La démocratie canadienne pourrait devenir une illusion

Le journaliste américain Glenn Greenwald
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Le journaliste américain Glenn Greenwald

Les « loups solitaires », ces tueurs isolés qui ont déversé leur haine, cette semaine, à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa, n’ont pas seulement fait trembler la démocratie canadienne. Ils ont également mis en lumière l’inefficacité de la surveillance massive des citoyens par les agences gouvernementales du Canada qui, en tenant désormais pour suspect potentiel tout le monde, sans distinction, finissent par ne plus pouvoir détecter convenablement les véritables éléments à risque, estime le journaliste américain Glenn Greenwald.

« Le Canada doit mettre fin à ses programmes de surveillance de masse de ses citoyens pour se concentrer sur les menaces réelles », a indiqué jeudi matin lors d’une entrevue accordée au Devoir l’homme par qui les révélations-chocs de l’ex-analyste de la National Security Agency (NSA), Edward Snowden, sont passées. Glenn Greenwald est à Montréal cette semaine à l’invitation de l’Université McGill où, jeudi soir, il a décrypté les dérives liberticides dans nos sociétés à l’ère de la peur et de la socialisation en format numérique dans le cadre de la Conférence annuelle Beaverbrook 2014. « La surveillance de masse, telle que menée actuellement par les États-Unis et ses alliés, dont le Canada fait partie, nuit désormais à la capacité des gouvernements à détecter clairement les citoyens à risque. Et nous venons, encore une fois et tristement, d’en avoir deux nouvelles preuves au Canada cette semaine. »

Fin observateur de l’avènement des États de surveillance, à l’ère du tout numérique, Glenn Greenwald pose un regard sévère sur le Canada et son gouvernement actuel qui, selon lui, méthodiquement, est en train d’attiser un climat de peur pour mieux y opposer des mesures et des politiques qui menacent à court terme les fondements de la démocratie canadienne. « L’idée d’une collecte massive d’information sur les citoyens, sans limites et sans tenir compte de la présomption d’innocence, n’est pas un concept uniquement américain, dit-il. C’est une idée qui vient surtout du projet Five Eyes [cette alliance internationale d’espions dont le Canada fait partie, avec les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande], dans lequel Ottawa est très actif. C’est aussi une chose fondamentalement illégitime. »

Documents secrets

Les documents secrets d’Edward Snowden qui exposent les grandes et petites lignes des programmes de surveillance PRISM ou XKeyscore, et que Greenwald a contribué à répandre dans l’espace public, entre mai et octobre 2013, alors qu’il bossait pour le quotidien britannique The Guardian, en font d’ailleurs à plusieurs endroits la démonstration, selon lui. Comment ? En indiquant que tous ces programmes de contrôle et de surveillance des communications et de la socialisation en format numérique ont été implantés dans les dernières années aux États-Unis, tout comme au Canada, loin des instances démocratiques qui, avant les révélations de Snowden, n’en avaient finalement pas conscience.

« Dans un de ces documents, un haut dirigeant de la NSA, responsable des relations avec les pays partenaires des États-Unis, explique d’ailleurs pourquoi le changement d’orientations politiques dans plusieurs pays, au terme d’élections générales depuis le milieu des années 2000, n’a finalement rien changé dans les liens entre la NSA et les agences de surveillance de ces mêmes pays. » Et la réponse est simple : le gouvernement du Canada peut être libéral ou conservateur, « le partenariat reste le même, parce que, en dehors des instances militaires et sécuritaire, personne d’autre au pays ne sait que ces liens existent », poursuit le journaliste.

« C’est la dimension qui me semble d’ailleurs la plus incroyable, dit Glenn Greenwald, qui soupçonne au passage les grandes entreprises de communication au Canada de nourrir ces programmes de surveillance, comme leurs homologues américaines. En matière de sécurité et de surveillance, les représentants du peuple, les instances démocratiques n’ont finalement aucune idée de ce qui se passe. Ces programmes ont été implantés sans possibilité de regard. Ils existent de manière isolée loin des responsabilités démocratiques. Et dans ce contexte, la démocratie finit par ne devenir qu’une illusion », conclut-il.

Destin marqué par un incroyable corpus

Dans l’histoire des libertés individuelles, il y a un avant et un après-Snowden, surtout pour Glenn Greenwald qui, en croisant la route de l’ex-analyste de la NSA, a forcément donné une autre trajectoire à son existence. « Être en possession de tels documents et être responsable de leur diffusion a engendré une très forte pression dans ma vie personnelle », dit l’homme qui vit aujourd’hui au Brésil. « Depuis un an et demi, je fais face à des menaces judiciaires, à des poursuites en Grande-Bretagne, à des tentatives d’intimidation. Mais le fait que ces révélations contribuent à un débat international et nécessaire sur un enjeu important est très gratifiant. »

Cette gratification, l’ex-journaliste du Guardian va également la chercher dans The Intercept, magazine en ligne qu’il a mis au monde, en février dernier, avec l’aide du milliardaire Pierre Omidyar, fondateur d’eBay. L’objet médiatique souhaite nourrir ce débat et poursuivre la diffusion des documents subtilisés par Snowden, dans un contexte journalistique un peu moins contraignant, avoue-t-il.

