Auschwitz, 70 ans plus tard: le souvenir de l’horreur

27 janvier 1945. L’Armée soviétique libère le camp d’extermination d’Auschwitz, où on retrouve à peine 7000 survivants de la barbarie nazie. Quelque 1,1 million de personnes y sont mortes, dont 960 000 Juifs.

À quelques jours du 70e anniversaire de cet événement historique, Le Devoir revient ce samedi sur la Shoah, massacre systématique et industrialisé des Juifs d’Europe par le régime hitlérien. Un génocide qui coûta la vie à plus de six millions de personnes.

Au-delà de l’industrie de la mort mise en place dans le cadre de la « solution finale », des survivants, venus nombreux refaire leur vie à Montréal, racontent ces années de violence et terreur.

Pour ces derniers rescapés encore en vie, qui étaient des enfants au moment de l’Holocauste, le souvenir demeure toujours aussi vif que douloureux. « Avant d’être emportée, ma mère m’a dit : “ si par miracle tu survis, tu dois dire à tout le monde ce qui s’est passé ” », raconte Michael Kutz, qui avait neuf ans au déclenchement de la guerre.

Comment cette campagne de haine a-t-elle pu se mettre en marche en Allemagne ? Peut-on redouter la répétition de telles horreurs ? En fait, explique le professeur Jacques Sémelin, « aucune société n’est à l’abri du massacre, y compris une démocratie ».

Et depuis la Seconde Guerre mondiale, comment les cinéastes ont-ils dépeint la Shoah ? Quels films marquants racontent cet épisode sombre de l’histoire humaine ?

Un dossier des journalistes Isabelle Paré, Alexandre Shields, Stéphane Baillargeon et François Lévesque, à lire ce samedi.