Lectures LGBT pour les écoliers

Jacques Pétrin, le président du Comité pour la diversité sexuelle et l’identité de genre de la CSQ, a répertorié une sélection d’ouvrages, dont plusieurs seront accompagnés d’un guide pédagogique.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Jacques Pétrin, le président du Comité pour la diversité sexuelle et l’identité de genre de la CSQ, a répertorié une sélection d’ouvrages, dont plusieurs seront accompagnés d’un guide pédagogique.

Papa porte une robe, La fille qui voulait être un garçon, Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? Voici quelques-unes des suggestions de lecture que la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) veut proposer aux centres de la petite enfance (CPE) et aux écoles primaires. Une liste de littérature jeunesse, dont Le Devoir a obtenu copie, a été dressée pour aborder les questions de l’homosexualité, la bisexualité, des transgenres, de la diversité des familles et de l’intimidation. Ce genre d’initiative a suscité ces derniers mois une vive opposition en France.

 

Sur cette liste qui contient une trentaine de titres, on retrouve principalement des livres de fiction d’une dizaine de pages où on explique aux enfants diverses réalités des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT). Dans La princesse qui n’aimait pas les princes, on raconte par exemple l’histoire de la fille d’un roi qui rejette tous les prétendants qui lui sont présentés et qui tombe amoureuse d’une fée. Dans Tango a deux papas et pourquoi pas ?,on parle plutôt de deux manchots mâles inséparables qui se mettent à couver un oeuf, puis élèvent leur petit poussin Tango.

 

Lutter contre les préjugés

 

« Ce sont tous des volumes où on aborde certains stéréotypes, il n’y a pas d’affaires de sexe », tient à rassurer Jacques Pétrin, le président du Comité pour la diversité sexuelle et l’identité de genre de la CSQ, qui a dressé la liste de lecture.

 

Ces dernières années, ce retraité ouvertement homosexuel et père de famille a répertorié les titres et lu presque tous les livres pour être en mesure d’arriver avec des suggestions de lecture concrètes et des guides pédagogiques pour inciter les CPE et les écoles à se les procurer. Cette initiative vise d’abord à lutter contre les préjugés à l’égard des LGBT, mais aussi à aider les enseignants et les éducatrices à en discuter avec les enfants en leur proposant des outils et une série de questions à leur poser. « Si on veut être en mesure de développer cette ouverture à la diversité, il faut briser le mythe de l’hétérosexisme dès le plus bas âge. Si on ne prend pas les enfants en CPE, ils prennent déjà le moule et perpétuent le mythe, notamment que les petits gars qui aiment le rose sont des tapettes »,affirme M. Pétrin, qui milite depuis des années contre les stéréotypes sexuels.

 

Débat délicat

 

La proposition de la CSQ d’intégrer la littérature LGBT dans les CPE et les écoles suscite déjà une variété de réactions sur les réseaux sociaux. Si certains parents y voient une bonne façon de démystifier les préjugés, d’autres se demandent à quoi servirait de lire ce genre d’histoires aux jeunes enfants qui ne se questionnent pas encore sur leur identité sexuelle. Certains craignent même que leurs enfants aient envie de changer de sexe ou soient attirés par de nouvelles pratiques sexuelles. En France surtout, le débat a été des plus houleux ces derniers mois alors que des parents se sont opposés à un programme d’égalité qui visait, selon eux, à intégrer dans le cursus scolaire la « théorie des genres »,qui prétend que nous ne naissons pas homme ou femme, mais que nous le devenons à cause des pressions sociales.

 

« Mais ça n’existe pas, la théorie des genres. On n’enseigne pas aux enfants à choisir leur sexe ni même leur orientation sexuelle », lance Michel Dorais, professeur à l’école de travail social à l’Université Laval. Ce sociologue spécialiste de la sexualité s’est d’ailleurs réjoui d’apprendre que la CSQ avait dressé une liste de lecture pour aider à enseigner la diversité sexuelle. « Tous les enfants sont concernés, il n’y a pas une famille au Québec qui ne connaît pas un LGBT. C’est pourquoi parler de la diversité sexuelle est bien, mais tout est dans la manière de le faire », mentionne-t-il. À son avis, le plus important est de présenter cette nouvelle littérature jeunesse en l’inscrivant dans le respect de la diversité humaine tant dans les ressemblances que les différences.

 

Néanmoins, M. Dorais reconnaît que certains parents pourraient être réticents que des lectures concernant les LGBT soient éventuellement imposées dans les CPE et les écoles. « Les gens qui s’opposent au respect de la diversité humaine, qu’ils soient racistes, sexistes ou homophobes, ils ont droit à leur opinion. Mais la société québécoise et canadienne a fait, par ses lois et ses Chartes, d’autres choix »,tient-il àrappeler.