« Je suis très critique des médias américains, et ce, depuis longtemps, dit Greenwald. Les grands médias sont aujourd’hui trop près du pouvoir politique, trop amicaux avec ce pouvoir et ça devient problématique. Combien d’articles ont été écrits dans ces médias pour réclamer l’arrestation de Snowden ? Avec The Intercept, j’ai la possibilité de pratiquer une autre forme de journalisme indépendant, pour combler un vide actuellement dans le journalisme américain. »
59 commentaires
  • simon villeneuve - Inscrit 24 octobre 2014 00 h 30

    Criant de verite

    "Ils ont également mis en lumière l’inefficacité de la surveillance massive des citoyens par les agences gouvernementales du Canada qui, en tenant désormais pour suspect potentiel tout le monde, sans distinction, finissent par ne plus pouvoir détecter convenablement les véritables éléments à risque, estime le journaliste américain Glenn Greenwald."

    « Le Canada doit mettre fin à ses programmes de surveillance de masse de ses citoyens pour se concentrer sur les menaces réelles »

    "...méthodiquement, est en train d’attiser un climat de peur pour mieux y opposer des mesures et des politiques qui menacent à court terme les fondements de la démocratie canadienne."

    "Et dans ce contexte, la démocratie finit par ne devenir qu’une illusion », conclut-il."

    Quel beau resume M.Greenwald met en lumiere.

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 24 octobre 2014 09 h 12

      Plutôt un autre pseudo-expert que l'on paye pour ses conférences...

      Mon opinion, sur une piste de solution à suivre, serait la suivante. Les deux événements malheureux indiquent, dans le cas de ces deux jeunes meurtriers en folie, que ce sont les autorités qui ont voulu les retenir au Canada, et donc donné l'ordre à la police de littéralement leur arracher leur passeport, sans ensuite les encadrer dans ce que ces deux jeunes "allaient vivre dans leur tête". Voilà un réel problème à réfléchir...

    • Dominique Durand - Inscrite 24 octobre 2014 22 h 13

      Le Canada devrait surtout mettre fin aux cars de touristes qui arrivent sur la colline parlementaire à Ottawa pour visiter le Parlement, sans même avoir à s'identifier. Des milliers par année! Ils ne sont même pas fouillés pour savoir s'ils ont des armes dans leur poche de veston ou dans leur sac à main.

  • André Martin - Inscrit 24 octobre 2014 06 h 37

    Ce monsieur vend de la peur.

    S‘il faut titrer cet article de cette façon, il faudrait aussi préciser que la démocratie canadienne, ou n'importe quelle autre dite du monde libre, en situation de crise ou non, est aussi constituée d’une bonne part d’illusion, sinon on aurait pas senti le besoin d’instituer ponctuellement des commissions Gomery au fédéral, ou Charbonneau chez nous, pour réinjecter de la crédibilité à cette belle et grande notion.

    En fait le thème abordé me semblerait mieux posé en ces termes : notre paranoïa individuelle est-elle justifiée en regard du fait que je peux apparaître sur au moins une vingtaine de bandes visuelles durant une simple et courte promenade au centre-ville, un café à la main, que ce soit à Ottawa ou ailleurs?

    On est envahi littéralement par la déferlante « selfie », et son corollaire le « themfie » des pouvoirs publics. Est-ce obligatoirement un viol de démocratie ou une atteinte à la vie privée? Cette vie privée qui l’est de moins en moins, volontairement ou involontairement, parce qu’elle est exposée comme jamais depuis qu’on a greffé des caméras à tout ce qui est poteau du centre-ville, ou téléphone mobile dit intelligent ou fonctionnant avec une batterie, est-elle dans les faits éthiquement compromise? Ne serait-ce pas plutôt de l’ordre de la solution plutôt que celui d’un problème?

    Est-ce que le nouvel environnement devenu super médiatisé, sous l’impulsion irrépressible de l’essor technologique, ne poserait pas plutôt les bases d’un principe accru de sécurité collective pour une majorité de citoyens plutôt respectueuse des lois versus une minorité hors la loi dont les agissements anti-collectivité se retrouvent mieux détectés, donc possiblement mieux neutralisés, avant même leurs déploiements? ...

