déjà dans une période instable », déplore Giuseppe Indelicato, président et directeur général de l’Association pour la défense des intérêts des ingénieurs du Québec et ancien vice-président de l’OIQ.

M. Sauvé a « un grand mérite » d’avoir rétabli « un respect autour de l’image de l’OIQ », mais il n’a pas pu répondre aux demandes des membres, note M. Indelicato, trop occupé à « réparer les pots cassés de l’establishment précédent ».

L’ingénieur fait référence notamment aux cas de corruption d’élus et de fonctionnaires, de collusion et de financement illégal des partis politiques faits par des firmes de génie-conseil ainsi qu’à la découverte que certains des ingénieurs soupçonnés de ces crimes siégeaient à l’OIQ. « Le prochain président pourra se concentrer sur les réalisations », insiste M. Indelicato. M. Sauvé a annoncé mercredi qu’il démissionnait pour « se consacrer pleinement à ses fonctions [de directeur de la gestion des infrastructures] au Port de Montréal » par voie de communiqué. Il a refusé les demandes d’entrevue.

La présidence de l’Ordre sera assurée par l’un des vice-présidents que le conseil d’administration nommera dans un délai rapproché.

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1 commentaire
  • Yves Petit - Inscrit 15 août 2015 09 h 20

    M. Indelicatio a raison

    L'Ordre est devenu une grosse boîte bureaucratique. Elle est plus préocupée par la collecte de cotisations et de fabrication de rêglements pour embêter ses membres. Il faudrait quelqu'un comme M. Indelicato pour redresser la situation.