Une «Marche pour l’éducation» clôt une semaine de mobilisation

Syndicats et fédérations étudiantes ont manifesté devant les bureaux du premier ministre à Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Syndicats et fédérations étudiantes ont manifesté devant les bureaux du premier ministre à Montréal.

Les opposants aux compressions budgétaires annoncées par le gouvernement Couillard se sont mobilisés une fois de plus au cours du week-end, alors que les libéraux sont en train de peaufiner le prochain budget du Québec.

Après une semaine ponctuée de près de 70 actions symboliques de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics dans toutes les régions du Québec, de nombreux groupes issus du milieu de l’éducation ont revendiqué à leur tour, samedi, cette fois en marchant devant les bureaux montréalais du premier ministre Philippe Couillard. Les fédérations étudiantes collégiales et universitaires (FECQ et FEUQ), l’Association québécoise des CPE, des syndiqués de la CSQ ainsi que des députés de Québec solidaire et du Parti québécois ont participé à cette « Marche pour l’éducation », dont l’objectif était de sensibiliser le gouvernement aux enjeux de l’éducation en cette période prébudgétaire.

« On a déjà fait des dommages irréparables dans plusieurs institutions [scolaires] avec les compressions de 200 millions, que ce soit des abolitions de cours, des fermetures de programme ou même de faculté », a souligné le président de la FEUQ, Jonathan Bouchard.

Présent à la marche, le député solidaire Amir Khadir s’est quant à lui dit persuadé que l’arrivée du ministre François Blais à l’Éducation ne changera rien aux compressions annoncées et à venir au sein du réseau.

Une marche populaire

Des syndicats avaient également organisé une marche populaire dans l’est de Montréal, notamment pour dénoncer les réformes en santé et services sociaux, tandis qu’un collectif de professeurs collégiaux et universitaires, qui désirent demeurer anonymes, publiait une lettre ouverte (intitulée « La guerre qu’on nous fait ») afin de dénoncer le courant d’austérité qui balaie actuellement le Québec.