    • Jacques Cameron - Inscrit 24 octobre 2014 07 h 45

      Vous vous vendez l'argument fasciste par excellence: Si tu n'as rien à te reprocher pourquoi craindre l'oeil omniprésent et inquisiteur de ''Big Brother''? C'est accordé un immense pouvoir à quelques-uns et mène à tous les abus, à toutes les manipulations, c'est le banquet des ogres dictatoriaux. La démocratie c'est plus que de l'électoralisme, ce sont des droits dont celui fondamental de la vie privée qui reconnaît la souveraineté de la personne humaine. Sinon nous ne sommes que des appendices temporaires et passagers du plama germinatif (Erlich) contrôlés par le pouvoir. Lire 1984 d'Orwell manque votre culture.

    • Raymond Lutz - Inscrit 24 octobre 2014 07 h 45

      Ce monsieur vend des sophismes. Par où commencer? Il parle de cameras, la belle affaire. La surveillance que l'on doit dénoncer est-celle du Big Data (cumul de l'info sur TOUT nos déplacements, tout nos achats, lectures en ligne, lectures à la bibliothèque, réseaux d'amis, de connaissances, etc...).

      La surveillance tout azimut (video ou non) ne permet pas la prévention du crime (aiguille dans une botte de foin). Tout comme la torture ne permet pas de recueillir d'infos valables. Alors parler d'une sécurité accrue par ces moyens est de la frime ou de l'ignorance.

      Those who would give up essential Liberty, to purchase a little temporary Safety, deserve neither Liberty nor Safety. -BF

    • Jonathan Poirier - Inscrit 24 octobre 2014 08 h 35

      La sécurité à tout va sous prétexte que VOUS êtes respectueux de la loi AUJOURD'HUI n'a aucun sens. Si un jour vous devez aller manifester dans la rue, vous serez fiché (en faites vous l'êtes déjà lorsque vous manifestez...) que votre cause soit noble ou pas. Déranger l'ordre établie n'a jamais plu, que ce soit pour les manifestations étudiantes ou syndicales notamment. Pour ma part, pas question qu'on américanise nos lois. Les américains commettent déjà de nombreux abus de leurs pouvoirs à chaque semaine, que ce soit dans la police, l'armée ou les renseignements secrets.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 24 octobre 2014 08 h 48

      C'est drôle, mais j'ai plutôt compris qu'il nous mettait en garde contre les vendeurs de peur.

    • André Martin - Inscrit 24 octobre 2014 10 h 23

      Monsieur Cameron, j’ai lu « 1984 ». Comme vous le savez sans doute, puisque vous l’avez lu, c’est un roman.

      Monsieur Poirier, vous voulez vivre à Disneyland. Lorsque je vais manifester, je le fais à visage découvert. Cependant, l’employé policier, chargé de la sécurité, doit lui aussi porter très visiblement son matricule (ce qui n’est pas le cas actuellement), pour qu’on puisse s’expliquer devant les tribunaux s’il y a malversation (c’est aussi l’avantage d’avoir des caméras partout maintenant : c’est un ticket modérateur pour les deux bords).

      Monsieur Lutz, Guy Richer, éminent prof de sociologie québécois, commençait toujours ses cours en affirmant : « La liberté n’existe pas ». J’ai déjà eu l’occasion de discuter de mon dossier médical avec un fonctionnaire de ministère qui m’assurait que ce dernier était « parfaitement » confidentiel : je me suis mis à rire. Le « Big Data » est là pour rester. Revenez sur terre.

      Monsieur Ricard, dans ses pages et avec raison, parle aussi de l’illusion de la démocratie actuelle : trop de pouvoirs centrés autour d’un même individu, belliciste de surcroit. Il faut se rappeler que la démocratie l’a mise là; tout ce qu’elle peut (et doit) faire c’est de la ramener à l’ordre, l’obliger à redistribuer l’exercice de ce pouvoir, ou de l’enlever de là. La démocratie, comme les lois, ne sont pas parfaites et ne le seront jamais, mais c’est ce qu’on a trouvé de mieux.

    • simon villeneuve - Inscrit 24 octobre 2014 10 h 58

      Le risque 0 n'existe pas malgre ce que peuvent affirmer quelques charlatans assoiffer de pouvoir par le colntrole des masses de la population.

      Pour avoir la liberte, le prix a ete enorme et la vie est rempli de risques.
      Faut simplememt vivre avec et non la sacrifier sous pretexte d'atteindre la cible du risque 0 qui n'existe tout simplement pas ...

      Depuis 20 ans, les citoyens perdent de plus en plus de la liberte au nom de la securite :
      - camera de securite dans des endroits publics
      - casque pour le velo, moto
      - cigarette interdit
      - loi p-6 pour les manifestations
      - etc.

      Bien sur il y en a qui croit que certaines d'entre elles sont valables, mais le point est que le gouverenement vous soutirent des liberte car ils vous croient incapables d'agir responsablement, utilisant le risque 0 en vous faisant croire de mieux vous protegez.