 

Dès la semaine prochaine, la liste de la CSQ sera disponible lors de Fierté Montréal et sera mise en ligne sur le site de la CSQ. M. Pétrin compte également la soumettre aux bibliothécaires dans les institutions scolaires et des démarches seront éventuellement entamées auprès des syndicats des éducatrices en garderies et des enseignants avant d’approcher le ministère de l’Éducation. À l’automne, des guides pédagogiques sur quelques ouvrages destinés aux élèves de deuxième cycle primaire et du secondaire élaborés par des enseignants et des psychologues seront aussi disponibles sur Internet. On retrouvera, entre autres, un guide sur Philippe avec un grand H,ou encore Ulysse, alias Easy Loup Galop. En 2013, une enseignante de français de 4e année a tenté l’expérience en faisant lire à ses élèves ce dernier roman jeunesse traitant des différents modèles de famille, dont les familles homoparentales.

La liste des suggestions de lecture LGBT

Le secret d'Ugolin — Béatrice Alemagna (2000)

Papa porte une robe — Piota Barsony (2004)

La fille qui voulait être un garçon — Stéphanie Blake (2001)

Un air de familles — Béatrice Bouthillon (2013)

Tango à deux papas et pourquoi pas? — Béatrice Bouthillon (2010)

Ulysse et Alice — Ariane Bretouille et Marie-Claude Favreau (2006)

Ulysse alias Easy Loup Galop — Ariane Bretouille (2012)

La princesse qui n'aimait pas les princes — Alice Brière-Haquet (2010)

Dînette dans la tractopelle — Christos (2009)

Jason et la tortue des bois — Françoise de Luca (2011)

Cristelle & Crioline — Muriel Douru (2011)

Dis... maman — Muriel Douru (2003)

Un mariage vraiment gai — Muriel Douru (2004)

Je ne suis pas une fille à papa — Christophe Honoré (1999)

Le Comité infernal des ordres ténébreux — Sophie Labelle (2014)

Une fille comme les autres — Sophie-Geneviève Labelle (2013)

Marius — Alaoui M. Latifa et Stéphane Poulin

Je me marierai avec Anna — Thierry Lenain (2004)

Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi? — Thierry Lenain (2011)

Je veux un zizi — Laetitia Lesaffre (2007)

Les deux mamans de Potirou — Jean-Vital De Manléon et Rebecca Dauthermer (2001)

Philomène m'aime — Jean-Christophe Mazurie (2011)

J'ai deux papa qui s'aiment — David Morgane (2007)

Le petit garçon qui aimait le rose — Jeanne Taboni Misérazzi et Raphaëlle Laborde (2011)

Camélia et Capucine — Adela Turin et Nella Bosnia (2007)

Jean a deux mamans — Ophélie Texer (2004)

Drôles de familles! — Anaïs Valente et Ariane Delrieu (2013)

84 commentaires
  • Étienne Duclos-Murphy - Inscrit 5 août 2014 01 h 49

    Sujet très complexe

    Le débat est encore très jeune sur ce sujet au Québec. Je crois que c'est bien de briser les stéréotypes, surtout connaissant la pression qu'ils peuvent mettre sur les adolescents.

    Mais ça peut créer des débordements de toutes sortes. L'ouverture d'esprits est instrumentalisée, comme tout aujourd'hui. Pour faire un enfant, il faut un homme et une femme, est-ce que c'est écris ça aussi dans les livres qui "brisent les stéréotype"? Ah non, j'oubliais, on peut acheter des enfants en toute légalité maintenant!

    Il y a plus que se faire plaisir dans la vie.

    Ce qui reste dans la chambre à coucher des gens reste dans la chambre à coucher (se tenir la main ou s'embrasser en public est un acte civilisé que vous soyez hétéro, homo ou trans). Je ne vois pas en quoi éveiller le questionnement de l'enfant face à l'homosexualité va apporter à son développement. Tout est dans l'éducation, les parents sont supposés être présent pour enseigner ces choses là, et si, en grandissant, les adolescents veulent lire des livres sur le sujet, ils le feront par eux-même... Il est évident que l'enfant qui lit le livre "papa porte une robe" va poser des questions. Qui répondra? L'éducatrice du CPE? Avez-vous envie que vos enfants aient des discussions sur l'homosexualité avec des inconnues à 5 ans? Pourquoi chercher à ouvrir ces portes? Je n'ai pas mis de mot sur l'homosexualité avant mes 10-11 ans, est-ce que l'avoir "ignorer" fait de moi un homophobe? Est-ce qu'aujourd'hui je suis moins apte à vivre en communauté avec des homosexuels ou des transgenres? Un gros Non. Je crois que se diriger vers une société qui prone l'éducation ailleurs qu'à la maison c'est quelque peu malsaint. Les LGBT devraient s'occuper de donner des cours d'éducation aux nouveaux parents, qu'ils laissent les enfants tranquilles. Je vous rappelle qu'avant d'imiter qui que se soit, l'enfant imite ses parents.

