Vers un abaissement des barrières à l’emploi

Le gouvernement Couillard entend faciliter l’accès des immigrants au marché du travail.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le gouvernement Couillard entend faciliter l’accès des immigrants au marché du travail.

Le gouvernement libéral entend lever un bon nombre des « obstacles » qui séparent les Néo-Québécois du marché du travail au moyen d’une « stratégie d’action » financée à hauteur de 22,5 millions de dollars sur trois ans.

« Une réforme est nécessaire », a fait valoir le ministre des Finances, Carlos Leitão, à l’occasion d’une conférence de presse. À ses yeux, le Québec doit « faciliter le chemin des immigrants vers le marché du travail » afin de minimiser les effets d’un « choc démographique important » dû au vieillissement de la population québécoise. Si rien n’est fait, le Québec connaîtra une pénurie de main-d’oeuvre dans certains secteurs de l’économie.

La ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Kathleen Weil, fera connaître « très prochainement » une nouvelle « politique d’immigration orientée vers les besoins du Québec » assortie d’une stratégie d’action, a fait remarquer M. Leitão. Ces deux documents refléteront les recommandations des « constats généraux » dégagés lors des consultations publiques tenues à l’Assemblée nationale au cours des derniers mois. Il devrait être question de l’importance de faciliter la reconnaissance et la mise à niveau des compétences des immigrants, entre autres en vue de leur adhésion à des ordres professionnels, et de favoriser la « régionalisation » des nouveaux arrivants.

La nouvelle politique d’immigration renfermera un lot de « mesures concrètes » visant à « favoriser la pleine participation des personnes immigrantes » à la société québécoise, notamment par le biais d’une « intégration professionnelle réussie à la hauteur de leurs compétences », est-il expliqué dans les documents budgétaires dévoilés jeudi.

Pour le reste, le ministère de l’Immigration verra son budget légèrement amputé. Il sera notamment confronté à une baisse de 4,75 millions pour ce qui est des sommes allouées à ses missions de francisation, d’intégration, de diversité et d’inclusion. Les programmes d’aide financière pour l’intégration linguistique des immigrants et les programmes « Réussir l’intégration » et « Mobilisation-Diversité » demeureront toutefois intacts.

1 commentaire
  • Pierre M de Ruelle - Inscrit 27 mars 2015 06 h 25

    Bonne nouvelle

    Reconnaissance des diplomes par les organismes professionnels, au moment des demandes d'emmigration, afin d'annuler les mauvaises surprises. On parle de reconnaissance adequate et non farfelue. Genre Universite Allemande, Francaise, Polonaise, Italienne, etc...
    Choisir exclusivement les emmigrants en fonction des besoins des entreprises...
    Au fait je suis etonne par le peu d'emmigrants qui proviennent ( dans cette province) de l'Europe de l'est? Ils semblent pourtant correspondre a notre mode vie occidentale en terme de valeurs sociaux economiques et par consequent plus faciles a integrer? Serait ce a cause qu'ils n'ont pas une connaissance de Francais minimale?
    Un emmigrant qui parle.