Les libéraux imposent des compressions de 74 millions aux services de garde

Les garderies privées subventionnées subiront des coupes de 22,5 millions, a indiqué Mme Charbonneau vendredi.
Photo: Olivier Zuida Les garderies privées subventionnées subiront des coupes de 22,5 millions, a indiqué Mme Charbonneau vendredi.

Le gouvernement libéral resserre encore plus l’étau autour des services de garde éducatifs à l’enfance. La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, impose des compressions de 74 millions de dollars aux centres de la petite enfance (CPE), aux services de garde en milieu familial, ainsi qu’aux garderies privées subventionnées en 2015-2016.

L’élue libérale a rencontré à tour de rôle au lendemain du dépôt du budget Leitão les représentants de chacun des groupes afin de leur en faire l’annonce. Les CPE seront aux prises avec un resserrement de leurs budgets de 49,5 millions, et les bureaux coordonnateurs 2,3 millions. De leur côté, les garderies privées subventionnées subiront des coupes de 22,5 millions, a indiqué Mme Charbonneau vendredi.

Elle a demandé aux acteurs du réseau de sélectionner d’ici le 1er avril « le moins pire de quatre scénarios proposés de coupes », a dénoncé le président de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), Louis Sénécal. « On nous met un couteau sur la gorge. Nous disposons de trois jours ouvrables. C’est inacceptable », a-t-il ajouté.

En agissant de la sorte, le gouvernement libéral cherche à « faire porter l’odieux » de nouvelles coupes à ceux qui soutiennent déjà à bout de bras le réseau de places — de 7,30 $ à 20 $ par jour à compter du 1er avril — et à les « mettre en opposition », estime M. Sénécal. Il fera plutôt face à un mouvement fort d’« alliances qui n’existaient pas dans le passé ».

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