    Bref, nous sommes tous différents, et c'est drôlement beau ainsi.

    • Stéphanie Jobin - Abonnée 5 août 2014 13 h 16

      Éducation parentale et éducation scolaire peuvent être fait les deux en même temps. L'un n'empêche pas l'autre. Montrer une diversité dans l'orientation sexuelle ne signifie pas montrer la sexualité. Ça signife seulement montrer une autre réalité. Ce qui est important à mon sens est de montrer les possibilités, les possibilités d'amour (n'oublions-pas que c'est cela aussi). Je ne comprends vraiment pas où est l'instrumentalisation là dedans?
      Dans notre société hétéro, ce qui est dans la chambre à coucher ne reste pas dans la chambre à coucher, elle est partout cette réalité hétérosexuelle, nous en sommes bombardé, enfant ou adulte. Partout subtilement on remet en question l'orientation propre à chacun au nom de cette norme. Alors à mon avis, je crois que toute la société doit être concernée et c'est normal que ça se réflète dans notre éducation nationale.

      Et, d'ailleurs, vous pensez vraiment qu'un groupe de parent voudrait se faire dire quoi faire par un groupe LGBT? Je ne vois aucune façon de mettre ça en place. C'est plutôt une fausse solution!

    • Étienne Duclos-Murphy - Inscrit 5 août 2014 20 h 08

      Vous avez raison sur le fait que l'éducation peut être fait à l'école et à la maison.

      L'instrumentalisation de l'ouverture d'esprits, pour moi, c'est utiliser la bonté de l'humain (l'acceptation de son prochain, la main tendue) à d'autres fins que de vouloir obtenir une réelle égalité.

      L'enfant observe la nature, son papa, sa maman, désolé de le dire ainsi, mais j'ai de la difficulté à prendre le modèle familiale "naturel" comme étant un "cliché à briser".

      Que l'hypersexualisation soit "hétéro" ou "homo", elle peut être (elle est) une nuisance.

      Concernant les cours pour les parents, j'étais dans le sarcasme. Reste que le problème est dans le parent, pas dans la réalité qui entoure l'enfant à l'extérieur du foyer familial. Nous sommes tous nés dans cette société hypersexualisée, ça ne fait de nous des gens inaptent à accepter l'homosexualité. Là est une des conclusions concernant mon point de vue sur l'instrumentalisation de l'ouverture d'esprits, car le vrai problème, il n'est pas dans l'enfant et dans sa bande dessinée sans texte, il est dans le parent et l'éducation homophobe et sexiste qu'il donne à son enfant.

      Donc, que viennent faire les enfants dans le débats sur l'homophobie?

  • Louka Paradis - Inscrit 5 août 2014 07 h 47

    Non, non et non

    Il y a une différence majeure entre sensibilisation et conditionnement. Les jeunes enants sont très impressionnables et très malléables. Il ne faut pas projeter sur les tout-petits des préoccupations et des choix d'adultes en se faisant croire que c'est pour leur bien. Commençons donc par leur apprendre le respect de soi et des autres. Il y a décidément des lobbies qui poussent le bouchon beaucoup trop loin.

    • Yvette Lapierre - Inscrite 5 août 2014 09 h 42

      Exact Madame Paradis, le respect de soi et des autres n'a pas à être teinté de définitions de sexes , de races, de classes sociales ou de modèles de sociétés.

      Ces lobbys vont juste obtenir l'effet contraire à celui recherché à force de trop pousser le bouchon; vous voyez ça vous un défilé de la fierté hétéro?

    • Guillaume Desjardins-Dutil - Abonné 5 août 2014 10 h 02

      L'homosexualité n'est pas un choix et ne se détermine certainement pas une fois adulte. L'intolérance et l'incompréhension vis-à-vis de la diversité n'attendent pas non plus la majorité pour se manifester: l'intimidation et le taux de suicide effarant des jeunes LGBT en témoignent. C'est justement parce qu'il y a des parents moins à l'aise ou moins équipés (ou carrément intolérants) qui n'arrivent pas à sensibiliser leurs enfants à la maison qu'il serait intéressant que des professionnels de l'éducation abordent la question avec des faits et la délicatesse nécessaire.

