La FFQ n’est pas rassurée

La présidente de la FFQ, Alexa Conradi, avoue ne pas être du tout rassurée par les explications du ministre de la Santé
Photo: Jacques Grenier Le Devoir La présidente de la FFQ, Alexa Conradi, avoue ne pas être du tout rassurée par les explications du ministre de la Santé

Bien qu’elle salue la réaction du gouvernement Couillard dans le dossier du droit à l’avortement, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) n’est « pas du tout rassurée » par les explications du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, au sujet des quotas.

« Je reconnais que le gouvernement a promis de ne pas affecter les services. […] Mais on veut que ce soit écrit que toutes les femmes du Québec qui ont besoin d’un avortement pourront continuer à l’obtenir », a affirmé la présidente de la FFQ, Alexa Conradi, lors d’une manifestation organisée à Montréal dimanche en collaboration avec la Fédération du Québec pour le planning des naissances.

En réaction aux révélations du Devoir, le ministre Barrette a répété la semaine dernière que le projet de loi 20 n’aurait pas d’impact sur l’accès aux avortements, mais n’a pas voulu écarter complètement l’idée des quotas.

En plus du droit à l’avortement « libre et gratuit », les centaines de manifestants qui ont défilé dans les rues de Montréal dimanche ont défendu l’accès à la contraception, aux services de planning des naissances et aux services de dépistage des infections transmises sexuellement.

« Ce ne sont pas des revendications et des perspectives diluées, c’est une des conséquences de l’austérité, qui peut conduire à un accroissement des inégalités », a fait valoir Mme Conradi.

La FFQ entend prendre la rue de nouveau au cours des prochaines semaines pour dénoncer l’austérité du gouvernement libéral et les mesures « rétrogrades » contenues dans son plus récent budget.