Quelques incivilités au quotidien

Dans les lieux publics, les gens déambulent, chacun dans sa bulle, et ne se préoccupent généralement pas de l’entourage.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Dans les lieux publics, les gens déambulent, chacun dans sa bulle, et ne se préoccupent généralement pas de l’entourage.

 Employés accros au téléphone

Jeudi soir, au comptoir d’un restaurant qui sert de la bouffe pour emporter. Le jeune employé derrière le comptoir pitonne sur son iPhone, indifférent à la longue file de clients qui patientent. « Excusez, voulez-vous prendre ma commande ? », dit finalement un client exaspéré. Une scène semblable s’est répétée l’après-midi dans une pharmacie : deux employées bavardaient dans un coin, leur téléphone à la main, sans s’occuper des clients autour. Allô Houston, ici la Terre, nous avons un problème !


Collisions à l’épicerie
 

Le week-end, certaines épiceries se transforment en derby de démolition. Vous devez d’abord affronter de grosses voitures prêtes à foncer sur vous dans le stationnement. Ben quoi, il faut bien stationner le véhicule. Une fois à l’intérieur, la paix n’est pas encore au rendez-vous : les pilotes des voitures de course continuent de sévir, cette fois au volant de leur panier d’épicerie. Ça joue du coude. Tasse-toi mononcle ! Ils sont pressés de remplir leur panier, mais se réservent le droit d’arrêter n’importe où, même au milieu d’une allée surpeuplée. Et tant pis pour les autres qui cherchent à avancer.


La neige fond, les crottes ressortent
 

Chaque printemps, ça recommence. La neige qui fond laisse place à des déchets abandonnés partout en ville. Ou, mieux encore, à des crottes de chien qui font clairement sentir leur présence. Étonnant, mais bien vrai : la neige disparaît au retour des beaux jours et ne cachera donc pas éternellement les cadeaux que vous dispersez généreusement durant l’hiver.


On ne veut pas savoir ça
 

Dans une petite boutique, une employée parle à sa collègue. Elle déblatère à tue-tête contre la fille de son nouveau conjoint. « Une petite mal élevée. Elle vient manger dans le litte et laisse des miettes partout. On est pognés avec elle cette semaine, sa mère est partie en voyage. » Les clients entreraient sous le tapis s’ils le pouvaient, plutôt que d’assister à ce déballage de vie privée qui rend tout le monde mal à l’aise.

1 commentaire
  • Jacques Morissette - Inscrit 12 avril 2015 08 h 43

    Ouache!

    Avec les coupures dans le système d'éducation, ça ne va certainement pas aider.