    • Denis Hébert - Inscrit 5 août 2014 10 h 13

      Comment apprendre le respect quand on ignor une réalité? L'ignorance engndre bien souvent les préjugés.

    • Étienne Duclos-Murphy - Inscrit 5 août 2014 10 h 38

      Je suis tout à fait d'accord.

      Si les "LGBT" veulent faire "changer la situation", ils devraient "donner des cours" d'"éducation" aux nouveaux parents et laisser les enfants tranquille.

    • Stéphanie Jobin - Abonnée 5 août 2014 13 h 31

      Franchement, où est de conditionnement dans le fait de montrer les diverses possibilités amoureuses existentes? Le conditionnement à l'heure actuelle ne se trouve que dans la norme hétérosexuelle, pas par son existence mais au niveau de la pression de devoir s'y conformer et par sa surreprésentation sociale. Et cette pression existe toujours, ce nest pas quelque chose de dépassé. Par ailleurs, l'orientation sexuelle n'est pas un choix et ce n'est pas un question d'adulte. C'est vécu toute la vie et si c'est enfouit ou mal compris par la personne ça peut engendrer beaucoup d'autres problèmes. De quoi avez vous peur? Dans ces livres, de un on démontre de la diversité, une différence à la norme hétérosexuelle, de deux, on ne peut changer une orientation sexuelle peu importe ce qu'on fait (vous avez surement entendu parler dans camp religieux pour remettre dans le droit chemin, ça c'est du conditionnement!!). Les enfants sont déjà très sensible à tout ce qui les entoure, à ce qu'ils sont par rapport aux autres, s'il sont pareil ou différents etc...

    • Stéphanie Jobin - Abonnée 5 août 2014 13 h 33

      Ah oui des cours d'éducation pour adultes?! Pensez-y concrètement deux secondes...
      Je pense pas que donner de fausses solutions va vraiment aider à l'heure actuelle.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 5 août 2014 14 h 07

      On ne parle pas de choix, mais d'orientation sexuelle.

    • Daniel Marleau - Inscrit 5 août 2014 14 h 13

      Madame Lapierre,

      Oui, j'en vois un défilé de la fierté hétéro. À tous les jours. 365 jours par an !

    • Patrick Boulanger - Abonné 5 août 2014 15 h 22

      Comme ca aborder avec les jeunes certaines realites (!) liees au monde LGBT serait du conditionnement et non de la sensibilisation? Bizarre votre facon de percevoir la realite M. Paradis!

  • Richard Lapierre - Inscrit 5 août 2014 07 h 47

    Faut pas pousser trop loin

    Je suis bien d'accord que le gouvernement reste en dehord des chambres à coucher, mais alors que les LGBT ou autre noms que vous voulez donner à ca reste en dehors des écoles. Ca n'a aucunement sa place. Il me semble qu'il y a des choses plus intelligentes à enseigner que "Papa a un zizi'' ou ''Maman a une vulve'' sauf pour des lecons d'anatomie 101. Mais commencer à mêler les enfants avec des trucs pareils comme ''Papa a une vulve'' ou ''Maman veut un zizi'', c'est les prendre en otage et leur rentrer des valeurs personnelles dans la gorge de force. C'est sans compter le tollé que ca va provoquer dans les familles, en particulier chez les croyants de toutes religions qui tiennent à leurs valeurs fondamentales et pour qui ces pratiques sont proscrites. On peut se taire, croire en ses valeurs et rester en désaccord. Faut respecter ca aussi! C'est ce que j'appelle la liberté de penser, à ne pas confondre avec la liberté de parole qui n'existe plus.

    • Geneviève McCready - Inscrit 5 août 2014 14 h 02

      Et le stéréotype que "Papa est celui qui travaille en dehors de la maison " et "maman est celle qui cuisine" ou "avoir 2 mamans n'existe pas", vous ne trouvez pas que ce sont des valeurs personnelles forcées dans la gorge des enfants?

      Quand mes filles me questionnent parce que je ne met jamais de vernis sur mes ongles, en me disant que je ne dois pas être une vraie femme, je suis vraiment choquée!

      Je crois que l'éducation à la diversité sexuelle n'est pas une affaire privée. On peut en parler sans parler d'actes sexuels. L'école publique sert à former les citoyens de demain et j'estime qu'un bon citoyen devrait savoir faire preuve de connaissance et de respect envers les gens différents. Ça ne vient pas comme par magie; ça vient avec l'éducation.