      A mon avis, le plus grand danger d'une democratie est l'utilisation de la securite pour soutirer des libertes et droits au citoyens.

    • Pierre Brosseau - Abonné 24 octobre 2014 16 h 11

      À ceux qui voient en M. Greenwald un marchand de peur, je conseille fortement de lire son extraordinaire livre "Nulle part où se cacher", aux éditions JC Lattès, 2014, (en anglais, No place to hide, Metropolitan Boks).
      La première partie se lit comme un véritable roman. Le chapitre 4 intitulé "En quoi un État de surveillance est-il nocif" nous place devant des questions fondamentales quant à la démocratie pratiquée par certainses médias, politiciens, juges et militaires autant américains. canadiens que britanniques, australiens et néo-zélandais, les Five Eyes.
      En plus court, deux articles du Devoir, "Les députés enquêtant sur l'espionnage étaient espionnés" (5.07.2014, p. A-7) et "Requiem pour la vie privée", de Marco Fortier (19-20.07.2014, page B-1) ouvriront peut-être les yeux des incrédules.
      Bonne lecture à ceux qui veulent vraiment connaître la vérité.

    • Raymond Lutz - Inscrit 24 octobre 2014 19 h 57

      M. Martin a écrit "Le « Big Data » est là pour rester. Revenez sur terre."

      Oui, merci, mais je ne l'avais jamais quittée (est-ce la pointe d'une attaque ad hominem? À court d'argument?)

      Le Big Data est _en train_ de se constituer, il faut le stopper. Votre dossier médical n'a rien à voir là-dedans. Je parle de l'archivage de la totalité du trafic internet par exemple.

      Et non, la liberté n'existe pas, mais la coercition, elle, est bien réelle et il faut la minimiser. Si je vous attache à une chaise et vous bâillonne, vous n'aurez que faire de mes péroraisons sur le concept de liberté, même pimentées de citations de Guy Richer.

  • André Martin - Inscrit 24 octobre 2014 06 h 38

    ... Est-ce que toute cette quincaillerie de pistage visuelle, et surveillance des nids de dissidence, n’a pas contribué à contenir le problème à la neutralisation d’un seul « loose cannon » plutôt que d’avoir à faire face à celle d’une horde d’individus animés des mêmes états d’âme?

    • Raymond Lutz - Inscrit 24 octobre 2014 17 h 28

      Est-ce que toute cette quincaillerie de meurtres à distance (missiles lancés de drones), et d'emprisonnement des nids de dissidence (Bande de Gaza), n’a pas contribué à monter contre nous une horde d’individus animés par la rage et le désespoir plutôt que de neutraliser à la base le recrutement d'activiste?

      Pour répondre à cette question, consultez les déclarations de la dernière prix Nobel de la Paix, Malala Yousafzai.

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 24 octobre 2014 06 h 48

    Très intéressant cet article!

    D'ailleurs... en dehors même de ce dont il est question ici, Harper n'est-il pas considéré, et à plusieurs égards, entre autres les changements sur... j'en perd mon latin!- les sondages du gouvernement canadien auprès des citoyens, et ce pour en savoir le moins possible, considéré comme... antidémocratique? et ça veut être réélu... Et plusieurs l'appuient au nom de... notre sécurité! Tiens don'.

  • Christian Montmarquette - Abonné 24 octobre 2014 06 h 49

    Faire trembler... Les médias ou la démocratie?

    «Les « loups solitaires », ces tueurs isolés qui ont déversé leur haine, cette semaine, à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa, n’ont pas seulement fait trembler la démocratie canadienne. Ils ont également mis en lumière l’inefficacité de la surveillance massive des citoyens...» nous dit l'article.

    Si je suis bien d'accord pour dire que le Canada doit mettre fin à ses programmes de surveillance de masse pour se concentrer sur d'éventuelles menaces réelles, s'il en est. En contrepartie, laisser croire que ces événements ont fait «trembler la démocratie» m’apparaît une fois de plus tout à fait exagéré.

    En effet, mais en quoi donc, la démocratie canadienne aurait-elle été menacée d'une quelconque façon par ces deux gestes isolés? En rien. Dramatiser la situation de la sorte, apparaît davantage comme une manipulation des esprits à des fins médiatiques et politiques qu'au service d'une véritable information.

    Tenir ce genres de propos alarmistes à la Georges Bush pour deux quidams qui ont pris le mord aux dents et qui relèvent bien davantage du fait divers que de l’insurrection appréhendée, ne servira malheureusement qu'à justifier une fois de plus l’instauration mesures de sécurité abusives et liberticides, et de nouvelles attaques gouvernementales contre notre démocratie; si ce n'est la participation canadienne elle-même à des guerres d'agressions. Et c'est en ce sens que les propos du journaliste américain Glenn Greenwald semblent contradictoires par rapport à l’objectif souhaité.

    Christian Montmarquette