  • Pierre Marcotte - Abonné 5 août 2014 08 h 08

    Quel expert !

    "...ce retraité ouvertement homosexuel et père de famille a répertorié les titres et lu presque tous les livres pour être en mesure d’arriver avec des suggestions de lecture concrètes et des guides pédagogiques..."
    Je ne savais pas qu'être gai et retraité donnait le droit et la capacité de choisir du matériel pédagogique pour l'ensemble des CPE de la province. Je croyais (j'espérais) que ce matériel venait de pédagogues, de psychoéducateurs, de gens avec des diplômes dûrement gagnés et pertinents.

    • Jean-Marie Comeau - Inscrit 5 août 2014 08 h 59

      Si vous vous renseignez sur M. Pétrin vous découvrirez qu'il est retraité du monde de l'éducation.

    • Françoise Maertens - Abonnée 5 août 2014 09 h 03

      Il faudrait vérifier mais il est fort possible qu'il soit un retraité de l'éducation puisqu'il s'intéresse à ce sujet...et il aurait alors les diplômes nécessaires.. encore que parfois , une expérience de vie est tout aussi valable qu'un diplôme!!!

    • Sylvain Auclair - Abonné 5 août 2014 09 h 21

      Il est aussi président d'un comité de la CSQ. J'imagine que les gens qui l'ont élu à ce poste le connaissaient mieux que nous et ont pu évaluer ses compétences.

  • Richard Lapierre - Inscrit 5 août 2014 08 h 14

    « Les gens qui s’opposent au respect de la diversité humaine, qu’ils soient racistes, sexistes ou homophobes, ils ont droit à leur opinion. Mais la société québécoise et canadienne a fait, par ses lois et ses Chartes, d’autres choix »

    Des propos pernicieux, accusateurs et révoltants. Alors si je comprend bien, si on est pas d'accord avec tout cet exibitionnisme sans pudeur de comportements personnels qui relève de la vie privée et intime de chacun, alors on est soit raciste, sexiste ou homophobe. Avec de tels adjectifs, on devrait se taire et laisser les LGBT transgresser toutes les limites et les laisser s'afficher ouvertement même dans nos garderies, CPE et écoles.

    Sachez qu'on peut être en désaccord sans pour autant porter l'odieux de tels qualificatifs. La Charte Canadienne heureusement préserve encore la liberté d'association, de parole et de religion. Et ce n'est pas sexiste, raciste ou homophobe que de s'en tenir à ses valeurs fondamentales. Vivre et laisser vivre, je veux bien, mais cessez les accusations et la manipulation médiatique et surtout, ne touchez pas à nos enfants.

    • marise cassivi - Inscrite 5 août 2014 12 h 01

      absolument!

    • Daniel Guibord - Inscrit 5 août 2014 12 h 20

      « Mais la société québécoise et canadienne a fait, par ses lois et ses Chartes, d’autres choix »

      C'est faux. Les lois et chartes ont été conçues et imposées de force à toute la population par des idéalistes, des pseudo-intellectuels et des communistes de coeur et d'âme ; p. ex. Pierre Éliot Trudeau.

    • Stéphanie Jobin - Abonnée 5 août 2014 13 h 43

      Où il est l'exibitionnisme?! Vous parler d'exibitionnisme quand une princesse aime les princesses? Mais si c'était une princesse qui aime les princes est-ce que ça serait alors exibitionniste? À l'heure actuelle si vous trouvez toutes ces histoires trop sexuelle dites-le mais dites-le également!

    • Sarah-Anne Arsenault - Inscrite 5 août 2014 14 h 03

      Mais monsieur, si vous dites ne pas être homophobe, pourquoi qualifiez-vous les comportements LGBT comme étant de "l'exhibitionnisme sans pudeur"? C'est à mon avis insultant à leur égard...

      Avez-vous de la difficulté à accepter qu'un homme embrasse un autre homme en public de la même façon qu'un homme embrasserait une femme? C'est un peu cela, le respect de la diversité!

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 5 août 2014 14 h 20

      En quoi laisser savoir qu'on est une femme en couple avec une autre femme (par exemple) est-il de l'exhibitionnisme sans pudeur ?
      En quoi est-ce davantage de l'exhibitionnisme qu'une femme qui laisse savoir qu'elle est mariée à un homme ?

    • Daniel Marleau - Inscrit 5 août 2014 14 h 37

      "Ne touchez pas à nos enfants" !

      Ça faisait longtemps qu'on l'avait pas entendu celle-là ! Comme quoi la "fierté" a encore du chemin à faire pour rejoindre tous les coins reculés que cache encore notre belle province !